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14 avril 2009
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Découvrez J. Deniot J. Réault (Eds)
The societies of globalisation
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Edition du colloque
du Lestamp-EA Université de Nantes,
3,4,5
décembre 2004.
Editeur
Lestamp-Association. Nantes Mai 2007.
In fine
l'essai d'appel à communiquer en quatre langues
Les
Sociétés de la Mondialisation (Jacky Réault Bruno Lefebvre)
The
societies of globalisation
(jR, BL, Traduction
Hervé Delaprée)
Le
società della mondializzazione
(JR, BL, Traduction
Sébastien Froin)
Las
sociedades en la globalización
(JR, BL, Traduction
Pascale Bourmaud avec Diego Maraboli)
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| Les 75 Universitaires
représentant, comme
personne ou par leur intervention, une vingtaine
de nations quatre continents et les grandes
civilisations braudéliennes, ont
confronté leurs
recherches sur le thème :
"Les Sociétés de la
Mondialisation".
Découvrez l'intégralité des communications
publiées à forte actualité socio-économique,
culturelle, linguistique, dans ce CD.
Disponible à partir de mai 2007. A
l'initiative de Joëlle Deniot et de Jacky Réault, ont été édités cinquante
textes intégraux, complétés de 14 abstracts de
la plupart des communications. La teneur des
interventions de Guy Bois, Michel Maffesoli,
Paula Godinho, Jean-Paul Barbe est présente dans
des oeuvres publiées contemporaines et d'abord
dans Guy Bois, Une nouvelle servitude. Essai
sur la mondialisation. François-Xavier de
Guibert. 2003 et dans le compte-rendu critique de
J Réault, publiée dans les Mélanges offerts à
Anne-Guillou. Brest 2004.La traduction de
l'essai ayant servi d'appel à communiqué (B
Lefebvre, J Réault (initiateur du colloque)), a été assurée par
Hervé Delaprée pour l'anglais, Sébastien
Froin pour l'italien, Pascale
Bourmaud et Diego Maraboli pour
l'espagnol. Hervé Delaprée, Diego Maraboli,
Sébastien Froin ont assuré la communication avec
les publics. Comité
de lecture Pierre Cam, Anne-Sandrine Castelot, Karine
Briand, Delphine Colas, Joëlle Deniot,
Monique Giannesini, Jacky Réault. La pré-édition
sans révision des textes a été effectuée sur le
site du
www.lestamp.com et ne comporte pas les
abstracts. |
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Au
sommaire du cdrom, The societies of
globalisation
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Comment ces unités
historiques, sociales,
humaines se
mobilisent-elles pour
affronter la
mondialisation, s‘y
fondre ou tenter de
l’apprivoiser ?
Comment
se représentent-elles,
entre multiples niveaux de
savoirs et d’idéologies
mais aussi d’utopies et
d’imaginaires, à la
fois ces processus, les
politiques qui les
infléchissent et leurs
propres actions ?
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Travail, Emploi,
Multinationales |
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Civilisations, Identifications |
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Langages,
transmission |
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Valorisations,
Territorialisations,
Migrations |
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États, Peuples
et Territoires |
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Entre Arts et « produits
culturels » |
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Représentations du
monde : crise
ou harmonisation ? |


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Voici le
sommaire
des
publications
du colloque
mondialisation
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Introduction
Jacky REAULT
Pour un lieu commun des sciences
sociales
Épilogue
Joëlle DENIOT
A so small world : inter-dit sociologique et
mutation mondialiste |
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Travail,
Emploi, Multinationales
Ödul BOZKURT
The Mobile Community… High-Skilled Workers in
Multinational Corporations (abstract)

Pierre CAM
Le marché des services et l’externalisation
problématique du travail

Anne-Sandrine CASTELOT
Le mythe de la délocalisation du travail chez
les ingénieurs

Jacqueline DE BONY
Mondialisation et processus de décision. La
construction de consensus aux Pays-Bas

Sébastien FROIN
Quelle économie souterraine ? La production
d'huile dans le Salento

Alexandre GRONDEAU
De la Silicon Valley à Bangalore : les
territoires de la haute technologie à l'épreuve
du temps

Eugenio IMBRIANI
Tradizione locale e mercato globale: la
lavorazione della ceramica in Puglia

K. Cem OZATALAY
L'autre face de la corrosion du caractère :
Déclencheur potentiel des conduites rebelles
chez les travailleurs du secteur informel en
Turquie.

Marie RAVEYRE
Mondialisation et ancrage territorial : Les
nouvelles stratégies des grandes entreprises.
 |
Civilisations, Identifications
Véronique ALTGLAS
La globalisation du néo-hindouisme : occidentalisation de l’« Orient » et
homogénéisation du religieux

Karine BRIAND
Une mondialisation alimentaire ? L’impact des
hamburgers et des pizzas

Alexandra De CAUNA
Les dynamiques du « réveil ethnique » à La
Réunion ou l’expression locale d’un phénomène
mondial

Djallal HEUZE
La crise et la réforme : normes et dérives d'une
hystérie normative

Cédric MAYRARGUE
L’expansion du pentecôtisme dans un monde
globalisé : vecteur d’uniformisation ou de
différenciation ? Réflexions à partir d’exemples
africains

Cédric MOREAU
La mondialisation « merveilleuse » de Dysney.
Quelle liturgie universelle ?

Cécile ROY
Territoires et identités multiples ?
L'articulation local-mondial de la communauté
indienne à Dar es salaam

Frédéric SAUMADE
L'émigration aux Etats Unis et la recréation des
rites traditionnels au Mexique

Jean VIAUD
Les représentations sociales de la
mondialisation : résultats d’une étude
internationale (abstract)
 |
Langages, transmission
Alain BARTHELEMY
L'Europe, espace de communication multilingue ?

Aïcha BENAMAR
La langue anglaise dans l’imaginaire des lycéens

Bernard CAHIER
Sphères de survie, plates-formes de
communication et discours fédérateurs

José DEULOFEU
L'Europe, espace de communication multilingue ?

Marc CHATELLIER
Du renoncement au sens des mots à l'origine des
maux. Du tryptique républicain aux mots du
travail salarié

Alain LEGARDEZ et Jean SIMONNEAUX
Quelles références et quels objectifs dans
l'enseignement de la mondialisation ?

Sophie LEWANDOWSKI
Le métissage des savoirs éducatifs au Burkina
Faso : mondialisation et transformations
socio-cognitives des zones marginalisées

Rosemary MORELAND
Learning Across
Borders: an educational initiative in Ireland -
North and South

Béatrice POTHIER
La Babel européenne ?
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Valorisations
Territorialisations Migrations
Ali AÏT ABDELMALEK
Mondialisation, dynamiques territoriales et
crises des identités : du local à l’Europe

Delphine COLAS
L’homogénéisation du principe carcéral en
Europe. L’exemple des femmes

Elame ESOH
L’immigration en Afrique noire dans le contexte
de la mondialisation. L’exemple camerounais

Ana ESPINOSA SEGUI
La ciudad como los nuevos espacios del consumo

Fatoumata KINDA
L’immigration en Afrique noire : quels contextes
géopolitiques ?

Renaud Le GOIX
Les « gated communities », formes génériques
des paysages périurbains ? (abstract)

Bruno LEFEBVRE
La circulation de la main d'œuvre en Europe

Jose Antonio SEGRELLES SERRANO
Mundalizacion y espascio

Monique VERVAEKE
Un milieu créatif territorialisé face à la
mondialisation le bassin d’Oyonnax IRES
 |
Etats Classes Peuples et Territoires
Amarsanaa ALTANSAN
La mondialisation : quels enjeux identitaires en
Mongolie ?

Marie BALAS
Une clé pour rouvrir quelques « boites noires »
L’internationalisation de Sant Egidio

Françoise BOURDARIAS
Réseaux transnationaux et dynamiques locales.
Quelques usages de l'humanitaire à Bamako Mali
(abstract)

Yves CAREIL
De l'analyse du laisser-faire "à la française" à
celle de la construction sur Nantes, dans et
hors l'Ecole, des entre soi sociaux et scolaires

Svetlana DIMITROVA
Les « think tanks » dans la société
post-communiste et les «trous noirs» de « l’après-l’Etat-nation" ?
(abstract) La
communication a
été dupliquée
dans un colloque
ultérieur.

Elisabeth LISSE
La cité Ney : Entre soi !

Anna MERENDINO
La festa popolare nella società complessa. Il
caso Puglia
 |
Entre Arts et « produits
culturels »
Stéphane DORIN
La globalisation culturelle vue de Calcutta.
Circulations de la musique populaire occidentale

Ludivine DUPUIS
Les murmures du diable. Diffusion massive de la
terreur et banalisation de l’horreur au cinéma

Monique GIANNESINI
Art contemporain l'illusion de la
mondialisation ?

Gérôme GUIBERT
La réappropriation des musiques
afro-américaines par les musiciens français.
Deux exemples historiques, le jazz hot des
années 30 et le rock alternatif des années 80
(abstract)

Yves LABERGE
La diversité culturelle en
contexte de mondialisation : solution ou partie
d'un problème plus vaste, L'exemple de
l'industrie cinématographique (abstract)

David MORIN-ULMANN
Alien versus Predator
: Quelles imageries pour quels imaginaires ?

Damien ROUSSELIERE
Mondialisation des industries
culturelles et diversité culturelle : le cas des
réseaux indépendants de cinéma en Europe
(abstract)

Jean-Marie SECA
France Mania et melancholia
: peut-on parler d’une pensée unique dans les
cultures rock et électroniques ?
 |
Représentations du monde crise ou
harmonisation
Clément BARETTE
La manifestation violente lors des rendez-vous
contestataires internationaux (abstract)

Pascal CLERC
Entre recherche et discours
communs : quels modèles de lecture du monde en
géographie ?

Gérard DEHIER
Outland

Julien DELLIER France
La forêt et la ville entre
ressource et symbolique

Jean-Pierre DURAND
Des
alternatives à la raison pour penser
l’organisation du monde ?

EL WAZANI Youssef
Mondialisation économique ou
Mondialisation de crise ? (abstract)

Pierre GUERINET
Des road-protests à la lutte anti OGM : action
directe et logiques de résistance dans
l'écologie radicale britannique (abstact)

Jean OLLIVRO
Vitesse et mondialisation Quelles
articulations entre les réseaux territoriaux et
les réseaux sociaux ? (abstract)

Malika
SOUAF
Mondialisation économique ou
Mondialisation de crise ? (abstract)

Mathieu PETITE
Symboles de la mondialisation
dans les partenariats entre communautés de
montagne

Yvan Sainsaulieu
Revisiter le concept
d’impérialisme pour penser la mondialisation
(abstract)
 |
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LestAmp(Association
Laboratoire
d’Etudes Sociologiques des Transformations
et
Acculturations des Milieux Populaires..
http://www.lestamp.com
lestamp@lestamp.com
Les sociétés
de la mondialisation
The societies of globalisation
Las sociedades en la globalización
Le società della mondializzazione
Bruno Lefebvre Jacky Réault
avec Joëlle Deniot et Pierre Cam et les traductions de Pascale
Bourmaud, Hervé Delaprée, Sébastien Froin, Diego Maraboli.
Université de Nantes Juin 2004
Les
sociétés de la mondialisation
Appel à communiquer
De quelle
manière concevoir des savoirs pertinents compte tenu de la
pluralité des discours qui invoquent la « mondialisation » ?
Le terme apparaît vers 1960 dans un sens strictement analytique
comme le fait « de se répandre dans le monde entier ». L’idée
d’une transformation tendanciellement unifiée du monde ne
s’épanouit que depuis vingt ans. Peut-elle se réduire à une «
globalisation économique » ou à l’hégémonie américaine ? Que
faire de l’irruption fulgurante de la Chine, du développement de
l’Inde ?
Nous nous proposons de discuter de cette transformation
globale cohérente et accélérée du monde contemporain, engagée
depuis le début des années 1980, comme réponse à la crise
inaugurée en 1973-4 ? Comment cette mutation, ce
processus global de transformation des sociétés
affectent-ils les Etats, les peuples, les classes, les cultures,
les langues, ou même, les individualités ?
Comment ces unités historiques, sociales, humaines se
mobilisent-elles pour affronter la mondialisation, s‘y fondre ou
tenter de l’apprivoiser ? Comment se représentent-elles, entre
multiples niveaux de savoirs et d’idéologies mais aussi
d’utopies et d’imaginaires, à la fois ces processus, les
politiques qui les infléchissent et leurs propres actions ?
Ce colloque transdisciplinaire se propose de discuter la plus
grande variété d’approches, d’études, de recherches,
d’observations. Les multiples expériences sociales de cette
mondialisation n’ont-elles pas toutes, leurs nécessaires
interprétations ? Comment les expériences sectorielles ou
localisées infléchissent-elles les théories globales ? Comment
s’opèrent les réciproques retraductions ?
Guy Bois, Une nouvelle servitude. Essai sur la
mondialisation. François-Xavier de Guibert. 2003
Espaces et territoires
Les
espaces et les territoires ont des frontières et des
dénominations changeantes au cours de l’histoire. Que
deviennent-ils au sein de ces (nouveaux ?) mouvements
techniques, économiques, politiques alors que le propos dominant
ne les évoque que dans le registre de la mise en réseau
d’individus de désirs et de commerces ?
Sans se borner aux nouvelles interférences des villes et
campagnes, à l’équivoque rurbanisation, on assiste
aujourd’hui à l’émergence d’un grand nombre d’espaces protégés,
réputés naturels ou non, en même temps qu’à des friches de
déprises industrielles ou agricoles. Parallèlement, des zones
résidentielles deviennent interdites et protégées, que l’on
songe aux villes-bunker des retraités aisés américains ou
européens.
Au-delà du @-business sensé
garantir une libre circulation des commerces et informations,
peut-on encore considérer les polarisations Centre/périphéries
comme pertinentes, au niveau du monde comme au sein des
sociétés, alors que les dynamiques de développement bouleversent
les partages jusque là établis ?
États et sociétés
Si
la construction européenne notamment, s’accompagne pour certains
d’une démission des personnels politiques nationaux, quelles
nouvelles configurations géopolitiques les appareils centraux de
pouvoir ont-ils tendance à induire ? Qu’en est-il enfin de la
guerre elle-même ?
Les tendances à l’impérialisme d’États-Nations vont-elles dans
le sens du contrôle des organisations transnationales publiques
ou privées économiques, associatives ou idéologiques, plutôt que
dans le sens d’un accommodement avec elles ? Les crises des
représentativités citoyennes, la mise en place d’oligarchies
d’experts en tout genre conduiraient à une désubstantialisation
de la démocratie par la mise en concurrence économique des
droits locaux et nationaux.
Il faudra s’interroger sur le rôle des firmes transnationales
dans la production du droit, alors qu’on observe désormais une
problématique articulation entre l’esprit des droits du contrat
anglo-saxon et l’esprit des lois des héritages romains ou
méditerranéens, comme l’indiquent la transformation des droits
du travail, les transferts des prérogatives juridiques au profit
de droits supranationaux.
Dans quelle mesure les grandes migrations de la quête du travail
(Nord/Sud, intra-eurasiennes, interaméricaines),
restructurent-elles les sociétés entre communautarisation,
assimilation, métissages ?
Langues et Cultures
Y
a t-il une langue de la mondialisation ? Certains craignent que
l’anglo-américain des échanges ou à un autre niveau, la
novlangue, ne mettent en péril les devenirs respectifs des
langues des grandes civilisations si elles ne maintiennent pas
leur présence parmi les productions scientifiques et
culturelles. Dans ce village mondial de la surface des mots
comment les langues vernaculaires vont-elles s’accommoder d’une
éventuelle Europe des régions ou d’autres dislocations de
territoires ?
Le retour du religieux renvoie à plusieurs questionnements :Y a-
t- il des religions de la mondialisation : les intégrismes des
religions déterritorialisées ? Quels rapports
entretiennent-elles avec la nouvelle effervescence d’un sacré
profondément enraciné ? Les communautés sont souvent contraintes
de réagir à la mondialisation par la mercantilisation de leurs
arts et médias, aussi assiste-t-on à la fois à une
centralisation de la production culturelle de masse et à
l’invention de produits réputés authentiques ou folkloriques.
Comment est alors mis en scène le sentiment d’appartenance
locale, nationale ? On pourrait s’interroger sur les processus
d’ethnicisation de populations interpellées et politiquement
instrumentalisées par les caciques et politiques locaux.
Peuples,
classes et individus
Dans quelles nouvelles configurations de forces sociales
s’inscrivent les groupes que la mondialisation développe ou
qu’elle déstabilise ?
La montée des communautarismes correspondrait pour de nombreux
porte-parole à une dissolution des classes sociales et une
fragilisation du devenir des peuples nationaux. La nouvelle
distribution des pouvoirs économiques et politiques recompose
des fractions de classes sociales ; certaines se mettent en
scène dans la croyance mondialiste, comme les salariés
surdiplômés des métropoles, alors que des classes productrices
résistent de manière indifférenciée ou invisible dans les
périphéries, les banlieues et les mondes ruraux.
La mondialisation n’est-elle pas toujours trop adjugée comme
triomphante au sein des ensembles civilisationnels ? Des classes
mondialisées de consommation (jeunesse et musique…) ou d’emploi
(marins de commerce) coexistent avec des mobilisations
identitaires fortement localisées (spectacles sportifs…). Si les
mobilisations et les résistances à la mondialisation sont
transversales aux classes sociales, comment les solidarités
populaires expriment-elles désormais leurs rapports aux élites ?
Modes de production, prédation et marchés
Les
firmes transnationales, leurs réseaux de sous-traitance, leurs
politiques de localisation et délocalisation, n’épuisent pas la
complexité des tissus économiques où prospèrent plus que jamais
les compagnonnages, les mafias, les familles et lignages.
Comment se manifestent, au sein des marchés locaux, nationaux,
internationaux, comme dans l’activité des entreprises
artisanales ou informelles et celle des exploitations agricoles,
les contradictions entre unités productives et groupes
financiers d’une part, entre prédation productiviste contrainte
et préservation des écosystèmes, des ressources terrestres
d’autre part ?
Les métamorphoses des formes
d’emploi induites par les firmes et fédération d’entrepreneurs,
inégalement relayées par les Etats, sont-elles réductibles à une
précarisation généralisée, à l’institutionnalisation de la
notion d’inemployabilité ? Comment le travail concret a-t-il
dynamisé (dynamité ?) les modèles d’organisation que l’on
pensait hégémoniques ? Quelles sont les logiques de
l’inscription locale des pôles de compétences ou de technologie,
des start up, du développement ?
Après
le double choc de l’éclatement de la bulle boursière de la
nouvelle économie et du 11 septembre 2001, quelles seraient les
configurations ordonnées ou chaotiques de la mondialisation ?
Bruno
Lefebvre et Jacky Réault
Lestamp
EA
Université de Nantes le 13 juin 2004
Comité scientifique
Jean-Paul
Barbe Université de Nantes, Etudes germaniques
sociolinguistique, Françoise
Bourdarias, Université Fr. Rabelais, Tours, Lestamp,
Socio-anthropologie des villes d’Afrique noire.
Guy Bois, Université de Paris VII, Histoire médiévale.
Histoire des crises systémiques.. Pierre Cam, Université de
Nantes, Lestamp, Sociologie et Droit du travail comparé,
Joëlle Deniot, Université de Nantes, Lestamp,
Anthropologie des cultures. Djallal Heuzé, Centre
d'anthropologie, EHESS-CNRS, Toulouse, Centre d'études de
l'Inde et de l'Asie du Sud, Paris. Ali El Kenz,
Université de Nantes, sociologie du monde arabo-islamique.
Bruno Lefebvre, Université de Nantes, Lestamp
anthropologie du travail, Paula Godinho, Anthropologie du
travail. Faculdade de ciêncas sociais
e humanas. Universidade Nova de Lisboa, Jacky
Réault, Université de Nantes, Lestamp, Sociologie
historique des territoires
________________________________________________.
December 2rd to December
4th 2004
Call for papers
Les
sociétés de la mondialisation
The societies of globalisation
How
can we conceive relevant knowledge on « globalisation »
considering the plurality of speeches upon this topic? This term
first appeared around 1960 in a strictly analytical meaning of «
spreading all over the world ». The idea of a tendentious
transformation of the world has opened out only for twenty
years.
Can
it be reduced to an « economic globalisation » or to the
American hegemony? What about the fast irruption of China, the
development of India? We intend to discuss this coherent and accelerated overall transformation
contemporary world, engaged since the beginning of the years
1980, like a response to the crisis inaugurated in 1973-4.
How do this change, this overall
process of transformation of the society
affect States, people, classes, cultures,
languages, or even, individualities? How did these historical,
social, human unities gather to face globalisation, to merge or
to tame it? What are their representations
of these processes, of the policies which reoriente
them, and of their actions, between multiple levels of knowledge
and ideologies but also with utopias and imaginary?
This trans-disciplinary conference intends to talk about the
largest variety of approaches, studies, research and
observation. Do the multiple social experiments of this
globalisation have their necessary interpretations? How do the
sector-based or local experiments inflect the global theories?
How do their reciprocal retranslations take place?
Spaces and territories
Spaces and
territories have changing borders and denominations during
history. What do they become within these (new?) technical,
economic, political movements whereas the dominating talks refer
to them only in the register of the networking of individuals
reduced to desires and trade? Without limiting itself to the new
interferences between cities and campaigns, with the ambiguous “rurbanisation”,
we attend today the emergence of a great number of protected
spaces, considered as being natural or not, at the same time as
the emergence of industrial fallow lands or agricultural waste
lands. Meanwhile, some residential zones become prohibited and
protected, like the private cities of the American or European
retired (rich and well off) elders
Beyond the
judicious e-business which is said to be able to guarantee
freedom of movement of trade and information, can we still
consider that centre/peripheral polarisations are still relevant
on the world level as within society, whereas the dynamics of
development upset the established sharing?
States and society
If the European
construction in particular is considered by some people as
leading to the national politicians’ resignation, which new
geopolitical configurations are the central apparatuses able to
induce? What about the war itself?
Do the tendencies
to the imperialism of State-Nations go in the direction of the
control of the economic, associative or ideological
trans-national public or private organisations, rather than in
the direction of a compromise with them? Crisis of citizens’
representation, the installation of oligarchies of experts in
any kind would lead to a loss of substance of the democracy,
increased by the competition between local and national rights.
It will be
necessary to wonder about the role of the trans-national firms
in the making of laws. We observe from now on problems of
articulation between the spirit of the Anglo-Saxon contract laws
and the spirit of the laws of the Roman or Mediterranean legacy,
as indicated by the transformation of the labour law, and
the transfers of the legal prerogatives to supranational
institutions.
To which extend do the great migrations for the
search of work (North-South, intra-Eurasian, inter-American),
restructure society between communities, assimilation or interbreeding?
Languages and cultures
Is there a
language of globalisation? Some fear that Anglo-American of the
exchanges or, on another level, the newspeak,
could endanger the respective evolutions of great civilizations
languages if they don’t maintain their presence among the
scientific and cultural productions. In this world village
of the words surface, how the civilisationnal vernacular
languages will put up with a possible regionalisation of Europe
or with other territories dislocations? The religious comeback
raises many questions : are there any
religions of globalisation : fundamentalisms as religions
without country ? Which relations do they maintain with the new
effervescence of a deeply rooted sacred?
Communities are
often forced to react to globalisation by the merchandising of
their arts and media. We attend meanwhile a centralization of
the mass culture production and the invention of products
considered as being authentic or folk. How is then
presented the feeling of local or national belonging? We could wonder about processes of
ethnicisation of populations which are challenged and
politically controlled by by caciques and local politics.
People, classes and individuals
In which new
configurations of social forces are located the groups that
globalisation develops or weakens? The rise of communities
would correspond for many spokesmen to a dissolution of the
social classes and to a weakening of nations’ destiny. The new
distribution of the economic and political capacities recomposes
fractions of social classes. Some are put on stage within the
belief of globalisation, like the over-graduated employees of
metropolitans, whereas producing classes resist in an
undifferentiated or invisible way in rural peripheries, in
suburbs and rural worlds.
Is globalisation
always too much associated with triumph within the civilisation
assets? Globalised classes of consumption (youth and music...)
or of employment (sailors of trade) coexist with strongly
localised identities (sports events...). If the mobilizations
and the resistances to globalisation are transverse to the
social classes, how do popular solidarities from now on express
its relations with elites?
Means of production, predation and market
The
trans-national firms, their networks of subcontracting and
consultants, their policies of location and relocation, do not
exhaust the complexity of the economic web where trade-guilds,
Mafias, families and chalk-linings thrive more than ever. Within
the local, national, international markets, as in the activity
of the small or informal companies and farms, how do
contradictions appear between productive unities and financial
groups on one hand, between forced productivist predation and
safeguarding of ecosystems and of earth’s resources on the
other hand ?
Are the
metamorphoses of the forms of employment induced by the firms
and federation of contractors - unequally
relayed by the States - reducible with a generalisation of
dead-end jobs and with the institutionalisation of the concept
of non-employability? How do the real work stimulate (or
dynamite) models of organization that one thought hegemonic?
What are the logics of the local inscription of the poles of
competences or poles of technology, of the start up, of
the development itself?
After the double shock
of the bursting of the Internet Bubble and of the crash on
September 11, 2001, which would be the ordered or chaotic
configurations of globalisation?
Scientific comitee
(the 30th of July)
Jean-Paul
Barbe Université de Nantes, Etudes germaniques
sociolinguistique, Françoise
Bourdarias Université Fr. Rabelais, Tours, Lestamp,
Socio-anthropologie des villes d’Afrique noire. Guy
Bois, Université de Paris VII, Histoire médiévale. Histoire
des crises systémiques. Pierre Cam, Université de Nantes,
Lestamp, Sociologie et Droit du travail comparé, Joëlle
Deniot, Université de Nantes, Lestamp, Anthropologie des
cultures. Djallal Heuzé, Centre d'anthropologie, EHESS-CNRS,
Toulouse, Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud,
Paris. Ali El Kenz, Université de Nantes, sociologie du
monde arabo-islamique. Bruno Lefebvre, Université de Nantes,
Lestamp anthropologie du travail, Paula Godinho,
Anthropologie du travail.
Faculdade de ciêncas sociais e humanas.Universidade Nova de
Lisboa, Jacky Réault, Université de Nantes, Lestamp,
Sociologie historique des territoires
Las sociedades en la globalización
¿
De qué manera concebir, respecto a la « globalización »,
conocimientos pertinentes dado la pluralidad de los discursos
que la invocan ? El término que aparece alrededor del año 60, y
cuyo primero sentido es estrictamente análitico- el hecho « de
propagarse en el mundo entero »- adquiere en los últimos veinte
años un sentido nuevo y supone la idea de una transformación
tendencialmente unificada del mundo.
¿ Puede este concepto reducirse a una
globalización económica o a la hegemonía americana ? ¿
Cómo entender en ese caso la irrupción fulgurante de China o el
desarrollo de la India ?
Es esa
transformación global,
coherente y acelerada del mundo contemporáneo, transformación
iniciada desde los años 80 como respuesta a la crisis de
1973-1974,
que nos proponemos analizar. ¿ De qué manera esta mutación,
este proceso global de transformación de las
sociedades afecta a los Estados, pueblos, clases sociales,
culturas, lenguas o incluso a individuos. ¿ De qué manera estas
unidades históricas, sociales y humanas se disuelven o se
movilizan para enfrentarse a la globalización o domesticarla ?¿
En fín cómo estas unidades se representan entre distintos
niveles de conocimientos e ideologías, de utopías y imaginarios,
a la vez estos procesos, las políticas que les influyen y hasta
sus propias acciones
Este
coloquio inter disciplinario se fija como objetivo discutir la
mayor diversidad de enfoques, estudios, investigaciones y
observaciones ya que las múltiples experiencias sociales
relativas a esta globalización tienen cada una sus necesarias
interpretaciones. Se trata, en un doble movimiento, de
comprender como las experiencias sectoriales y locales influyen
en las teorías globales y de analizar las relaciones que unen
ambos niveles.
ESPACIOS Y TERRITORIOS
Espacios y
terrorios tienen fronteras y denominaciones que van cambiando a
lo largo de la historia. ¿ Qué son de ellos con estos nuevos
movimientos técnicos, económicos, políticos cuando el discurso
dominante sólo los evoca a propósito de la organización en red
de individuos, de deseos y de intercambios ?
Más allá de
las nuevas interferencias entre ciudad y campo, estamos
asistiendo conjuntamente al surgimiento de un gran número de
espacios protegidos, celebrados como naturales o no, y a la
aparición de baldíos industriales o agrícolas. Paralelamente
aparecen zonas residenciales protegidas o prohibidas como lo son
las ciudades-bunker de los jubilados acomodados americanos o
europeos.
A pesar del
@business que suele garantizar la libre circulación del comercio
y de la información, se trata de saber si podemos todavía
considerar como pertinentes las polarizaciones centro/perifería,
tanto al nivel del mundo como en el seno de la sociedad cuando
las dinámicas de desarrollo cambian completamente los repartos
hasta ahora establecidos.
Estados y
sociedades
Para algunos
autores y/o políticos, la construcción europea tiene como
consecuencia una demissión de las clases políticas nacionales. ¿
Cuáles son entonces las nuevas configuraciones geopolíticas
inducidas por los aparatos centrales del poder ? En cuanto a la
guerra, qué es de ella y cuál es su función ?
¿ De qué
manera se manifiestan entonces, las tendencias al imperialismo
del Estado-Nación ? ¿ A través del hecho de acomodarse con las
organizaciones económicas, asociativas o ideológicas,
transnacionales públicas o privadas ? ¿O más bien a través de
una política de control de estas organizaciones ? La crisis de
representatividad de la ciudadanía junto a la instauración de
unas oligarquías de expertos de topo tipo, supondría una pérdida de sustancia de la
democracia
al organizar una competencia económica entre los derechos
locales y nacionales.
Mientras se
constata una articulación problemática entre « el espiritú de
los derechos »del contrato anglosajones y « el espiritú de las
leyes » procediendo de las herencias romanas o mediterráneas se
ha de cuestionar el papel de las firmas transnacionales en la
producción del derecho tal como lo indican las transformaciones
de los derechos del trabajo y las transferencias de las
prerrogativas jurídicas en favor de los derechos supranacionales.
idiomas y
culturas
¿ Existe o
no un idioma de la globalización ? Algunos especialistas temen
que el anglo-americano utilizado para los intercambios o bien a
otro nivel, la novlangue, pongan en peligro los futuros
respectivos de las lenguas de las grandes civilizaciones si
éstas no mantienen su presencia entre las producciones
científicas y culturales. En este pueblo global donde
predomina la superficialidad de las palabras
conviene estudiar como las lenguas vernáculas se conforman con
una posible Europa de las regiones o con otros desmembramientos
de los territorios ?
El retorno
del hecho religioso plantea tambien varias preguntas : ¿ Pueden
existir unas religiones de la globalización como lo son los
integrismos de las religiones sin territorio ? ¿ Y cuáles son
las relaciones que entretienen con la nueva efervescencia de lo
sagrado ?
Las
comunidades, muy a menudo, tienen que reaccionar a la
globalización por la mercantilización de sus artes y de sus
medias. Asistimos pués a una centralización de la producción
cultural y tambien a una invención de productos celebrados como
auténticos o folklóricos. ¿ Cómo se representa y se manifiesta
entonces el sentimiento de identidad local o nacional ? Tambien,
cabe reflexionar sobre los procesos de etnicisación de
poblaciones politícamente instrumentalizadas por los caciques y
políticos locales.
Pueblos,
Clases y Individuos
Se trataría
aquí de esbozar las nuevas configuraciones de las fuerzas
sociales en las que se inscriben los grupos que la globalización
desarrolla o desestabiliza.
El aumento
de la ghettoización corresponde para muchos a una disolución de
las clases sociales y a una precarización creciente del porvenir
de los pueblos nacionales. La nueva distribución de los poderes
económicos y políticos reestructura partes de las clases
sociales ; algunas, como los asalariados altamente titulados de
las metropolis, se adhieren a la globalización mientras las
clases productoras resisten de manera indiferenciada o invisible
en las periferías, los suburbios y los mundos rurales.
Se suele
presentar la globalización como muy positiva en su conjunto. No
obstante, unas clases sociales globalizadas por el consumo (
juventud y música) o el empleo (marina mercantil) coexisten con
unas movilizaciones de la identidad muy locales tal como se
expresan en los espectáculos deportivos. Dado que las
movilizaciones y las resistencias a la globalización superan los
limites de las clases sociales nos preguntaremos como la
solidaridad popular se manifiesta en su relación a la élite.
Modos de
producción saqueo y mercados
Las firmas
transnacionales, sus redes de subcontratación, sus políticas de
localización y deslocalización ponen de relieve la complejidad
del tejido productivo en el que prosperan más que nunca los
compañerismos, las mafias, las familias y los lineajes. ¿Cómo se
manifiestan en el seno de los mercados locales, nacionales,
internacionales, de las empresas artesanales o informales, de
las explotaciones agrarias, las contradicciones (historicamente
analizadas) entre unidades productivas y grupos financieros,
entre saqueo productista obligatorio y preservación de
los ecosistemas y de los recursos naturales.
¿ Se pueden
reducir a una precarización generalizada y a la
institucionalización del concepto de « desempleabilidad » las
metamorfosis de las formas de empleo inducidas por las firmas y
las organizaciones patronales, desigualmente apoyadas por los
Estados ? Cómo el trabajo concreto ha ido dinamizando o
dinamitando los modelos de organización que se pensaban como
hegemónicos ? ¿ Cuáles son por consiguiente las lógicas de la
implantación local de los polos de competencias, de los de alta
tecnología, en fín de los del desarrollo ?
Después del doble trauma debido por una lado al estallido de la
burbuja búrsatil y por otro a los acontecimientos del 11S,
¿ cuáles son
las configuraciones ordenadas o caóticas de la globalización ?
Comité científico :
Jean-Paul Barbe,
Universidad de Nantes, Estudios germanícos y
Sociolinguística, Françoise Bourdarias, Universidad
François Rabelais, Tours, Socio-antropología de las ciudades
de Africa, Guy Bois, Universidad de Paris VII,
Historia medieval ; Historia de las crisis de los sistemas,
Pierre Cam, Universidad de Nantes, Sociología y
Derecho del Trabajo comparado ; Joëlle Deniot,
Universidad de Nantes, Antropología de las culturas ;
Gérard Heuzé, Universidad Toulouse-le-Mirail, EHSS,
Antropología de la India ; Ali El Kenz, Universidad
de Nantes, sociología del mundo mediterráneo ; Paula
Godinho, Antropología del trabajo, Faculdade de ciêncas
sociais e humanas, Universidade Nova de Lisboa, Bruno
Lefebvre, Universidad de Nantes, Antropología del
Trabajo ; Jacky Réault, Universidad de Nantes,
Sociología histórica de los territorios
Colloquio
del 2, 3, 4 dicembre 2004 a Nantes
Call for papers
Le società della mondializzazione
In
che maniera concepire dei saperi pertinenti tenendo conto della
pluralità dei discorsi che invocano la « mondializzazione »? Il
termine appare verso il 1960, in un senso strettamente analitico,
con il significato di « diffondersi nel mondo intero ». L’idea
di una trasformazione tendenzialmente unificata del mondo si è
diffusa solo negli ultimi vent’anni.
Può essere ridotta ad una « globalizzazione
economica » o all’egemonia americana? Che fare dell’irruzione
folgorante della Cina, dello sviluppo dell’India? Ci proponiamo
di discutere questa trasformazione
globale coerente ed accelerata del mondo contemporaneo, avviata
dall’inizio degli anni 1980, come risposta alla crisi inaugurata
nel 1973-4.
Come incidono questa mutazione, questo
processo globale di trasformazione delle società
sugli Stati, i popoli, i ceti, le culture, le lingue, o
addirittura, le individualità? Come si mobilitano queste unità
storiche, sociali, umane per affrontare la mondializzazione, per
fondersi o tentare di “ammansirla”? In che modo, tra i
molteplici livelli di saperi e di ideologie ma anche di utopie e
di immaginari, si raffigurano nello stesso tempo questi processi,
le politiche che le influenzano, e le loro stesse azioni ?
Questo colloquio trans-disciplinare si propone di discutere la
più grande varietà d’approcci, di studi, di ricerche, d’osservazioni.
Le molteplici esperienze sociali di questa mondializzazione non
hanno tutte le loro necessarie interpretazioni ? Come le
esperienze settoriali o localizzate influenzano le teorie
globali? Come procedono le reciproche ritraduzioni ?
Spazi e territori
Gli spazi ed i territori
hanno delle frontiere e delle denominazioni variabili nel corso
della storia. Che cosa diventano in seno a questi (nuovi ?)
movimenti tecnici, economici, politici allorché il discorso
dominante non li evoca che nel registro del collegamento in rete
di individui, desideri e commerci?
Senza limitarsi alle nuove interpenetrazioni tra
città e campagne, all’equivoco rurbanizzazione, si può
osservare attualmente l’emergenza di un grande numero di spazi
protetti, ritenuti naturali o meno, e nel contempo, delle zone
di disinvestimento industriale o agricolo.
Parallelamente, certe zone residenziali diventano precluse e
protette, basti pensare, infatti, alle città-bunker dei
pensionati agiati americani o europei.
Al-dilà del e-business, cosiddetta garanzia di una libera
circolazione di commerci ed informazioni, si possono ancora
considerare le polarizzazioni Centro/periferia come pertinenti,
sia a livello mondiale sia all’interno delle società, allorché
le dinamiche di sviluppo scuotono le divisioni finora stabilite?
Stati e società
Se alla costruzione europea in particolare, si aggiunge, secondo
alcuni, un disinvestimento da parte del personale politico
nazionale, quali sono le nuove configurazioni geopolitiche
tendenzialmente indotte dagli apparati centralizzati di potere?
Che ne è infine della guerra stessa ?
Le tendenze imperialistiche degli Stati-Nazione si indirizzano
verso il controllo delle organizzazioni transnazionali pubbliche
o private economiche, associative o ideologiche, o verso un
compromesso con esse? Le crisi delle rappresentatività cittadine,
la costituzione di oligarchie di esperti in qualsiasi campo
condurrebbero ad una desostanzializzazione della democrazia
con l’instaurazione di una concorrenza economica tra i diritti
locali ed i diritti nazionali.
Bisognerà interrogarsi sul ruolo delle grandi ditte
transnazionali nella produzione del diritto, allorché si osserva
ormai un’articolazione problematica tra lo spirito dei diritti
del contratto anglo-sassone e lo spirito delle leggi dei retaggi
romani o mediterranei, come mostrano la trasformazione dei
diritti del lavoro, i trasferimenti delle prerogative giuridiche
a favore dei diritti sopranazionali.
In
che misura le grandi migrazioni per la ricerca di lavoro
(Nord/Sud, intra-eurasiatiche, interamericane), ristrutturano le
società tra comunitarizzazione, assimilazione, meticciato?
Lingue e Culture
Esiste una lingua della mondializzazione? Alcuni temono che l’anglo-americano
degli scambi o, ad un altro livello, la “novlangue”,
mettano in pericolo il futuro delle lingue delle grandi civiltà
se non mantengono la loro presenza all’interno delle produzioni
scientifiche e culturali. In questo villaggio mondiale
della superficie delle parole in che modo le lingue vernacolari
si accomoderanno ad un’eventuale Europa delle regioni o ad altre
dislocazioni territoriali?
Il ritorno del religioso rinvia a diverse questioni: Esistono
delle religioni della mondializzazione? Gli integralismi delle
religioni deterritorializzate? Quali rapporti mantengono con la
nuova effervescenza di un sacro profondamente radicato? Le
comunità sono spesso costrette a reagire alla mondializzazione
con la mercantilizzazione delle loro arti e dei loro media,
perciò si può osservare nel contempo una centralizzazione della
produzione culturale di massa e l’invenzione di prodotti
reputati autentici o folclorici. Come viene quindi messo in
scena il sentimento di appartenenza locale, nazionale? Ci si
potrebbe interrogare sui processi d’etnicizzazione delle
popolazioni interpellate e politicamente strumentalizzate dai
cacicchi e dai politici locali.
Popoli, ceti ed individui
In quali nuove configurazioni di forze sociali si inseriscono i
gruppi che la mondializzazione sviluppa o stabilizza ?
L’aumentare dei comunitarismi corrisponderebbe,
secondo numerosi portavoce, ad una dissoluzione dei ceti sociali
ed una fragilizzazione del divenire dei popoli nazionali. La
nuova distribuzione dei poteri economici e politici riarticola
delle porzioni di ceti sociali; alcune si mettono in scena nella
credenza mondialista, come i salariati “supertitolati” delle
metropoli, mentre alcuni ceti produttori resistono in maniera
indifferenziata o invisibile nelle periferie, nei quartieri e
nei mondi rurali.
La mondializzazione non viene troppo spesso
considerata come trionfante all’interno degli insiemi
civilizzati? Dei ceti mondializzati di consumo (gioventù e
musica…) o di impiego (marini di commercio) coesistono con delle
mobilitazioni identitarie fortemente localizzate (spettacoli
sportivi…). Se le mobilitazioni e le resistenze alla
mondializzazione sono trasversali ai ceti sociali, come le
solidarietà popolari esprimono ormai i loro rapporti con le
élite ?
Modi di produzione, predazione e mercati
Le grande ditte transnazionali, le loro reti di subappalto, le
loro politiche di localizzazione e delocalizzazione, non
esauriscono la complessità dei tessuti economici nei quali
prosperano più che mai le organizzazioni di lavoratori, le mafie,
le famiglie e lignaggi. Come si manifestano, all’interno dei
mercati locali, nazionali, internazionali, così come
nell’attività delle imprese artigianali o informali e quella
delle aziende agricole, le contraddizioni tra unità produttiva e
gruppi finanziari da una parte, tra predazione
produttivistica costretta e preservazione degli ecosistemi,
delle risorse terrestri dall’altra parte ?
Le metamorfosi delle forme d’impiego indotte dalle grandi ditte
internazionali e federazioni di imprenditori, alle quali, in
modo irregolare, danno il cambio gli Stati, sono riducibili ad
una precarizzazione generalizzata, all’istituzionalizzazione
della nozione d’inadoperabilità? Come il lavoro concreto ha
dinamizzato (“dinamitato”?) i modelli d’organizzazione che si
pensavano egemonici? Quali sono le logiche dell’iscrizione
locale dei poli di competenze o di tecnologia, delle start up,
dello sviluppo?
Dopo il
doppio choc dello scoppio della bolla borsistica della nuova
economia e dell’11 settembre 2001, quali sarebbero le
configurazioni ordinate o caotiche della mondializzazione ?
Comitato scientifico
(al 14/07/04) Jean-Paul BARBE Université de
Nantes, Etudes germaniques sociolinguistique (Studi germanici
sociolinguistici), Françoise
BOURDARIAS, Université
François Rabelais Tours, Socio-anthropologie des villes
d’Afrique noire (Socio-antropologia delle città d’Africa nera).
Guy BOIS, Université de Paris VII, Histoire
médiévale. Histoire des crises systémiques (Storia medievale,
Storia delle crisi sistemiche). Pierre CAM, Université de
Nantes, Sociologie et Droit du travail comparé (Sociologia e
Diritto del lavoro comparato), Joëlle DENIOT, Université
de Nantes, Anthropologie des cultures (Antropologia delle
culture). Djallal HEUZE, Centre d'anthropologie, EHESS-CNRS,
Toulouse, Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud, Paris.
(Antropologia del mondo indiano). Ali El KENZ, Université
de Nantes, sociologie du monde arabo-islamique. (Sociologia del
mondo mediterraneo). Bruno LEFEBVRE, Université de
Nantes, Lestamp anthropologie du travail, (Antropologia del
lavoro) Paula GODINHO, Anthropologie du travail. (Antropologia
del lavoro). Faculdade de ciêncas
sociais e humanas.Universidade Nova de Lisboa, Jacky
REAULT, Université de Nantes, Lestamp, Sociologie historique
des territoires. Sociologia storica dei territori).
Traducción Pascale Bourmaud, Universidad de Nantes, con
la colaboración de Diego Maraboli EHESS, Paris,
Rancagua, Chile.
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