|
Hollande /
Sarkozy : Allons nous
devoir choisir entre les
compères du déni
européen de démocratie
après le référendum de
2005?.Allons
nous pire encore vers
l'européisme et le
mondialisme soumis du
premier et de son parti
? 8 Octobre 2011. Lire
Retour des peuples
et Nicolas et
Ségolène (sur ce
site)
Retour
des
peuples
?
Coming back for peoples,
not only for commoners :
the example of France in
negative identity of
"bobos", the pseudo
elites. |
|
dernière mise à jour
9° Juillet 2011.
Jacky Réault
précédé des développements français de
Eros
turannos
ou
Un
ex(?) roi à New-York
à l'âge de la mondialisation ?
( Pour lire l'article
intégral, cliquer sur ce titre )
juillet 2011
Une planète entière
prise en otage d'une
imposition médiatique
obscènessionnelle de
l'icône héroïsée d'une
hyperbourgeoisie
mondialisante, dont
l'ombre semble pétrifier
les post-hommes
politiques et
intellectuels
français, alors que
leurs homologues
américains dont ils
aiment tant se gausser,
se montrent beaucoup
plus - finalement-
libres.
(Le Monde
11 juillet 2011) (
Les
développement de ces remarques
faites à chaud
depuis mai 2011 ont été
transférés sur le
fichier autonomisé à
cliquer sur la colonne
gauche de l'index (d'ici
cliquer sur l'entête):
New-York
2011 l'autre
pays du mensonge
déconcertant
?)
 |
Jacky Réault
LESTAMP
Le réel est
reporté à une
date ultérieure
Philippe Muray
Le Figaro avril
2002 |
|
Outre
les
trois
essais
ci-dessous;
2005,
2009,
2011,
Cinq
articles
sont
disponibles
où nous
élaborons
sous des
angles
différents
nos
concepts
à la
fois
différenciés
et
unitaire
du
populaire
et des
peuples
et où
nous les
éprouvons
dans des
enquêtes
sont
désormais
disponibles
in
extenso
en
passant
par
Persée
ou google,
ci-contre,
ou
sur ce
site:
Les
ouvriers
de la
classe
au
peuple.
Les
ouvriers
de
Saint-Nazaire
ou la
double
vie
(réédition
de
Ecomusée
de
Saint-N.)
.et
,
avec
J Deniot,
Du
commun
suivi de
De
populaire
|
|
Mé
Métamorphoses
ouvrières:
actes du
colloque
du
LERSCO,
Nantes,
... -
Résultats
Google
Recherche
de
Livres
Joëlle Deniot,
Catherine
Dutheil
- 1995 -
Business
&
Economics
- 768
pages
MONDES
OUVRIERS
ET
PEUPLES
HORIZONTAUX
Jacky
REAULT
LERSCO -
Nantes
Lorsque
dans le
discours
sociologique
il est
question
de
l'insertion
de
mondes
ouvriers
books.google.fr/books?isbn=2738438644.. |
_____3.
Retour des
peuples ?
Postface du 23 mai 2011
Un
ex(?) roi à New-York ?
juillet 2011
Juin 2011,
Dix ans après les Twins
towers deux icones
vivantes des sociétés de
la mondialisation
engendrées par la même
scène encore centrale,
New-York,
reproblématisent les
élections
présidentielles
françaises de 2012.
1.
Les milieux
populaires du NON
français à l'Europe
oligarchique prétendant
constitutionaliser la
mondialisation d'avant
sa crise - juin 2005.
2.
Peuple politique,
Peuple social, Peuple
sociétal : pour un lieu
commun des sciences
sociales - - Juin 2008-février 2009,
Bibliographie juillet
2009
|
 |
|
Peuple
politique
peuple
social
peuple
sociétal
( Pour
un
lieu
commun
des
sciences
sociales
)
Ce
texte
constitue
l'édition
originale
de
cet
essai
complémentaire
au
texte
d'analyse
immédiate
et
immédiatement
politique
de
2005
(Copyright
28
janvier
2009).
Quoique
ayant
déjà
sa
cohérence
fondamentale
autour
de
la
trinité
du
populaire
et
du
peuple
il
peut
être
l'objet
d'élaborations
supplémentaires
lors
de
l'hiver
2009.
Consultez
régulièrement
ce
titre
(dernière
intervention
de
lissage
graphique
et
infirmes
compléments
21
novembre
20099 |
|
|
3-
Retour des
peuples Mai 2011
1 Les
nouveaux jumeaux
new-yorkais de la
mondialisation
hystérisée
reproblématisent
dans
l'hétéronomie
les élections
présidentielles
en France
|
Urgent
Elections
Anne
Réault
Paris
2002,
dessin
sur
enveloppe
électorale. |
Dix
ans après les Twins
towers
(voir
ci-contre notre essai de
2001,
Apocalypse
à Manhattan)
deux icones vivantes des
sociétés de la
mondialisation
engendrées par la même
scène encore centrale,
New-York,
reproblématisent les
élections
présidentielles
françaises de 2012
|
En guise d'introduction
de la conjoncture, rendue nécessaire par l'hystérisation
du spectacle du monde
23 mai 2011
La formule du retour
des peuples, - dans
le monde en résistible
mondialisation,
- et contradictoirement,
depuis 2008, en
démondialisation
(Jacques Sapir) où les contradictions du
nouvel ordre de la
puissance globalisante
commencent confusément
mais réellement à se
frayer des expressions
politiques dans
l'univers pourtant si
artificialisé et épuré
des media financiers et
de la post-politique
monopolisée par les
partis du consensus euromondial -, tend à
être avancée ici et là,
dans des livres ou dans
la presse (Philosophie
Magazine Février 2011, Le Monde
du 25 mai, sur
l'électorat du PS du
31 mai sur la nouvelle
"rigueur " en Europe,
etc. ) comme leurre ou
alibi.
Des
twins towers
babéliennes du 11
septembre 2001, déjà
anniversaires du 11
septembre 1973 à
Valparaiso du Chili, au
mondialisateur très
actuel, Dominique
Strauss-Kahn versus la
femme de ménage
Natissatou Diallo,* par Le
miracle grec à l'encan
des mondialisateurs, les
élections
présidentielles
françaises se
dérouleront à l'ombre
d'icones planétaires,
toujours jumelles, de la
mondialisation toujours
plus transparente à son
décodage par les peuples
: Seule bonne nouvelle !
Il est vrai que
nous sommes à la veille
d'une échéance
électorale qui reste capitale
malgré sa si stupide
édulcoration par le
quinquennat, l'élection
présidentielles
française au suffrage
universel direct, qui
continue d'avoir le sens
d'un anachronisme
salvateur, grâce au
génie instituant
héroïquement à contr'histoire, de
Charles de Gaulle. Il
est non moins
fondamental qu'elle va
se dérouler sur fond de
la grande crise
systémique,
économique, sociale et,
de plus en plus
politique, de la
mondialisation, de facto
crise de recentrage
planétaire
(Braudel) donc
nécessairement crise de
l'esprit. La
conjoncture immédiate
des théâtres de scène
par lesquels les media
mondialisés tendent à
faire écran au réel, ne
risque pas d'atténuer la
tendance et cela ne
pourra pas être traité
en épiphénomène. Nous
sommes immergés
nolens volens dans
la triviale
série américaine en
life, ce
sidérant sociodrame où
nous ne sommes capables
de discerner de clair,
outre l'ubris
d'une classe mondialiste,
plus que celle d'un seul homme, comme hors sol, que
la radicale mais dépassable
hétéronomie des peuples.
Ne venons nous pas de
vivre à New-York
encore centre du monde,
et, par l'œil du
cyclope, dans nos
propres domiciles,
l'évanouissement en
hyper-spectacle
(Guy Debord), de
ce qui a manqué de peu
d'être la non moins
sidérante candidature à
la tête de la nation du
printemps 1789, du représentant
gros comme une maison
à Manhattan, de l'hyperbourgeoisie mondiale, quoique
culturellement
américaine,
fonctionnellement mondialisateur en chef,
proposé par Nicolas
Sarkozy aux maîtres
américains du FMI,
présenté jusqu'au 23 mai comme candidat
quasi élu de ce qui
s'avance encore, sans
rire, comme la
Gauche. Femme Jeune
immigrée, qui plus est noire
et précaire, l'antagonique de l'ex
héros a peu de chances
de subsister devant sa
face. Mais sur les
ruines du moralisme
postural par
lequel la Gauche a
camouflé son abandon des
peuples, la planète
entière pourra t elle
voir autre chose qu'une
icone ?
Les femmes de ménage de
New-York, brisant, une
fois n’est pas coutume,
les barrières de
l’univers médiatisé, se
sont chargé le 6 juin de
le souligner. Coupable
ou pas
cette double
iconisation, spécifique
d'une sémiologie de la
mondialisation et
dix après lex
Twins towers de
Manhattan est
indépendante du verdict.
Elle s'inscrit dans les
positions de chacun dans
les rapports sociaux de
la mondialisation
reposant sur les bases
purement structurelles
aussi lisible que le
face à face de la
financiarisation
mondialisée du monde et
de la patrie du Miracle
grec, notre mère
symbolique à l'horizon
d'un nouvel esclavage
pour dettes et d'un
possible rapt du
Parthénon par un trader
?
Dire d'abord très
clairement, concernant
la scène New-yorkaise, que nous ne
nous sommes pas réjoui,
bien au contraire, de
voir un homme qui,
nolens volens,
représentait aussi la
France et nous même, y
compris comme homme (vir),
donné à la planète
entière en spectacle
sadique de la justice
médiévale des Etats Unis
d'Amérique, tellement
engluée entre les média
de l'hyperspectacle
financiarisé, le
puritanisme hypocrite,
et le monde de l'argent.
Nous ne lui souhaitons,
quoique sans illusion,
ni pour lui ni pour la
plaignante, qu'une
justice ordinaire, si
ces mots ont ici un
sens. Quoique, s'il est
coupable d'un peu plus
que de la sexualité
brutalement machiste qui
lui est attribué dans sa
vie française ordinaire,
il ne serait pas
possible de ne pas
questionner
anthropologiquement, le
rapport entre l'hyperpuissance,
financière, culturelle
et médiatique qui s'est
coulé dans son contrat
conjugal, et ce qui
s'avérerait le privilège
d'une complaisance de
classe à l'hyper
aliénation vaguement
esclavagiste aux
pulsions inséparablement
ici agressives et
sexuelles.. Mais cette
question ne deviendrait
légitime qu'après un
traitement judiciaire
crédible. Nous en
resterons là. Seul
l'homme politique à la
fois français et
mondial, nous retiendra
ici; sachant,
cependant qu'il ne peut
être défini, de par la
double position de
pouvoir, politico
financier pour l'un,
économico-médiatique
pour l'autre,
indépendamment de son
alliance, dans le sens
disons florentin du
terme, avec Anne
Sinclair et donc son
lignage. Celle-ci
n'intervient cependant
ici que pour l'extrême
faveur sondago-médiatique
(quasi pléonasme), que
cette alliance a induit
dans le champ politique
français au profit du
programmé candidat à la
présidence de la
république, les deux
intéressés ayant fait de
surcroît de cette
alliance un spectacle
public.Lire
en annexe de ce texte
Dominique Strauss-Kahn
dans
la
mondialisation et parmi
les
mondialisateurs de la
France (7 juin 2011)
On va nous faire et nous
refaire d'autres
injections en urgence de
peuple et de populaire
phatique, la langue
est si complaisante
quand l'honneur n'est
plus là. Aucun des
médiateurs, voire
collègues universitaires
bien branchés qui
s'avancent déjà dans ce
sens ne daigne et
sans doute ne daignera
se rappeler qu'il nous a
lu, .. et enfoui, alors
que ce fichier et
ces textes, sont
installés en page 1,
disons de Google,
et le plus souvent en
première ligne depuis
près de six ans. Nous
avons avancé le
syntagme "Retour des
peuples ?" au colloque
du Lestamp ea Université
de Nantes,
Les sociétés de la
mondialisation
en 2004, et
radicalisons sur ce site
web des écritures
partielles en 2005 et
2009 (ci-dessous)
quoique sur une
réflexion de long terme
ponctuée dans des
textes édités dès les
années 1980, celles de
la déréliction
tendancielle des peuples
broyés par la
mondialisation et
abandonnés par leurs
pseudo "élites". Le
maintien d'un suffrage
universel (pourtant si
ridiculisé par
l'annulation des "Non"
et la convergence du
pseudo bipartisme), n'a
permis au peuple
politique que de
balancer entre l'offre
protestataire
national-borderline qui
a succédé à feu le
communisme et qui
civilisée par
l'expérience pourrait
changer la donne,
l'abstention indurée, ou
le zapping électoral de
lourdes minorités
mobiles (les rurbains).
S'il fallait mieux
définir que par ce
vocable imposteur d'élites,
ce serait par leur
prétention longtemps
latente, ainsi chez
certains auteurs des
Lieux de mémoire, et toujours plus
ouverte (P. Rosanvallon,
J Attali, A. Minc) d'un pouvoir
de petit nombre, de
pseudos experts
légitimés par un racisme
antipeuple -(français).
Le véritable antonyme de
démocratie, (il y a
urgence à réinterroger
l'héritage grec
fondateur), est
oligarchie. L'oligarchie mondialisatrice est
structurellement
financière quoique
redoublée par une
oligarchie médiatico-culturelle,
les classes parlantes,
que selon la formule de
Jacques Bertin nous
avançons dès 2003 (JR,
Entre altermondialisme
et antimondialisme...), et
in fine
oligarchie politique
devenue le
bas de l'échelle en
expertise voire en
pouvoir effectif.
C'est à un niveau
planétaire, différencié
cependant par l'inégale
résistance des volants
d'humanisation
civilisationnels (voir
l'analyse Jaurésienne du
commun évoquée
dans un bref essai (J
Deniot, J Réault, sur ce
site), notamment les
religions universelles,
les civilisations
(Braudel) ou les
traditions
philosophiques ou
Etatiques sublimées, et
certains Eros nationaux
résistants sur un fond
anthropologique
universel, que ces
oligarchies convergent,
comme elles le
font dans la forme idéaltypique de l'ainsi
nommé par elles, Art
contemporain en ce
qu'il s'affirme comme
inversion nihiliste de
la beauté,
pour imposer leur
monopole du bien penser
et de l'agir unique
jusque dans l'intimité
des formes de vie et du
déni des limites
(P. Legendre, A Supiot),
dans la manipulation de
(la reproduction de) la
vie. Terrifiante
nouveauté historique que
ce "nouveau
totalitarisme" qui en
est désormais (ainsi l'idéologie
nihiliste des "genres"
optionnels*),
au seuil dépassé de l'intrusion dans les
manuels pour enfants des
écoles (Sciences
de la Vie et de la Terre
Classes de première,
Belin Nathan Bordas).
Ainsi, encore réduite au
statut d'opinion
éclairée, mais faisant
son chemin la
banalisation des deux
concepts candidats à la
raison pratique, et déjà
reliés par le nazisme,
la fétichisation raciale
des gènes,
l'intervention sans
autres limites que la
solvabilité marchande du
caprice individuel, sur
le vivant humain et la
viande humaine des sous
produits de
l'avortement, l'eugénisme et
l'euthanasie.*
Cornelius Castoriadis
(enregistrement oral F
Culture 30 mai 2011)
prête à Léon Trotski
près de sa fin, et
brièvement lucide sur le
totalitarisme, le mot
suivant : Si Louis
XIV pouvait dire l'Etat
c'est moi, Staline dit
la société c'est moi.
On peut désormais sans
emphase compléter la
seconde formule
antagonique de la
première qui postulait
encore une
transcendance, cette
horreur des postmodernes
: les
oligarchies de la
nébuleuse du capital
financier peuvent
désormais avancer, ce
que font leurs
idéologues médiateurs
ou social
scientists :
l'humanité, -en tous
sens-, c'est nous. Ce
n'est que nous ! En
l'occurrence
on ne vise ici rien
d'autre que l'idéologisation de
toute pratique humaine
dans l'esprit du seul
mouvement de la valeur
d'échange, ayant rejeté
toute qualité et toute
ascendance et portée par
des aveugles pour ne pas
se rendre compte qu'ils
parlent en l'occurrence
de nulle-part. Leurs
verbalisations qui ne
sont plus des paroles,
sont pourtant des
effectives réalisations,
celle du prophétique
processus sans sujet
althussérien et celle de
la consternante formule,
quant elle est prise aux
mots par la sociologie
actuelle à l'avant-garde
ici de la mondialisation
et en rupture radicale
avec la normativité
durkheimienne, de ne
considérer, (par posture
et non
substantiellement), les
"faits sociaux" qu'en
"choses sociales".
L'injonction
mondialiste, dans le
registre, si l'on peut
dire, de l'esprit, se
résume en une
chosification réalisée,
à ne devoir plus, pour
ceux qui ont accès aux
scènes médiatiques
monopolisées, s'adresser,
(si l'on ose cette
nouvelle aporie),
qu'à des
choses sociales
réalisées, ou si l'on
préfère des hommes
chosifiés, non plus à
des hommes peuplés
(C Salmon
Verbicide) ou à des
peuples,
La grande braderie
des peuples, des
nations, et du sens même
des mots, au creux des
sinistres eigthies
axée sur
un si symbolique 1984, n'était pourtant pas
encore celle de
l'humanisation même,
seulement celle des
acquis civilisationnels
du mouvement ouvriers et
de la souveraineté du
peuple. Mais la
dialectique historique
ne se résume pas
seulement en défaites où
se complait le
catastrophisme de
l'impuissance. Les
années 1990 ont
lentement ré-imposée,
succédant à
l'obsolescence des ex
classes constituées
en sujets de
l'histoire,
la
nécessité
anthropologique et
historique de la forme
peuple, comme seule
modalité civilisée de
résistance à la grande
déculturation (Renaud
Camus, si bien ciblé
sauf dans sa terreur du
grand nombre qu'il ne
perçoit que comme
masse). Les
mobilisations non de
masses mais de de
modalisations du peuple
conscientes et
finalement durables, ce
furent et c'est toujours
plus un constituant bien
réel de la mémoire
politique vivante (il en
reste une), au fil de
dates bien
inscrites, à l'instar de
la grande Ecole de la
République, dans
la conscience politique
qui perdure sous l'écume
de surface des
opinions :
- En France 1992, quasi
Non à la prison
monétariste et
malthusienne de
Maastricht, 1993,
défaite historique de la
gauche euromondialisée
de 1983-4, tendance 2°
Gauche,
différentialiste, id
est - déjà -,
inégalitaire, 1995,
révolte des classes
moyennes salariées
relayant la classe
ouvrière historique
achevée mais recyclée
(Voir notre Les
ouvriers de la classe au
peuple), 2002,
implosion du pseudo
bipartisme, éviction des
socialistes du 2° tour
des Présidentielles,
2005,
Non massif au
référendum européen
l'alignement européen à
la mondialisation, etc.
Nicolas Sarkozy (on l'a
montré dans une étude
rééditée sur ce site,
Nicolas et Ségolène..)
n'a pu l'emporter, grâce
à son parolier Henri
Guaino, personnellement
attaché au peuple
résistant de 1940-1945),
qu'en captant par les
marqueurs verbaux ( et
certains actes
industriels et
internationaux) du
travail et de la nation,
des fractions
majoritaires du peuple
dans tous ses états
(infra). En France
toujours, et ceci pèse
plus lourd que tout
évènement fut-il
inflexion historique,
les années 2000, ont vu
resurgir l'acte
populaire le plus
radical, le plus
scandaleux au regard, de
l'injonction mondialiste
à s'abolir, de
l'injonction "verte" de
renoncer aux enfants
humains qui polluent
Gaia, de l'injonction
européenne
(allemande) de dompter
la croissance par le
corset malthusien d'une
monnaie déflationniste
de vieillards
rentiers, en
l'occurrence le seuil de
la fécondité, c'est à
dire de l'Eros créatif,
de deux enfants par
femmes. Il importe donc
de faire croire aux
femmes qui viennent et
aux hommes qui viennent,
qu'ils ne doivent plus
chercher leur salut dans
l'amour mais dans la
chosifiante "sexualité",
cette invention
bouchère (P.
Legendre) radicalement
coupée aussi de la
génération, donc
radicalement coupée de l
'autre, l'autre
sexe, voire l'autre
humain, dans cette
stupéfiante promotion de
la masturbation, avec ou
sans machineries (Arte
31 mai 2011), comme acmé
sexuelle de l'adulte,
dans les manuels
scolaires déjà cités.
-
Hors de France le
retour des peuples
est multiforme, on en
retiendra que des pics
durables : notamment la
récupération de la
souveraineté russe après
la braderie oligarchique
d'Eltsine, la
renaissance indienne en
Amérique latine, les Non
danois, hollandais et
surtout irlandais,
l'attachement catholique
certes ambivalent des
polonais, la sécession
financière de l'Islande,
le printemps arabe
de 2011 et les
mobilisations populaires
ininterrompues de ceux
que les financiers
centraux - et le
différentialisme (E.
Todd, Le destin des
immigrés 1995)
anglo-allemand quasi
racial-, qualifient très
civilement de PIGS. Portugal
Irlande Grèce Espagne.
D'ailleurs s'il fallait
meilleur argument à la
pertinence de cette idée
du peuple dans le
placard de la
souveraineté abolie, sinon dans
la tombe du refus de la
génération, mais qui bouge
encore, hommage du vice
à la vertu, les
oligarchies mondialisées
inventaient comme une
insulte le vocable de
populisme pour
disqualifier dans
l'amalgame du mépris (
la France moisie
d'un érotomane branché,
la
classe raciste
d'un sociologue qui fit
sa carrière sur
les ouvriers, la France
antisémite du
philosophe de foire
scotché aux caméras) et
de la confusion
historique, toute
résistance populaire sur
ses fondamentaux
mémoriels et
anthropologiques (cf.
outre Jaurès déjà cité,
G Devereux, La
normalité in
Essais
d'ethnopsychiatrie
générale. Gallimard), tandis que
les oligarques français,
culturels d'Etat autant
que politiques se
singularisaient par une
obsession quasi unique
planétairement en
déversant dans tous les
registres possibles
leurs saletés d'identité
négative (équivalentes
des histoires juives
dans des bouches
antisémites) sur mille
ans d'histoire de France
et sur le concept même
de peuple français.
C'est en effet la
millénaire gestation
humaine, toujours à
transmettre, toujours à
refaire, des
institutions et des
cultures transmises et
tous systèmes
symboliques, moraux
esthétiques, juridiques,
sublimant l'ensemble des
sujets
historiques d'une
constitution
imaginaire de leur
société, in fine
le vouloir-vivre
( ou Eros?) des Etats
nations et des
civilisations, que la
mondialisation en tous
ses registres, (comme
procès, comme
politiques, et notamment
comme politique
culturelle unique et
totalitaire) et les
mondialisateurs comme
sujets politiques ou forces
sociales avancés
(Poulantzas),
veulent épurer
dans des post sociétés,
et pour ce qui serait,
si la tendance était
achevable, et par
définition même une post
humanité, puisque c'est
précisément la relative
inachevable mais
réversible humanisation
qui constitue la
transmission, et dans la
culture, ce qu'on avait
si bien nommé, les
humanités, reniées
par la trahison des
clercs de la
chosification
"scientifique" de
l'expérience humaine.
Cette
transformation globale
cohérente et accélérée
du monde contemporain,
engagée depuis le début
des années 1980, comme
réponse à la crise
inaugurée en 1973-4
(Guy Bois)
la mondialisation est
notamment pensée ici
principalement comme
désouverainisation,
dépaysation,
acculturation
antagonique (R
Bastide) des
fondamentaux
anthropologiques. Ce
n'est qu'en pensant ces
médiations que le
concept de chosification de
l'humain est celui d'une
intelligibilité
générale. Tout ce qui
vit aujourd'hui se meut dans l'éther
d'une mercantilisation
générale des échanges
sociaux et relationnels
sur fond de fantasme
délirant d'une société
monde d'avant Babel
réduisant l'humanité à
une espèce biologique
dans le dépeçage des
nations et la dite
gouvernance mondiale
des financiers. Toute
parole prétendant encore
à l'authentique, et tout
acte encore référé à un
sens (G Steiner,
Réelles présences)
doit se percevoir,
exposé à tous les feux,
comme ultime
établissement debout,
face aux
constructeurs de
ruines (Eluard) nihilistes de
l'art, du droit, de la
morale commune aux
grandes religions
universelles, osant
jusqu'à prôner la
manipulation
techno-biologique des
sexes, de
l'engendrement, de la
filiation, et pour les
plus exaltés, on pense
ici à Jacques Attali
(1981), jusqu'à
l'euthanasie d'Etat. La
mondialisation est
effectivement ce que dit
l'anglo-américain, une
transformation globale ;
l'ultime marxisme vivant
de Guy Bois, et la
catholique
Marguerite Peeters, cité
plus haut, convergent
enfin. L'Eglise c'est
longtemps aveuglée sur
une bonne
mondialisation alias son
devoir être
universaliste, fourvoyé
comme programme
temporel. Le programme
de son
« Interactive
Information Services »
c'est un
service d’information
spécialisé dans l’étude
de la mondialisation, de
ses concepts-clefs et de
ses mécanismes
opérationnels. La
cible gnoséologique ne
saurait être mieux
cernée: Concepts et
process, nous
revendiquons depuis au
moins 2004 l'unité
organique de ces deux
registres d'une même
réalité qu'indique mais
ne saurait résumer
l'idéologie pourtant si
désymbolisante de la
postmodernité et qui
n'épuise pas ( car il
faut aussi penser ses
résistances
antagoniques) notre
contemporain (contemporainéité
?), concept lui-même
délité par l'imposture
de l'art inversé.
Ces
nouvelles et pseudo
vérités apodictiques réassénées sans fin dans
les media et la pensée
politique et culturelle
unique, souvent
l'Université même, ont
cependant engendré leurs
anticorps dans un
corps social qui ne peut
être si facilement
réduit : un scepticisme
radical, devenu
une marée critique
latente et souvent
manifeste, d'où pourrait
resurgir, mais il n'y a
aucune fatalité dans
aucun sens, une
nouvelle conscience de
re civilisation et de
nouvelle autonomie
(Castoriadis),
toujours plus lucide
sur le nouveau front de
résistance qui affronte
en le sachant, la
contradiction principale
du monde, la
mondialisation même, son
centre américain encore,
ses appareils centraux
et leurs relais
politique standardisés.
La comedia del arte des
dites Gauche et des
pseudo droites ne nous
parle plus que de
leurres. Et cela tout le
monde le sait, sauf les
castes soumises qui font
carrière dans les
appareils de la
professionnalisation
politicienne notamment
rééduqués par les
sciences sociales de la
chosification..
Encore faudrait-il pour
reconquérir de la
démocratie comme
idéal du moi social et
non comme étant
empirique donné en des
formes démocratiques
surmontant leur
désubstantialisation
(Guy Bois) que
l'indispensable
expression
représentée
des actions
directes populaires
(l'autonomie de C. Castoriadis qui rêvait,
mais joliment, de la non
représentation
athénienne?), engendre
une nouvelle génération
d'hommes politiques
reliés à leur peuple en
même temps que
résistants dans les
fondamentaux humanisés
des civilisations et
osant contre la doxa
sans alternative, donc
le dogme sanctionné des
classes parlantes
mondiales, avancer de
nouveau l'exigence des
"limites" dans l'humain
(Alain Supiot), c'est à dire
l'humain même
puisé dans le meilleur
de ce qui a été transmis
- Il n'y en a pas
d'autre possible sauf à
s'inscrire dans la
souveraineté du fantasme-
(P Legendre) sans
autre horizon prévisible
que le malheur et la
mort..
Cela suppose le courage
de braver les
stigmatisations et
censures de terreur qui
touchent tous ceux qui
osent, dans toute
l'Europe et plus
spécialement en France,
se réclamer des
mémoires, des
valeurs et des
fondamentaux
anthropologiques, qui
restent communs
au sein du peuple
en ses multiples et
coexistantes formes
phénoménologiques.
Peuple ? Cet ensemble
flou que n'évoquent
qu'avec des pincettes
les sciences sociales
ossifiées en disciplines
conformistes, est
pourtant si
substantiel (Castoriadis
encore), si on avance,
et cela reste évident
partout dans le monde à
l'exception de nos
oligarques, rien d'autre
que le mot France. Pour
ce qui nous concerne la
résonnance assumée de ce
mot, simplement et
communément, comme
langue, comme culture,
comme histoire et
mémoire, toutes réalités
plus lourdes que le déni
de patrie des bobos
mondialisés, n'exclut
pas la mobilisation de
l'intelligence critique.
Nous offrons pour le
penser à jamais comme
problématique à l'instar
humain irréductible à
une "science"
fétichisée, des
stratifications
analytiques qu'à juste
titre exige l'idéal
gnoséologique
(sinon la réalité
contemporaine) des
sciences sociales. Nous
n'en finirons jamais
d'explorer des angles de
perception de cette
réalité qui condense
irréductiblement
certitudes et
incertitudes :
-Peuple politique
de la souveraineté
identificateur
historique,
-peuple
social des
rapports sociaux sur
l'axe mouvant du procès
de l'accumulation
mondiale du capital (non
du mode de production
éternisé des
bureaucraties
staliniennes) et de la
financiarisation non
seulement des économies
mais de la vie.
-Peuple
sociétal du commun
de la langue et des
mémoires.
-Cultures populaires
enfin que la
mondialisation semble
avoir déjà disloquées et
digérées, je pense à la
chanson française dont
Joëlle Deniot a fait
l'axe de sa si
singulière anthropo-sémiologie
du populaire, et qui ne
perdurent pas moins sous
le vernis du nivellement
globish
et du roman oligarchique
d'une globalisation-
chosification achevable
de l'expérience humaine.
Nous
n'en finirons jamais à
l'encontre de tous les
dogmatismes, de revenir,
ce que nous avons fait
tout au long d'une
biographie
intellectuelle
d'interrogations, sur de
nouvelles approximations
ouvertes, sauf pour ce
qui concerne le seul
fatum qui ne dépende
pas de nous sauf cesser
d'être humain, nos
filiations en lignages,
nation, civilisation
(s), et pour ce qui
concerne les peuples et
les personnes
singulières, deux
emblèmes en hommage au
peuple grec millénaire
et résistant, pour nous,
Eros le
bouleversant mouvement
vers l'autre que
les hommes résistant à
la bouchère (P.
Legendre) sexualité
du mondialisme,
nomment universellement
Amour, voire pulsion
symbolisée, de vie, et
Eleutheria, la
liberté, des hommes mais
d'abord pour qu'elle ait
substance, des cités.
*Une
façon de se tenir ?Chacun
poussera à propres
frais, la comparaison
plus loin..."Le 6 juin
se feront face non pas
seulement deux
individus, mais deux
grands symboles des
inégalités extrêmes de
notre temps":
Irène Théry exprime le
29 Mai 2011 dans Le
Monde p. 16, l'idée
d'une symbolisation
(c'est nous qui
interprétons) gémellisée
par des rapports sociaux
située sur la scène
centrale. Si l'ensemble
n'est rapporté qu'à
"notre temps", notons le
point d'honneur,
doublement
anthropologique, rare
dans ce quotidien,
d'oser défendre contre
l'impérialisme
New-Yorkais un
"féminisme à la
française".
et d'invoquer pour les
femmes ce legs du passé,
une "façon de se tenir".
jr 23 mai 2011
Annexe Dominique
Strauss-Kahn dans la
Mondialisation
et parmi les
mondialisateurs de la
France
(7
juin 2011)
Le premier moment de la
politique de sortie
de la France de
l'histoire, selon
l'expression de feu le
Général Gallois, fut celui de la
soumission aux
injonctions de ceux qui
se posèrent à l'orée de
la mondialisation comme
modèles et "centre",
Margaret Thatcher et
Ronald Reagan. 1982,
1983, 1984, Ce fut
d'abord l'indexation du
franc au mark, mais
aussi la fin de
l'indexation des
salaires et des prix,
l'abandon des politiques
industrielles
souveraines qui
s'étaient succédées du
tripartisme de la
Libération à la fin de
la mandature de Georges
Pompidou,
l'immobilisation puis le
recul du droit du
travail, l'invention
d'un inégalitarisme
anti-salarié qui se
condensa sur le terme
manipulatoire
d'"exclu"... L'ère
giscardienne n'avait été
que celle d'une
immobilisation et d'un
tournant que se
proposait d'inverser le
Programme commun de la
Gauche, qui était en
fait celui du PCF et de
ce qui restait de
bourgeoisie nationale
gaullienne (cf. les
consignes de vote de J
Chirac), et qui sombra
si vite après le
naufrage électoral qui
s'avéra définitif de ce
parti mais aussi de ses
deux classes.
( bourgeoisie
nationale/classe
ouvrière nationale)
Invoquant déjà les
"marchés financiers"
avec autant de
conviction que ce qu'on
pouvait encore appeler
une Europe de la
démocratie chrétienne
sinon, à l'époque en
tout cas, Vaticane,
Jacques Delors, père de
Martine Aubry en fut
l'acteur zélé induisant
la première "explosion
des revenus financiers",
ce que chacun sait mais
aussi ce que trop
oublient, la
transformation de la
France pays de culture
universelle, en
promoteur zélé, sous la
direction de Jack Lang,
des industries
culturelles
mondialisées, la
liquidation du
probablement meilleur
système scolaire du
monde dont les deux
acteurs furent Lyonel
Jospin, pour
l'enseignement
secondaire et de nouveau
Jack Lang (auteur de la
mastérisation in
extremis, en mars
2002) , pour
l'Université, la
désouverainisation
devait s'accompagner
d'une
désidentification.
Jacques Delors n'était
cependant intervenu
qu'avant la
réunification de
l'Allemagne qui changea
radicalement la donne,
l'Allemagne redevenant
de facto protestante et
plus lentement
nationale, et
culturellement polarisée
face à une Europe latine
et méditerranéenne que
la grande crise actuelle
fait considérer par
Berlin retrouvé, comme
un univers sociétal
disons vaguement
inférieur.
Le second moment de la
mondialisation de la
France s'effectua en
cours de route de cette
évolution, qui ne fut
pas tout de suite si
claire, mais cependant en
connaissance de cause.
Ce fut l'aliénation
effective, de la
France au mark devenu
euro "fort",
l'abandon de la
souveraineté monétaire,
est abandon de
souveraineté tout court,
rendant impossible toute
politique industrielle
conséquente, et obérant
même par l'interdiction
du crédit verrouillée
par "les marchés",
l'avenir démographique
radicalement
contradictoire au
malthusianisme allemand
et quasi européen sauf
précisément la France et
l'Irlande. La fusion
monétaire dans l'euro
correspondant, sous
prétexte d'une fatale
"échelle" continentale
pour rester sujet dans
la mondialisation, à la
gestion des intérêts
strictement nationaux
désormais réaffirmés,
dès le gouvernement
Schroeder, d'une
Allemagne de rentiers
oliganthropiques, et
l'asservissement pieds
et points liés aux
"marchés financiers
mondialistes. Le Traité
de Maastricht adopté au
forceps avait déjà tout
lié dès 1992, mais c'est
le Gouvernement Jospin
1997-2002) qui instaura
l'ordre nouveau et
d'abord l'euro monnaie
unique et non monnaie
commune, dont les effets
délétères furent alors
masqués par le haut de
cycle des "nouvelles
technologies",
entraînant la création
d'un million et demi
d'emplois. Le programme
était pourtant déjà
totalement avancé..
C'est
Dominique Strauss-Kahn
qui fut, en France et en
Europe, le théoricien du
nouveau cours de la non
intervention de
l'Etat dans l'économie,
(sous la férule imbécile
du commissariat européen
à la concurrence qui
fait se gausser le
réalisme tranquille du
protectionnisme
américains) lors
d'un séminaire tenu à
Rambouillet en septembre
1999. J P Chevènement et
M Aubry furent les seuls
à contredire au sein du
gouvernement Jospin qui
par ailleurs signa avec
J Chirac la même année
les accords de Barcelone programmant la fin
des retraites par
répartition,
l'augmentation de l'âge
légal et surtout la
privatisation générale
des services publics.
Avant d'être évacué du
Ministère des finances
pour cause d'un premier
scandale, celui de la
Mutuelle Nationale des
Etudiants de France,
dont la direction était
devenue un sanctuaire
trotskiste, DSK eut le
temps de liquider le
dernier verrou à la
casse financière de la
métallurgie lourde
française avec la
session des dernières
part de l'Etat dans
Usinor. En 2004, devenu
désormais, de par son
positionnement
idéologique hyperlibéral,
autant que de par la
configuration
hyperbourgeoise de sa
nouvelle famille
d'alliance incrustée au
sommet des media
audiovisuels, un des
"experts" planétaires de
la mondialisation
active, en l'occurrence
de "l'ajustement
structurel", dépeceur de
peuples, universel, il
livre avec le rapport au
commissaire très
européen, Romano Prodi,
l'expression achevée de
sa très déductible
doctrine.
J P Chevènement dans
l'interview très
opportunément sollicité
par l'Expansion (Juin
2011 pp110,113) en livre
en orfèvre de l'histoire
de la précoce "adhésion
du PS à la doxa
libérale", la substance.
"..confondant
d'irréalisme. Il propose
littéralement de former
une nation européenne,
de faire des listes
plurinationales aux
élections, de créer des
media transnationaux. On
y sent à l'œuvre une
volonté de gommer la
nation et d'en faire
disparaître les repères
/.. / vision purement
économiciste, où la
souveraineté populaire
disparaît, happée
par celle de l'empire,
(en l'occurrence
américain)." J P
Chevènement oublie juste
un détail, celui d'un
nain politique européen
réduit, qui plus est aux
seuls intérêts de la
grande Allemagne, vieux
rêve de la
Wilhelmstrasse depuis
1870 et qui s'était
explicitement exprimée
en ces termes même entre
1940 et 1945 "L'Europe
ne sera vraiment
l'Europe que lorsqu'elle
sera allemande" (A. H.).
Curieux (heureusement
ex) candidat à la
Présidence de la
république française
mais splendide occupant
de la direction du FMI
dont la politique mène
notre mère la Grèce à la
clochardisation et à
l'asservissement.. Les
mises en scène
complaisantes
accompagnant le 2° temps
de son périple New-Yorkais
entre modeste
pied-à-terre et
tribunal,, par
ailleurs hué par une
armée de femmes de
chambres, dans les media
mondialisés encore
(principalement)
francophones (6 juin
2011(BFM Télé, LCI,
Itélé), font évoquer
avec des tremolos de
regrets de traders de
Wall street, de concert
avec la mise aux nues de
sa si émouvante épouse
milliardaire et
puissance des classes
parlantes de media, si
savante en codes
communicationnels
planétaires, le temps
béni de sa présidence du
FMI, dont il a si
opportunément "développé
le pouvoir mondial". Ses
partisans français (Le
Monde 3 juin 2011, p.
17) résument d'ailleurs
l'héritage qu'ils
comptent défendre et que
la rédaction du monde
synthétise par
"la construction
d'une "gouvernance
mondiale" (guillemets de
la rédaction)".
En un mot la fourmilière
financière achevable.
Mon royaume (fantasmé)
est décidément de ce
monde. La formule de
Pierre Legendre en
résume bien le délire
terrifiant : le temps de
la "souveraineté du
fantasme". jr
_______________________________________
2. Les
milieux
populaires du
Non français
à l'Europe
oligarchique
prétendant
constitutionnaliser
la
mondialisation
d'avant sa crise
Jacky REAULT
Maître de
Conférences -
UFR de
Sociologie à
l'Université de
Nantes,
LESTAMP-Association
Droits de
reproduction et
de diffusion
réservés ©
LESTAMP - 2005-
2009
Dépôt Légal
Bibliothèque Nationale
de France
N°20050127-4889
Réflexions
de premier
moment, analyse
spatiale et
multivariée du
Non français au
référendum
européen de 2005
à l'encontre des
oligarchies
régnantes jusque
dans l'Ouest
catholique et
européiste -
Avril -Juin
2005, Revu et
complété
décembre 2008
Mon
intuition
globale
d’historien est
que cette
journée du 29
mai 2005 vaut
bien celle de la
prise de la
Bastille
quoiqu'elle soit
strictement
défensive et que
son débouché
politique est
bien peu assuré
si l'on
considère le
niveau et la
largeur d'esprit
des
récupérateurs
qui prétendent
l'orienter et
l'absence de
tout véritable
leader populaire
capable
d'unifier cette
marée de liberté
retrouvée. Dans
cet article on
ne boudera pas
notre jubilation
de citoyen, le
plaisir du
premier degré,
mais on
cherchera aussi
plus
méthodiquement
les composantes
historiques
sociales et
culturelles d'un
rapport Oui/Non
qui risque
d'être longtemps
structurel dans
la pérennité et
les
métamorphoses à
venir de la
société
française. La
spatialisation
des votes sera
notre principal
mode
d'expérimentation
sociologique
ici, sur un
territoire
français à la
fois unitaire et
structuré par
des
espaces-temps,
une
spatialisation
que nous avons
dans de nombreux
autres travaux
croisée avec la
canonique
analyse
statistique de
corrélations sur
une corpus de
centaines de
variables
sédimentées sur
trente ans.
C'est pourtant,
en considération
de plus que
l'esprit du
temps, une de
ses
fondamentales
structures
gnoséologiques,
après la
"Galaxie
Gutenberg",
celle qui passe
par l'image
diffusée par les
media de masses
et d'abord
internet,
par l'image
librement
diffusée sans
fin, que
nous allons
pénétrer
médiatiquement
donc aussi dans
ce qui n'est
qu'un premier
niveau
d'analyse, trop
contemporain
pour prétendre
être histoire,
d'un évènement
historique de
première
grandeur.
La
galaxie
internet, notre
nouvel et
ambivalent
cosmos
Contrairement à
la vision
dualiste
initiale (début
des années 2000)
des
pisse-vinaigres
des sciences
sociales
éthologiques de
l'éternelle
domination,
l'accès à
internet est
virtuellement de
de plus en plus
réellement un
bien commun et
non le lieu d'un
apartheid, au
plus ne relègue
t il résiduellement
et
provisoirement
que les plus
âgés toutes
catégories
confondues.
Autant et
peut-être plus
que les textes
les images qui y
circulent
offrent aux
multitudes qui y
circulent les
ressources d'un
réseau
conjuguant les
offres
réappropriables
par chacun, de
l'émotion et de
la connaissance,
Torrents
d'images
médiatiques
réduites à
l'anecdote
désignifiante
Rares icônes
porteuses de
récits débordant
de sens au delà
de l' allégorie.
Les premières ne
sont même pas
des eidola
mais les
secondes bien
plus des
eikona de la
tradition
platonicienne
puisque
porteuses non
seulement
d'identification
personnelle
possible
mais d'un savoir
propre.
On commencera
par deux images
à faire encadrer
d’urgence pour
un livre
d'histoire
illustré à
destinations des
nos petits
enfants refusant
de devenir les
post-citoyens
d'un empire
formé des
pays de la
soumission,
cet archipel
mondialisé tout
autant virtuel
que réel. Elles
nous sont toutes
les deux
parvenues
par
l'effervescence
spontanée des
internautes
connus ou
inconnus qui ont
débarqué sur mon
écran. L'image
politique du net
permet de
conjurer r la
position passive
par l'initiative
active. Tout le
monde est
diffuseur et si
l'image est
jubilatoire,
enthousiaste;
l'avenir
politique ne
sera de ce point
de vue plus
jamais comme
avant, et si le
premier temps a
favorisé les
oligarchies,
premières
"branchées", le
temps de
l'universalisation
advenu ou en
passe de l'être
fait de
l'échange sur le
net un attribut
( certes inégal
mais c'est
politiquement
peu important)
virtuellement du
peuple tout
entier.
La
formule de la
soumission sembla
d'abord aller
comme un gant à
la démocratie
désubstantialisée
(Guy Bois)
qu'engendrent
les puissances
conjurées pour
imposer la
"nécessité
unique ( le
trépas)" de la mondialisation.
Elle est, il faut le
rappeler
l'expression
fondatrice
autant que
réductrice de sa
propre œuvre
beaucoup plus
contradictoire,
de l'André
Siegfried des Tableaux
politiques de la
France de
l'Ouest,
lorsque son
républicanisme
de combat
s'irritait de ce
qu'il pensait
être un destin
éternisé
(l'asservissement
volontaire
supposé des
peuples de
l'ouest
français, aux
maîtres de la
rente foncière
et du
catholicisme
unanimiste).
Aucun destin de
soumission (ou
de domination
dans la vulgate
démobilisante du
sociologisme)
n'est jamais
adjugé quand il
s'agit d'humains
non massifiés et
il y a désormais
un demi-siècle
que
l'historiographie
a retrouvé la
fierté d'une
résistance
jusque chez les
chouans de la
contre-révolution
Piètres
sociologues ceux
qui n'ont pas
intégré l'apport
le plus profond
de la pensée de
... Marx. Voir
et penser la
contradiction
dans l'essence
même des choses.
La contradiction
au sein du réel,
n'est-ce pas
l'inverse
gnoséologique de
l'injonction
binaire des
media massifiant
comme des
discours de
désubstantialisation
de la démocratie
des politiciens de media
et de la publicité
marchande et
manipulatrice dont ils
s'inspirent.
Revenons à nos
images. Toutes
les images
médiatisées ne
doivent pas être
fétichisées,
comme
irréductiblement
addictives ;
sur ce point
Régis Debray a
raison contre
Guy Debord, le
spectacle
est une fonction
anthropologique
de toute société
normale, ne
serait-ce que
comme moment
spéculaire de
son unité (Lacan
et Durkheim) et
certaines images
peuvent être
radicalement
libératrices ou
sublimantes
(l'icone) ou
irrémédiablement
tragiques. On
s'arrêtera ici
sur deux
seulement, car
la troisième
n'est que la
tautologie
textualisée
de la deuxième,
tautologie (lire
sur cela Clément
Rosset) ne
signifiant pas
épiphénomène de
la connaissance,
en l'occurrence
lorsque
l'assertion
redondante
s'inscrit, et
avec quelle
efficacité, dans
le performatif
de l'action
politique,
redoublée de sa
composante la
plus subversive
possible,
l'humour, et le
rire induit, qui
verrouille
l'effet de
ridiculisation
de
l'adversaire..
L'une, celle qui
nous montre avec
quel bonheur
Nicolas Sarkozy
et Françoise
Hollande en
compères
satisfaits,
n'est rien
d'autre que la
couverture d'un
magazine de très
large diffusion,
Paris-Match,
certes on donne
ici en plus sa
version quelque
peu subvertie
par un texte
diffusé sur le
web, mais c'est
pour le plaisir
autant que pour
la démonstration l'image "dit"
tout et plus
encore.
L'autre,
produite de
l'agence
France-Presse,
se passe de tout
commentaire, le
texte étant
purement
informatif. Le
premier ministre
(Lionel Jospin)
l'homme de la
gauche plus
rien
(plurielle)
comme le
qualifiait ses
critiques de
gauche) met
gentiment la
main sur
l'épaule du
président de la
République,
Jacques Chirac,
qui le devance
suscitant le
rire du
président du dit
MEDEF, Mouvement
des Entreprises
de France, à
distinguer de
l'antécédent
patronat
français.
C'est le baron
Ernest-Antoine
Seillières, du
lignage de
maîtres de forge
des Wendel, dont
la vaniteuse
contribution à
la
mondialisation
prédatrice de
l'industrie
française,
soumise aux
injonctions
libérales et
impériales du
centre du monde,
qui a oublié que
c'est le renfort
de l'Etat
français, bon
prince toujours
pour le
capitalisme
défaillant, qui
sauva au début
des années 80 le
groupe séculaire
de sa grande
famille du cruel
entonnoir de
l'histoire des
faillites.
Honneur au
photographe
anonyme : Belle
brochette,
indeed, si
l'on veut bien
nous pardonner à
la fois cette
familiarité et
cette soumission
ironique à la
langue que tous
tendent plus ou
moins à nous
faire substituer
à la notre tant
dans
"l'entreprise"
que dans la
"recherche",
réduite de facto
au quantitatif
et aux idées
transférables et
sans sols, donc
simples.
Nous vivons le
temps de l’ambivalence
des images. La majorité
celles que déverse en
chaos de sens et de non
sens le flux médiatique,
chaque jour dans l’œil
du cyclope télévisuel au
sein des vies privées,
sont les leurres de
l’enfermement
interprétatif réduit à
l’anecdote excluant tout
récit (Christian Salmon,
Verbicides
Climats). Elles
s'adressent à
des individus
structurés par
les formes de
(dé)
subjectivation
de la
mondialisation,
psychotiques et
acritiques
(Dany Robert
Dufour, L’art
de réduire les
têtes.
Fayard 2002 ) et
elles alimentent
leur dé
subjectivation.
A l'inverse, il
en reste de plus
rares échappées
à la moulinette
du nivellement
de masse et de
planète, qui
ramènent aux
mémoires
identificatrices
et aux
symbolisations
de
l’appropriation
possible d’un
monde à
connaître dans
les limites des
raisons de
l’individu
moderne, névrosé
et critique. On
part ici de deux
photos
subjectivantes
en ce
qu'elles
induisent le
regard d'un
sujet libre en
mouvement de gai
savoir et de
surcroît un
citoyen (adulte
libre fondé en
droit au sein
d'un peuple
souverain) parce
qu'elles
condensent plus
qu'elles-mêmes
dans un
feuilletage de
sens inépuisable
embrayeurs
d'associations
libres et
disponibles pour
la réflexion
autant que pour
les respirations
de l'imaginaire.
Elles sont
virtuellement
des œuvres elles
sont
inséparablement
des actes.
Qu'est-ce
qu'une date ?
D'abord ces
marqueurs de
réalité et de
mémoire qui
condensent les
transformations
opérées dans
l'opacité des
structures dans
un
évènementialité
qui les
visibilisent ce
qui n'exclut pas
la nécessité de
les interpréter.
Les dates, ces
data par
excellences qui
font référence
doivent plus que
jamais
structurer le
savoir sur les
sociétés en un
temps de
retour
fulgurant de
l'histoire en
pieds-de-nez à
ceux qui
l'avaient
enterrée, avec
ses sujets
personnels et
sociétaux,
nations,
peuples
ensemble
civilisationnels,
tribus de
l'effervescence
juvénile, les
classes
peut-être mais
celles des
sociétés de la
mondialisation,
1995,
novembre-décembre
la révolte
nationale et
sociale des
classes moyennes
salariés des
services publics
et des classes
populaires
solidaires
contre le
dépeçage de la
société
salariale
(Aglietta
Brender 1984)
française.
2002 Le 21
avril, la
révolte
populaire légale
aux élections
présidentielles
après les
accords de
Barcelone, le PS
cosignataire
passe aux
oubliettes et y
est encore
(février 2009),
Avril 2005,
le Non radical français
à la
désouverainisation,
passant par
la
constitutionnalisation
du libéralisme,
un non Etat
européen asservi
au pouvoir
financier.
Entre ces deux
moments qu’il
est légitime de
relier sinon de
confondre, les
élections
présidentielles
françaises
d'avril 2002, et
le referendum
sur la
« constitution
européenne » de
juin 2005, deux
photos se sont
révélées dès
leur production,
à valeur
historique parce
qu’elles ont
condensé des
flux de sens et
de valeur
probatoires qui
ont été
réappropriées
par des
multitudes à qui
leurs
représentants
naturels ne
donnent depuis
longtemps plus
rien à penser.
Ces deux
élections ont,
contre toute
prédiction
évolutionniste
des tenants de
l'abolition des
sociétés
humaines dans
une humanité
d'avant Babel,
réduite à
l'espèce, de la
fin de
l'histoire, ont
manifesté
l'irréductible
dynamique de
l'historicité
des sociétés. La
première à
évincé
spectaculairement
le représentant
d'une gauche qui
depuis vingt ans
prétendait se
passer de
peuple, - et sur
ce point le
fugace vainqueur
populiste (?)
avait beau jeu -
et l'humiliation
sera difficile à
inverser. La
seconde a vu un
peuple
désouverainisé
par ses propres
représentants et
qui n'avait pu
dans le premier
épisode que
résister par la
dérision, se
manifester de
nouveau en
souverain de
lui-même sur un
vote
radicalement
univoque et de
facto
révolutionnaire
quoique que l'on
puisse parier
que toutes les
forces possibles
des
bureaucraties
continentales,
des media
monopolisés, de
l'argent, vont
tout faire pour
lui faire
oublier comme
elles vont tout
faire pour
abattre, ceux
qui dans le camp
des compères en
euro-mondialisation,
ont eu le
courage de faire
sécession et
d'abord Laurent
Fabius qui n'y
pourra mais, ca
r il n'a ni la
configuration
sociales ni les
ressources
personnelles
pour oser un
appel au peuple
qui mettrait en
pièce toute le
carcan
idéologique et
institutionnel
que depuis 1983
il a lui même,
comme premier
ministre de
François
Mitterrand,
largement
contribué à
édifier.
 |
|
|
Cette première
image demande,
dans le cadre de
cette analyse du
retour des
peuples,
un complément
d'exégèse ;
c'est celle
d’une certaine
Europe en
pratique. Elle
réunit de
nouveau le trio
de l'Accord de
Barcelone
entérinant le
double recul des
Etats et des
peuples sur
le systèmes de
retraite et sur
la communalité
des services
(publics), J.
Chirac, L.
Jospin, E. A.
Seillières, du
temps de la
campagne des
Présidentielles
de 2002. Nous
l’avons
ressortie pour
qu’elle prenne
l’air avec tout
lecteur névrosé
et critique
encore
disponible ;
elle n’a rien
perdu de son
éclat !
Décidément
on
vit
une
époque
formidable
et
la
mondialisation
nous offre des
photos superbes,
exclusivement
masculines ici
et hélas ! .. oh
Reiser ! La
mondialisation
si joliment
illustrée ce
n'est pas tous
les jours que
ses media nous
la donne voir.
Avec l'image
quand elle
rejoint l'icone,
Tout pour moi
devient
allégorie : Le
pouvoir
financier
rigolant de bon
cœur de la
désymbolisation
si naïvement
fraternelle du
représentant
d'une opposition
et de la tête
d'une majorité
dans une
démocratie
désubstantialisée
en mondanité
élyséenne.
 |
|
|
|
Dites leur Non,
disait l’autre
en subvertissant
à peine ce
qu’induisait
sans le savoir
la couverture de
Paris Match ou
les deux
compères avaient
eu l’imprudence,
mais aussi la
fatuité, de se
montrer
ensemble. Même
costume même
chemise même
cravate, même
sourire, même
oui ! La suite
coulait de
source et le
fleuve populaire
a trouvé son
cours et sa mer.
C'est fait et la
mondialisation
ne sera plus
jamais comme
avant ! |
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Ce fut Non, et
quel non !
L'histoire des
peuples est
repartie et
c'est vraiment
cette fois-ci
dans une
campagne de
résistance à la
mondialisation.
Guy Bois et ses
analyses qui ont
radicalisé notre
perception et
ont enfin permis
d’unifier tant
de forces
disparates et de
phénomènes
apparemment
éclatés, (Une
nouvelle
servitude, essai
sur la
mondialisation
2003,
François-Xavier
de Guibert)
n'ont jamais été
si nécessaires
et si confirmés.
Le colloque du
Lestamp aussi
qui se déroulait
à la Médiathèque
de Nantes-centre
du monde, en
décembre dernier
n'aurait pu
viser plus au
centre de la
contradiction
principale du
temps actuel.
Notre
communication y
annonçait « Le
retour des
peuples ».
Il va venir !
Elle va venir,
ou plutôt pour
l'essentiel on
en donne ici la
moitié de la
teneur, nous
réservant de
développer plus
tard l'autre
dimension de
l'antagonismes
des
peuples et
de la
mondialisation,
celui des pays
et de
l'empaysement
voire celui de
l'éventuellement
fin des
paysans.
Un
rêve citoyen et
de sociologue ?
si les
sociologues
rêvaient et si
les
majorités
populaires
étaient un
objet, comme
ils disent,
légitime.
On y est dans ce
retour !. Ce
vote, même
analysé à la
diable et de
haut, s’avère un
vrai rêve de
citoyen et de
sociologue ;
enfin de ceux
d'entre eux qui
s'intéressent
plus à la
réalité sociale
et à l'histoire
vivante plutôt
qu'à la "(re)
construction" de
cette réalité et
à l'évolution
(un seul sens
dont seule une
cléricature
érigée, en secte
disciplinaire
possède, seule,
la clé) et qui
cultivent cette
culture de la
rupture
épistémologique
d’avec les
prénotions du
sens commun ;
culture devenue
l'alibi
imposteur de
leur séparation
méprisante
d’avec la
communauté de
leur peuple.
Pour le
citoyen un peu
sociologue,
ce
vote « c'est la
très nette
volonté de
protestation des
classes
populaires »
doit
reconnaître un
des ténors de la
classe parlante,
Roland Cayrol
lui-même (La
Tribune du 30
mai 05 )
pourtant expert
en promotion des
élites de la
pensée unique.
Mais pourquoi de
protestation ?
sinon, pour
insinuer les
bornes
populistes -
cette insulte
suprême des
oligarchies
régnantes - et
la dimension
sous-politique
où l’on veut
confiner tout
cela ; la
protestation
sociale ce n’est
pas si grave,
cela ne touche
pas au dogme de
la nullité
politique
adjugée des
peuples,
alors qu'en
l'occurrence il
s'agit ici de la
conjonction
convergente des
trois angles du
populaire la
nation
politique, le
peuple des
rapports sociaux
les dites (et
très floues)
classes
populaires, le
peuple des
cultures
communes.
Volonté
générale
nous suffit
(hein Jean
Jacques !) ;
c'est qu'en
l’occurrence ces
classes
populaires que
là encore, la
chirurgie
sociologique
habituelle délie
confine comme
plèbe, voir
comme "bas" M.
Verret, O
Schwartz), sont
inséparables de
peuple,
Populus..
Sujet collectif,
auteur (auctor,
auctoritas),
de la
souveraineté et
pas seulement
depuis les
révolutions
modernes et
d’abord la
nôtre.
Volonté du
peuple ! Rien de
moins, rien de
plus. D'’un
peuple retrouvé,
clé de toute
résistance, même
si, comme
toujours, ce
sont d'abord les
classes
populaires et
d'abord, los
olvidados par
excellence, les
ruraux, ces
périphérisés
de l'intérieur,
ouvriers (la
moitié) et
chasseurs (le
seul mouvement
social populaire
et démocratique
né depuis la
mondialisation),
même si ce sont
ces deux
évocations
repoussées par
la bien-pensance
qui manifestent
le plus
clairement cette
volonté. Ce
qu’ils refusent
et toujours plus
de vote en vote
depuis 1984, (en
changeant à
chaque fois la
majorité
politique entre
les deux pôles
du pareil au
même) et avec
le plus de
conséquence,
maintes
observations
permettent de
l’expliciter, ce
qu’ils refusent,
pour le moins
trois violences
qui leur sont
faites depuis
que l’air du
temps de la
mondialisation a
conquis les
oligarchies des
très grandes
villes
accaparant les
pouvoirs de
scènes et les
paroles
médiatisées.
- La première
est celle de
l’injonction à
leur disparition
comme nation
libre et
indépendante. La
seconde
reconnaissance
attendue, comme
au temps du
progrès social
des Trente
Glorieuses
de la société
salariale,
c’est la
reconnaissance
de leurs
intérêts
spécifiques à la
fois
différenciés de
classes,
essentiellement
des producteurs,
c’est la
reconnaissance
de droit à la
territorialisation
(empaysement
J Réault Coll.
Lestamp 2, 4
Décembre 2004)
protégée.
- L’unité de
l’ensemble, dans
des sociétés
modernes
démocratiques,
aptes à gérer
leur légitime
conflictualité,
est la nécessité
organique mais
aussi la valeur
plus ou moins
universelle, en
tout cas dans
l’universel
concret de la
nation, du
lien entre les
classes et les
nations dans
leurs luttes
solidaires
retrouvées.. Ce
lien entre
luttes de
classes (c'est
peut-être
vieillot mais
plus robuste que
luttes de
classement), et
constitution
nationale de la
société
salariale, c'est
Emmanuel Todd,
(un des rares
sociologues
ayant échappé à
la
neutralisation
de la politique
par le monopole
de Sciences
Po) qui en a
radicalisé
l'expression
scientifique
dans l’analyse
des votes de
1981 à 1994 (Sur
le malaise
politique
français,
Fondation
Saint-Simon),
prélude
théorique à
l'élection de
Jacques Chirac
sur la fracture
sociale, et au
sursaut
populaire de
l'automne 1995.
Mais il
retrouvait ainsi
ce qu'avait
théorisé l’œuvre
fondamentale qui
pense et clôt
les Trente
glorieuses de la
normalisation
démocratique des
rapports du
capital et du
travail sur fond
de progrès
social :
Les
métamorphoses de
la société
salariale
(Aglietta et
Brender,
Calmann-Lévy
1983), publiée
l’année de la
renonciation des
« élites » de
scène en France,
et à échéance
les auteurs
eux-mêmes, à
toute
résistance
conséquente à la
mondialisation.
- Le troisième
refus est celui
des
fondamentaux de
l’humanisation,
sur le
rapport de la
loi et des
communautés
(qu’indique mais
que ne résume
pas l’inceste),
sur les grandes
différenciations
fondatrices de
la raison,
parents/enfants,
hommes/femmes,
âges de la vie
et de raison
interférant, sur
la légitimité de
l’indigène sur
le territoire
qu’il a façonné
pour paysager le
pays des
humains. (P.
Legendre, De
la société comme
texte.
Fayard 2002)
Tout ce que,
sous couvert de
tolérance
absolutisée, de
dénégation
nihiliste, de
rejet de tout
rapport nature
et culture, d’Antinationisme,
on fait norme le
piètre et
mortifère modèle
de la pensée
zéro (Todd,
l’illusion
économique,
2002, P A
Taguieff,
Résister au
bougisme
2001). Les
oligarchies
mondialisées
imposent avec
violence et
mépris, au sens
commun populaire
disqualifié et
méprisé, certes
peut-être de
très loin à
partir de
l’épicentre
californien- si
justement
repéré, de sa
prison par Régis
Debray
identifiant le
noyau libéral
absolu de la
pensée 68 - mais
surtout relayé
par les
post-intellectuels
de l'identité
négative
monopolisant les
scènes de la
financiarisation
uniforme des
media de la
mondialisation.
-
Brèves
remarques
intermédiaires
sur
le
peuple
et
le
populaire
pour
un
lieu
commun
des
sciences
sociales.
On
a
reporté
en
annexe
sous
le
titre
Retour
des
peuples
-II-,
Peuple
politique
peuple
social
peuple
sociétal,
pour
un
lieu
commun
des
sciences
sociales,
le
développement
beaucoup
plus
ample
qu'il
nous
a
paru
nécessaire
d'apporter
à
cette
réédition
de
décembre
2008,
qui
n'a
plus
l'alibi
du
faire
vite
de
la
réaction
à
chaud
sur
un
évènement
historique,
quoique
l'histoire,
en
l'occurrence
en
cette
nouvelle
crise
du
solstice
2008
(après
celle
prémonitoire
de
1995),
se
soit
remise
à
galoper,
telle
qu'en
ses
révolutions
et
que
chaque
jour
nous
livre
pour
le
moins
un
nouvel
"évènement
historique"
On
renvoie
notamment
dans
cette
newsletter
à la
suite
de
Tribune
libre,
Comment
résister
à la
débandade
de
la
raison,
sur
les
sens
possibles
du
pacte
entre
Ségolène
Royal
et
Georges
Frêche.
//,
et à
notre
texte
Apocalypse
à
Manhattan,
pour
la
première
grande
crise
de
la
mondialisation,
celle
du
11
septembre
2001)
prodrome
à
maints
égards
de
l'actuelle
crise
systémique.
(2009)
Quel
(s) peuple(s)
sociaux dans le
vote de juin
2005 pour le
sociologue ?
Chiffrons donc,
c'est l'approche
la plus simple
mais le nombre
pensé dans la
mobilisation
démocratique des
sociétés est
toujours plus
que lui-même, il
y a de quoi
faire, quoique
les institutions
de sondage ont
presque toujours
au cours de la
campagne
dissimulé leurs
croisements avec
les catégories
sociales et
spatiales pour
nous enfermer
dans
l’indexation aux
boutiques
politiciennes
radicalement
hors sujet. Quel
est le vote
supposé des
"électeurs
socialistes"
etc.. Ce type
même de
questionnement
abolissait du
même coup la
conception
citoyenne du
vote et la
démocratie
pensée dans son
rapport,
également
fondateur, au
peuple social,
indexant les
identités aux
modalités
identifiants du
travail et de
l'emploi.
Mieux que
l'évidence
affichée par les
sondages, de
stratifications
économiques, un
vote d'actifs,
de travailleurs.
Le oui est
certes aussi la
réponse de la
grande aisance
et de la
richesse
quoiqu'il serait
réducteur de se
borner à cette
perspective
économiste
élémentaire, à
virtualité
démagogique
quand elle est
moniste. On en
éprouve d'abord
l'heuristique
avant d'en venir
à beaucoup plus
complexe
l'indexation à
des territoires
culturels,
anthropologiques,
historiques.
Ont dit NON, on
commence
désormais à le
savoir en
épluchant
vraiment
beaucoup de
papier, 66 % de
ceux qui gagnent
moins de 1000
euros par mois,
66 % de ceux qui
gagnent moins de
1500 (notons que
la scission
misérabiliste
qu'affectionne
la deuxième
gauche et
les réseaux
dominants
nantais, des
"exclus" opposés
aux salariés
n'existe pas
face à l'avenir
d'une nation, il
n'y a ni
"banlieue" ni
"pauvres" mais
une milieu
populaire
solidaire) 55 %
votent non, de
ceux qui gagnent
entre 1501 et
3000, mais plus
que 40 % de ceux
qui gagnent
entre 3000 et
4500 et 26 de
ceux qui gagnent
plus ( CSA La
Tribune ). C'est
beau comme à la
revue ; y = ax
pour les
amoureux des
fonctions
statistiques.
Mais mieux
encore vaut
l'aune du
rapport au
travail,
près de 70 % des
ouvriers plus de
60 % des
employés, la
majorité des
professions
intermédiaires..
Quant au rapport
du Oui et du
Non à l'emploi,
cet autre
marqueur des
"rapports
sociaux de
production" du
peuple social de
l'après-classe
ouvrière
historique, il
est tout aussi
parlant en bloc
: 60 % du
salariat cadres
compris (64 pour
ceux du public
et même 58 %
pour ceux du
privés ont voté
non. ( Où se
trouve la
scission que
tentent, depuis
une génération
de creuser
ensemble, les
media la CFDT,
le patronat et
leurs
respectives
dames
patronnesses
(les
humanitaires)
entre ces deux
pôles du travail
libre en France
? ) ; quant on
passe au niveau
du détail,
l'intensité du
rejet se
manifeste comme
un véritable
hurlement, 71 %
des intérimaires
ont voté non, 69
% des CDD (dont
pourtant la
majorité sont
des femmes) et
les CDI sont
encore 58 %
cadres et
fonctionnaires
compris .Il
n'est jusqu'aux
inactifs dont 54
% ont voté non;
malgré le
pilonnage niais
et sénile des
universités bien
pensantes, la
majorité des
étudiants n'a
pas suivi alors
qu'elle est en
train éprouver
l'Europe des
masters, celle
du nivellement
intellectuel par
le bas des
Universités, de
la
reféodalisation,
de la
déstructuration
radicale du
temps de
l'apprentissage
intellectuel
(semestrialisation).
Seuls donnent
une très courte
majorité au non
les patrons,
- ce qui donne
une large part
de Non dans le
peuple des
petits
entrepreneurs
condamnés par la
mise en
concurrence
mondiale de la
normalisation
européenne -
encore est-ce en
fin de campagne
et par tropisme
chiraquien, et
les
retraités,
irréductibles à
une tiroir
d'économisme
sociologique,
dont le
légitimisme et
le besoin de
conformité
s'ajoutent à une
provisoire
protection
maintenue,
acquis pourtant
précarisé de la
France de
l'indépendance
nationale et de
la croissance
des Trente
Glorieuses, du
compromis social
de société
salarial entre
le communisme et
le gaullisme.
L'Ouest de la
contre-
révolution, sur
lequel on
revient plus
loin, a
bénéficié de ce
point de vue de
son
suréquipement
clientéliste en
maisons de
retraite sous la
coupe des
notables des
deux grands
partis du
consensus
libéral et
mondialiste.
Qui n'a pas vu
hier les cars
entiers affrétés
par quels fonds
publics ou
occultes,
déplaçant les
pensionnaires
des maisons de
retraite vers
les isoloirs du
bon vote dans la
ville de Nantes
qui donne 60 %
au oui ?
Ce sont bien
plus globalement
et plus
génériquement
les actifs
(les
travailleurs
au sens large
d'une
respectable
sociologie
indigène) qui
sont en même
temps les
adultes
chargés de
famille
- et donc
d'avenir - qui
sont, comme à
l'automne 1995,
le socle de
cette nouvelle
résistance à la
mondialisation
qui, pour la
première fois et
grâce à cette
seule forme du
suffrage
universel
national direct,
n'est plus
affaire de
minorités
ésotériques, les
sympathiques
mais si
radicalement
dépopularisés
intellectuels et
militants
d'Attac.
Beaucoup de ces
derniers
d’ailleurs
n'osent plus se
dire antimondialistes
et veulent tant
se faire
montrables pour
ne pas déplaire
aux media
financiarisés
qui les ont
transformé en
gentils
"alters,"
incapables de
solidariser avec
les autres
formes de
résistance
populaire
anti-américaines
au niveau
mondial, ou à
leurs yeux trop
conservatrices
au niveau
national, en
invoquant comme
si souvent la
social-démocratie
pour masquer ses
trahisons
colonialistes,
une laïcité
alibi de la
xénophobie
anti-arabo-musulmane,
ou un
évolutionnisme
progressiste qui
archaïse le
volant d'inertie
anthropologique
rural en
particulier,
populaire en
général,
résistant sur
tous les
fondamentaux
anthropologiques
que le processus
de
mercantilisation,
le poids des
classes
culturelles
centrales, les
media, et ceux
qui s'enferment
dans une
anachronique
identité
progressiste,
prétendent
inverser. Alors
que la grande
question
actuelle des
peuples et
des classes
populaires est
celle de la
résistance et
d'abord de
l'autoconservation.
Le premier
devoir de
surcroît.
Quel(s)
peuple(s)
sociétaux ?
Du
nombre au
peuple dans
des variations
territoriales
autant que
sociales des
milieux
socio-spatiaux-mémoriels
concrets : Les
polarisations
spatiales du
oui et du
non
Le Non
vient de
reproduire un
lieu commun,
autour d'un
bien commun
menacé ; il a
rappelé au monde
que voulait
toujours vivre
le peuple
français, il a
montré à ce
peuple que le
mépris et la
tyrannie des
nouvelles
oligarchies
n'était pas une
fatalité.
Commune commune
! c'est le
premier cri de
l'émergence des
peuples
modernes au sein
même du
féodalisme.
Une souveraineté
empaysée
dans les
territoires de
temps longs
d’une
France-diversité
au sein de
l'économie-
monde qui,
tout à la
fois, centre
et
périphérise.
Dans le
macrocosme de
l'économie-monde
de Fernand
Braudel, nous
ajoutons l'idée,
éprouvée par de
multiples
travaux, de
l'heuristique
des
microcosmes
sociétaux
(sociétés
pensées comme
microcosmes du
monde
mondialisé, ce
qui n'épuise pas
le monde), au
sein desquels se
structurent tout
aussi
intensément
cette clé de
l'organicité du
monde total, la
centration
et la
périphérisation,
tout aussi bien
dans la société
centre
(Etats-Unis) que
dans le premier
cercle des
sociétés
centrales (dont
la France), que
dans les
sociétés des
périphéries. La
mondialisation,
son
multiplicateur
bruxellois, sa
monnaie de
financiers, ses
serviteurs de
tous les "partis
de
gouvernement",
en gros grands
et petits
oligarques,
engendrent des
faits sociaux et
politiques d'une
intensité et
d'un éclat
démonstratif à
la hauteur de ce
leur colossale
imposture
culturelle et
politique qui se
présente aussi
comme une
véritable
révolution de la
décivilisation.
Le Non
populaire
d'hier se
singularise avec
une prodigieuse
évidence comme
inséparablement
territorial et
social et dans
les deux cas, le
tout et ses
fractionnements
civilisationnels
(espaces-milieux
des genres de
vie de la ville
et de la
campagne) et
sociaux
(séparations en
milieux de
classes) sont
l'unité
d'analyse.
Vitalités
des résistances
rurales face à
l'injonction du
dépaysement
(JR 2004)
Sécessions des centre-villes de
l'archipel de
la
mondialisation
Ce vote est donc
un vrai rêve
réalisé de
géographe social
aussi. Le non
est d'abord et à
un point
insolent, celui
des campagnes
qui une fois de
plus assènent
aux
monopolisateurs
de la parole des
scènes
médiatique ou
sociologiques
qu'elles
existent bel et
bien, savent
encore chasser,
entre hommes, et
savent que même
en cours
d'extermination
euro-mondialistes
des petits
agriculteurs
sont encore les
indispensables
empayseurs,
producteurs
de paysages et
de pays.
Les ruraux n’ont
pas oublié le
"charbonnier
maître chez soi"
long idéal
millénaire
(presque)
arraché une
certaine nuit du
4 Août 1789
après le plus
puissant
mouvement
populaire
victorieux de
l'histoire de
France, trop
abusivement
réduit à une
expression que
l'on croirait
déjà empruntée
aux media de
Maastricht et de
la constitution
de Giscard,
vilipendant les
attardés et les
crétins : "la
grande peur". La
plus puissante
réalisation
historique
jamais réalisée
de ce que Roger
Dupuy a
fortement
élaboré comme
Politique du
peuple
(Fayard 2002),
cet impensable
ou plus
précisément ce
refoulé de la
science
politique,
science naine,
appendice des
chapelles
médiatiques et
même de
l’histoire
progressiste,
l'autre histoire
sainte se
drapant dans
l'empire du bien
pour domestiquer
et moderniser
les
peuples, à
l'égal des
libéraux.
Les résultats
spatialisés
offrent un vrai
festival de
révélations plus
riches en un
seul jour que
dix ans de
production de
sociologues, ces
gens qui ne
savent rien
d'organique sur
leur société
pensée comme un
tout.. En un
mot, l’unique
bloc cohérent
de départements
qui donnent une
majorité au OUI
au milieu d'un
océan de Non a
constitué, il y
a deux cent ans,
l’espace
principal de la
Contre-révolution
; ( l'histoire
profonde et
fondatrice
rejoue de bien
loin - relisons
Braudel -).
Les choses se
sont bien
éclaircies
depuis la
répétition
générale du vote
autour du traité
de Maastricht ;
le poids de
l’Eglise
catholique
constituait
encore le
principal
discriminant et
le vote hors
Paris
correspondait à
deux siècles de
catholicisme
post-révolutionnaire
; les réalités
de la
mondialisation
on fait un sort
à l’emprise de
la plus ancienne
multinationale.
Ce qui reste une
constante en
revanche, c’est
la deuxième
matrice de
l’acquiescement
majoritaire à la
solubilisation
des
peuples dans
l’alcool du
marché : les
bobo-lands des
très grandes
villes les plus
mondialisées -
Paris-plage-vélo,
Lyon la
fédéraliste et
quelques autres
métropoles
peuplées de
cadres
supérieurs
et de ces si
commodes "sans
papier".
Rapportée à
cette toujours
si vivante
grande
polarisation de
la révolution
néolithique,
entre ville et
campagne et
malgré ces
interpénétrations
digitalisées qui
semblaient les
dédifférencier,
la géographie du
non et du oui
est tout aussi
massivement
exclusive (même
dans les
départements de
l’Ouest à oui
majoritaire, on
la retrouve
aussi) Les bien
éduqués du Oui,
des villes de
l’archipel de la
mondialisation
s’opposent au
Non ruraliste,
osons le dire
rural voire
ruraliste.
C'est pour les
Verts, et
n’est-il pas à
la fois savant
et citoyen
d’adorer rendre
verts ceux qui
nous disent que
l’espèce humaine
est de trop sur
la 3°
planète), mais
plus encore
impénitent
historien
d’esprit, c’est
avec une double
jubilation «
scientifique »
que je vois
réactualiser
cette constante,
dans les
moments-clés de
résistance
nationale, le
populaire de
tout le
territoire,
peuple urbain
compris, et le
rural forment un
ensemble-milieu
organique (que
les économistes
de la
consommation
telle Nicole
Tabard, ont
repéré depuis
longtemps). Et
dans ce tout
c’est -
contrairement à
toutes les
analyses
technocratique
et
évolutionno-progressistes
la ville, ou ce
qui en reste,
disons l’espace
artificialisé du
résidentiel
urbain qui est
tirée par le
rural-, c'est le
peuple rural qui
est le noyau
dur,
"conservatoire"
du
peuple-nation,
qui
donne le ton, et
non les villes
d’où viendraient
tout initiative
et force
d’attraction si
l’on en croyait
ceux qui nous
les présentent
depuis deux
siècles comme en
mission de
civiliser les
campagnes, tant
chez les
marxistes courts
comme chez les
libéraux (Encore
Michéa et son
Impasse Adam
Smith !).
Entre la Vendée
et la
dékoulakisation !
(Note de l'éditeur 2010,
Sur la place de l'Ouest
dans l'ensemble des
écosystèmes sociaux des
mobilisations ( J Réault
Lersco-CNRS 1989 cet
essai chorématique
emprunté à Lestamp-HP,
UPJV, Nantes 2010,
copyright).
| Erratum
du chorème,
pour le "Vaste bassin parisien"
(Nord-est) Lire
Prolétarisation achevée
et non
prolétarisation inachevée.
Cette dernière concerne
essentiellement l'Ouest de la
contre-révolution ( A
Siegfried), première droite,
et de la dépaysannisation
tardive qui devient vivier de la
Deuxième gauche;
l'Aquitaine est est une forme
oliganthropique et première
gauche radical-socialiste de la
prolétarisation inachevée.
Extrait de J Réault
Nicolas et Ségolène 2007 ou
le mystère de la dame de Vix.in
J Deniot, J Réault, Espaces
Temps et territoires. Ed.
Cahiers du Lestamp-HP, 2, Nantes
2010. Egalement disponible
sur ce site.
Fin d l'insert éditorial 2010 |
Recul
de l'emprise
d'église sinon
des
réminiscences de
l’Ouest
de la
contre-révolution ?
C'est
cependant de
Nantes, que nous
écrivons. Il y
paraît bien clos
ce cycle des
révolutions dans
l’Ouest,
notre territoire
d'études de
temps long
biographique, où
les villes
républicaines
résistaient aux
piques
vendéennes et à
l'invasion
étrangère. Ce
sont désormais
les campagnes
qui résistent et
les villes qui
se laissent
envahir. Nantes
ou Rennes (on
hésite)
paraissent
désormais comme
l’épicentre de
l’onde de
l’anti-tremblement
de terres du
OUI. C’est de là
que
ressurgissent
des vassalités
et oligarchies
d'Ancien régime,
mais toujours
dans ce seul
espace de
l'Ouest (
Bretagne et Pays
de Loire à
l'exclusion de
toute autre
région française
) : pays de la
soumission
disait un peu
méchamment A.
Siegfried qui
savait pourtant
aussi les
réserves
démocratiques
qui y
coexistaient
avec ceux qui
veulent toujours
des
maîtres-notables,
monarchistes
puis socialistes
veillant sur
leur salut, pays
de la "déférence
sociale", pour E
Todd qui,
quoique
anglophile, ne
répugne pas à la
litote, joyau
stylistique de
notre
classicisme.
Ici, nous
l'avons écrit
depuis
longtemps, les
forces
dominantes,
anciennes et
nouvelles bien
unies, deuxième
gauche (CFDT,
majorité du PS)
et première
droite (les
Verts, les
Bayroutistes, la
majorité de
l'UMP) a écrit
si joliment
Todd,
s’engouffrent
dans la logique
délétère de la
fusion dans le
grand tout
mercantile
bruxellois, sous
une bureaucratie
plus bornée et
plus inhumaine
que toutes
celles qui l'ont
précédé dans les
Etats-nations,
dans la
décentralisation
dévoyée et dans
une rampante et
quasi ethnique
Europe des
régions. Ce bloc
de l'abolition
de la France
toujours à
l'avant-garde de
la transmission
d'une identité
négative
substituée à sa
grande
histoire, tente
de nouveau d'en
finir avec la
loi
républicaine. Il
n'y a pas
d'alternative au
raffermissement
de l'unité de la
loi et du bien
commun, dans son
acception
moderne et
française de
service public
pour balayer les
ententes de
copains pour
contourner l'une
et l'autre pour
en finir avec
l'omerta locale
à virtualités
lyncheuses
jusqu'au sein
des
institutions,
pour dénoncer
sous les
oripeaux
anarcho-libéralistes
qui n'est jamais
ici que
l'avènement
d'une "féodalité
de marché", qui
ne connaîtrait
que la loi du
plus fort et
l'asservissement
du plus faible
dans la
recherche d'une
sécurité privée
sous les
apparences du
contrat. Entre
le fort et le
faible c'est la
loi seule qui
protège et le
contrat qui
asservit.
Jacky REAULT
Juin 2005.
En guise de
postface
réflexive sur
l'implication de
l'auteur sujet
dans le "sujet"
analysé.
Ce texte émane
d’un
universitaire
improbable
écrivant du sein
de ce double
ensemble,
l’Ouest
intérieur
retrouvé de la
contre-révolution
et Université
de Nantes où
précisément la
souveraineté
populaire le
vive la nation
du printemps
1789, le primat
de Loi sur les
privilèges
opaques, les
unanimités
locales de
réseaux tout
puissants, la
diversité des
sources
culturelles
légitimes, ne
sont plus
vraiment à
l'ordre du jour.
Les politiques
d’épuration et
d’exclusion dans
au moins deux
départements
(Psychologie et
sociologie) en
sont des
manifestations
désormais
passées au
domaine public.
En savent
cruellement
quelque chose
par exemple les
enseignants
chercheurs d'un
laboratoire qui
a du devenir
associatif pour
maintenir son
existence et la
liberté
d’expression de
ses membres et
dont l'objet
reste
précisément la
connaissance des
milieux
populaires et
que l'on veut
dans tous les
sens possibles
du terme,
(qu’ils ont tous
éprouvés depuis
trois ans),
éliminer comme
école de pensée
et pour certains
d'entre eux
comme
professeurs,
interdits de
direction et
d'enseignement
au niveau des
thèses, dont
l’une vient
d’être
« blâmée » par
les instances
disciplinaires,
cette justice
entre soi. Mais
c'est à tous les
niveaux et pas
seulement dans
nos régions
oui-ouistes que
populaire et
peuple sont
devenus
l'interdit
absolu des
sciences
sociales
établies !
______________________________________
Note de 2008 sur
Retour
des
peuples
I, Réflexion de premier
moment sur le Non
français au
referendum....revu
et corrigé et complété,
en novembre et décembre
2008.Seuls
des éclaircissements
théoriques sur l'image,
et des précisions
documentaires et
historiques ont été
ajoutés au texte de
2005.
L'interprétation
livrée à chaud en 2005
reste intacte ainsi que
les données numériques,
elle garde les traces
d'une émotion de citoyen
appliquée à
différents registres de
réalités.
Loin de nous
l'idée de la dénier.
Science sociale
sans conscience de soi
n'est qu'une imposture
positiviste
(pages roses
d'un Larousse de 2084).
Le seul complément
théorique significatif
est l'ajout du "commun"
dans l'approche du
"populaire".
Cette triple entrée
complexe d'un peuple
et d'un
populaire à
jamais insaisissable et
protéiforme tout en
étant irréductible,
signifie dans les
travaux élaborés au sein
du Lestamp, un refus de
s'enfermer dans à la
fois l'antinomie, le
faux binaire, et la
qualification
anachronique et
stratifiante, du couple
d'un millénaire
brouillage des sciences
sociales enfermées et
écartelées entre
Populus plebs,
L'alibi de ses
confusions latentes
alimente aussi une
post-sociologies
méprisantes du
haut et du
bas,
récemment affublées d'un
complément
misérabiliste, le
fragile, par un
binôme de mandarins
pratiquant la mixité
sans doute pour se
couvrir du ridicule
(voir sur le Web, Haut,
Bas, Fragile...
________________________________________________
« Il
n’y
a
pas,
il
ne
peut
y
avoir
une
civilisation
mondiale
au
sens
absolu
que
l’on
donne
souvent
à ce
terme,
puisque
la
civilisation
implique
la
coexistence
de
cultures
offrant
entre
elles
le
maximum
de
diversité,
et
consiste
même
en
cette
coexistence »
Cl.
Lévi-Strauss,
Anthropologie
structurale II
p.
417
 |
|
2.
Retour des
peuples - hiver
2008-9
Peuple
politique peuple
social peuple
sociétal (du
commun)
Bref
essai
intermédiaire
sur le peuple et
les niveaux de
médiation du populaire
pour un lieu
commun des
sciences
sociales.
Notre conception
du populaire
(J. Réault,"
Mondes ouvriers
et
peuples
horizontaux", in
Deniot, Dutheil,
Crises et
métamorphoses
ouvrières
L’Harmattan
1994, Les
ouvriers
nazairiens ou la
double vie,
in Ecomusée
Saint-Nazaire et
la construction
navale 1991, et
Les Trente
Glorieuses de la
CGT nazairienne
Annales de
Bretagne 1995),
interfère avec
celle de J
Deniot, telle
que nous l'avons
croisée dans
l'essai sur le
commun, In
Pour un lieu
commun des
sciences
sociales).
C'est au sein du
Lestamp
alternatif,
c'est à dire
associatif
librement
engendré par la
destruction
institutionnelle
du Lestamp, que
nous l'avons
réélaborée et
complétée en
janvier 2004.
Elle se refuse
à l'absurde
opposition des
deux termes
latins
populus et
plebs,
dérivant
anachroniquement
dans, alors que
le second est
irréductiblement
daté depuis 2500
ans et donnant
finalement
matière au rejet
quasi racial du
peuple politique
par P
Rosanvallon
(Pour le moins
depuis l'article
explicite publié
dans Les
lieux de
mémoire), ou
la "science
politique"
personnifiée de
l'idéologie de
la
mondialisation,
id est de la
désouverainisation
des
peuples
désymbolisés.
Elle enjambe la
république
aristocratique
romaine pour
retrouver le
système
d'opposition
fondateur, celui
d'Athènes.
L'antinomique du
pouvoir du
peuple (démocratia),
est le pouvoir
d'un petit
nombre séparé (oligarchia).
Nous le pensons
dans l'unité
organique
toujours
problématique de
trois
configurations
complexes et
interférentes,
qui signifie la
singularité la
plus spécifique
de toute
société, formation
sociale,
pour mieux
conceptualiser, en tout
cas une unité
d’humanisation.
C'est
l'interférence
mobile et
complexe et
irréductiblement
floue
puisqu'elle est
unité de trois
mouvements, de
ces trois
identifications
elles même
inégalement
floues mais
néanmoins
réelles, du
peuple et du
populaire, le
peuple
anthropologique
des nations
humanisantes
(1) à la fois
séparées et
condensées-infléchies
dans un Etat, le
peuple
social (2)
des sociétés de
classes, celui
des rapports
sociaux, qui
interfère avec
le premier
précisément dans
le rapport à
l'Etat, l'un et
l'autre et leurs
rapports dans et
hors l'Etat,
étant toujours
en interférences
avec les milieux
symboliques de
diverses
modalités du
commun du
peuple sociétal,
que la langue
les coutumes les
rituels
temporels et
spatiaux, voire
le religieux,
expriment
notamment. (3)
On ajoute que si
les
combinatoires
réelles de fait
social total
des
identifications
du peuple se
saisissent
essentiellement
dans les
milieux
matériels,
(4)
géographiques et
pratiqués des
espaces
appropriés et
défendus, dans
les
quotidiennetés
des formes de
vie et
d'habiter, en un
mot dans les
petits pays (de
l'empaysation,
comme on l'a
écrit dans un
essai sur la
ruralité), elles
ne sont en
aucune façon
exclusives mais
organiquement
complémentaire
des modes
d'unification à
distance ou
liturgies
politiques
mémorielles ou
guerrières de
la nation en
ces moments
rituels festifs
ou dramatiques
d'ostentation de
son unité.
1 D'abord il
y a Un
peuple singulier
historiquement
singularisé et
perçu comme tel
dans le concert
contemporain, le
Populus, romain,
français,
chilien serbe,..
et dans les
démocraties
représentatives
contemporaines
issues des
révolutions
américaine et
française, il
est le peuple
invoqué et
consulté et
souvent bafoué
dans l'exercice
de la
souveraineté
populaire,
celle que
précisément met
en cause la
mondialisation
et ceux qui en
sont
l'avant-garde
dans leurs
propres nations
se définissant
de facto
comme
oligarques l'antagonique
des
peuples dans
la problématique
grecque
inventant et
instituant la
démocratie.
C'est d'évidence
le nouveau
concept opérant
de la sociologie
politique du 3°
millénaire, dans
le carcan de
mépris de la
dite
construction de
l'Europe. En
réalité, sa
déconstruction.
Tel que le droit romain
nous en a transmis le
concept, y compris dans
la formule qui dans le
même mouvement désignait
son état donc son Etat, dans la
séparation et
l'organicité,
senatus
populusque
romanus ;
le
Tout écrivions nous
pour frapper
l'auditoire un
jour de colloque
en 1994. Ce
peuple c'est
donc d'abord Un
peuple, parmi
d'autres, dans
le concert
babélien qui
fonde le socle
de
l'humanisation,
différencié de
son voisin, les
français, les
hollandais etc.,
qui veut durer
sur un
territoire
spatial et
mémoriel et pour
cela
s'instituer
faire Loi pour
être milieu
constitutif
d'une nation.
Un peuple
singulier est
toujours la
médiation
première, l'universel
concret, de
toute
humanisation et
de toute
identification
primordiale, de
l'enfant comme
de la société
;c'est en son
seul sein que la
filiation de ego
s'inscrit dans
une tension
féconde entre le
monde via ses
civilisations au
large, larges
familles de
peuples, et
en prise directe
et charnelle
avec la petite
patrie
territoriale
première
expérience,
entre microcosme
et métonymie de
la grande,
espace interne
des
peuples
horizontaux
vivant en
milieux jouant
dans
l'identification
la fonction
concrète de
première
médiation en
même temps
qu'expérience de
l'altérité
coopérante ;
c'est cette
transversalité
du populaire qui
passe par le
commun des
milieux
spatialisés
proches dont
nous faisons
notre quatrième
critère..
Le
Populus est
rappelons le au
passage à un
lectorat
français qui
croit que l'on
est encore dans
l'héritage des
grandes
politiques
culturelles qui
ont fait ce pays
depuis mille
ans, le peuple
et le
populaire
du TNP Théâtre
National
Populaire, de
Jean Vilar et de
la fondation du
Festival
d'Avignon, cette
utopie réalisée
selon
l'expression de
Laurent Fleury
(J. Deniot A.
Pessin, Les
peuples de
l'art
L'Harmattan
2005), celui
qu'institutionnalise
André Malraux
quand il fonde
son ministère,
en y intégrant
de facto
les militants de
"l'éducation
populaire" qui
participent
certes, mais
dans des
équilibres
variés selon les
organisations,
de la deuxième
acception de
peuple celui qui
à l'époque est
clairement celui
des classes,
ouvrières
artisanes et
paysannes:
peuple (2) qu'il
est devenu
beaucoup plus
approximatif
voir trompeur de
spécifier
comme classes
populaires..
C'est tant le
Peuple du
Populus -
une
identification
nationale de
résultante
nécessairement
positive, en un
mot les
français, leur
langue leur
histoire, leur
culture- , que
le populaire de
classes dont les
tenants de l'éducation
populaire
constituaient l'élite
(entre
instituteurs et
militants
ouvriers), ses
syndicats, ses
mouvements
sociaux, ses
modes
d'appropriation
du territoire
(la chasse), ses
votes, ses
gouts, etc. ,
que va
s'ingénier
obstinément à
détruire par la
conjonction de
la force, de
l'assèchement
des subventions
et du mépris,
redoublé et
alimenté par les
ex-intelligentsia
soviétisantes ou
maoïsantes,
l'Etat culturel
de Jack
Lang. Il fut en
cela à
l'avant-garde de
la privation de
souveraineté que
la
mondialisation
et le mode de
construction
oligarchique de
l'appareil
européen vont
développer . Il
est probable que
nous vivons de
cet Etat
culturel
central, ( ses
formes féodales
décentralisées
lui succèdent en
plus nulles et
plus
tyranniques) les
derniers
soubresauts
avant son
absorption
résistible dans
le secteur
culturel et
créatif
du capitalisme
et du
nivellement des
nations qu'a
programmé le
Traité de
Lisbonne,
ratifié sur ce
point en actes
après avoir été
repoussé par
tous les votes
de
peuples à
qui on a laissé
le choix. A ceci
près que la
crise systémique
qui déroule les
prémisses de son
maelstrom
pourrait bien
être l'heure du
retour
des
peuples.
- 2
Peuple social
celui de la
production de la
société au sein
des rapports
sociaux, de
production et de
centre-périphérisation
urbaine et
rurale, celui
des cultures
"populaires",
virtuellement
noyau dur du
peuple sociétal
2-Bis Complexification :
de la virtualité du
peuple social a se
constituer comme le
socle résistant du
vouloir vivre viable de
la société comme communalité de
formes sociales,
de culture et de
mémoire, ou
peuple sociétal.
Quelques mots
d'abord sur
cette double
formulation, le
peuple social
celui que l'on a
circonscrit ci
dessous dans le
corps de cet
essai, se saisit
comme partition
de la société
inséparablement
structuralo-fonctionnelle
d'une part et
inscrite dans
des
rapports
sociaux,
d'autre part, au
sens, si l'on
veut et sous
réserve
d'inventaire, le
plus marxien qui
soit : c'est à
dire de rapports
contradictoires
inégaux mais
interactifs de
par les
mobilisations
résistantes ou
offensives (luttes).
Emmêlés
concrètement les
attributs
fonctionnels et
les
mobilisations
résistantes
offensives ou
passives jouant
des
contradictions
sont logiquement
différenciés et
leur résultante
toujours à
analyser dans
une conjoncture
singulière.
L'ensemble forme
le peuple
social. Cette
dualité
contradictoire
du fonctionnel
et des rapports
sociaux, plus
abstraitement
des
contradictoire
(bases (?)
d'éventuelles
mobilisations
conflictuelles
quand en gros ou
en détail
l'histoire d'une
transformation
résistante ou
offensive
s'ouvre) nous
sépare
radicalement du
marxisme
comme idéologie
close dans
l'exclusive
logique des
rapports sociaux
et à plus forte
raison de ses
succédanés de
café du commerce
sociologique sur
une
essentialisation
possible (et
exclusive de
toute autre
logique
anthropologique)
de "dominants"
et de "dominés",
catégorie de
bazars pour
camelots
quasi-éthologues.
Mais cela ne
nous empêche en
rien d'intégrer
l'heuristique
marxienne qui
nous semble
indépassable des
rapports sociaux
- dans la
production
sociale de leur
existence les
hommes entrent
dans des
rapports... -
au sein
de multiples
contradictions
propres aux
positions dans
la
mondialisation,
aux positions
dans l'insertion
sociétale des
modes de
production, à
leurs
interférence et
à de multiples
autres principes
possibles
d'exploitation
de tentative de
contrainte
violente de
disqualification
culturelle ou
institutionnelle.
Nous ajoutons à
cette approche
sociale, déjà
complexe donc,
une autre thèse
que nous ne
développerons
pas ici car elle
demanderait des
développements
trop importants.
Les modalités
d'interférence
des attributs du
peuple social et
du Populus
national comme
subjectivation
instituée de
l'ensemble de la
société
considérée dans
sa souveraine
séparation, nous
suggèrent la
thèse à explorer
d'un peuple
sociétal.
Pour ne pas
alourdir le
propos nous en
renvoyons un
profilage rapide
en annexe.
Au sein d'un
peuple-populus
se
constituant en
Etat - bloc de
classes et
d'appareils
monopolisateurs
de violence et
de reliances
symboliques,
pour faire
face, -nous
résume peut-être
un peu trop vite
Engels de l'Origine
de la famille-,
précisément aux
contradictions
de la
cristallisation
de classes dans
de
contradictoires
rapports
sociaux,
apparaîtrait
dans la société
Le peuple, dans
sa deuxième
acception,
partition dû
populus, à ceci
près que c'est,
dans cette
problématique,
de lui multitude
le socle de la
société, que le
bloc historique
des classes
liées à l'Etat
et ''Etat se
sont séparées.
Dans cette
genèse qui n'est
pas sans intérêt
heuristique nous
voyons le double
intérêt de
fonder la thèse
corollaire du
lien organique
peuple nation et
du peuple social
dans ce que
appelons le
peuple sociétal.
Dans cette
formulation des
multitudes
majoritaires
constitutives du
Populus,
seraient de ce
fait deux fois
peuple,
Nous hésitons,
cependant avec
l'essentiel des
sciences
sociales et
cette
incertitude est
sans doute
indépassable sur
la
substantivisation
Le
peuple, non
qu'on puisse
prétendre qu'il
n'existe mais
que
l'on ne peut
connaître que
dans des
métonymies
concrètes, en
général
localisées ou
sectorisées,
sauf vastes
mouvements de
révoltes
(émotions
populaires) ou
de révolutions,
où le peuple
n'est jamais
seul.
Sociologiquement
il est plus
prudent de
partir
essentiellement
de référence
irréductiblement
mouvantes
dynamiques et
contradictoires,
selon les
pratiques
auxquelles on
l'attribue, que
sont certaines
propriétés
sociales en
structures ou en
situations et
pratiques dites
populaire
(sociabilités,
cultures,
langages, morale
esthétique,
formes de vie,
alimentation,
produits).
La sociologie et
l'histoire ne
sont pas en
manque pour
illustrer cela à
ceci près qu'une
partie très
idéologisée des
sciences
sociales prétend
nous asséner la
thèse, du temps
de la
mondialisation,
qu'ils nomment
village mondial
ou autres
balivernes, de
l'obsolescence
du populaire
comme de toutes
les acceptions
du mot
peuple.
En
tout cas rien de
ce que l'on peut
qualifier de
peuple ou de
populaire au
temps historique
d'où nous
parlons ne peut
se dénoter et à
plus forte
raison devenir
intelligible par
l'
anachronique
plebs
qui était
supposée
désigner le
peuple social,
non sans une
certaine
préciosité
désuète dans la
vieille
littérature
universitaire
réactivée
dans les années
80 au temps du
retour de
l'antipeuplisme
de mépris.
Laissons le une
bonne fois aux
idéologues de
l'humanitaire,
de la
victimisation ou
de la
déconsidération
et aux
sociologies
courtes peu
soucieuses
d'anachronisme
ou pire
colportant avec
elle leur
condescendance à
l'égard d'un
supposé bas,
ce vocable
réapparu jusque
dans la
littérature
sociologique de
la fracture
sociale active
des dépités des
totalitarismes
de volk ou de
(pseudo) classe
du 20° siècle.
Nous ne
disposons pas de
substantif
conceptuel
alternatif
disponible
suffisamment
universalisé
pour désigner ce
qu'une
sociologie de la
culture
important de
facto les
stratifications
verticalisantes
anglo-américaines,
assigne comme
classes
populaires,
catégorie
parfois commode
mais sans aucun
principe
d'intelligibilité
que d'être
intégrée par le
bas
(encore) dans
des topiques
dont la plus
célèbre et
éculée est la
tripartition des
cultures,
terme devenu
totalement
syncrétique,
lorsqu'avec
l'Etat culturel
et sa novlang
Le sens même des
mots comme un
donjon tomba
(Jacques
Bertin).
Qualifier des
classes plutôt
que d'autres de
populaires c'est
de surcroît les
essentialiser,
contre ses
principes
revendiqués.
Cependant dans
classes
populaires
l'apport
gnoséologique le
plus explicite
reste peut-être
le premier mot
classes
(moins comme
groupe mais
comme marqueur à
moyenne portée
de rapports
sociaux) quel
que soit son
usure
historique. Mais
il faut aller
plus que toute
cette prudence
par trop
inhibante de
toute analyse
aboutie.
Sortir de trop
de prudence
épistémologique
guettée de
relativisme
Le populaire
des classes
populaires
(plus ou moins
désigné comme la
métonymie du
peuple, son
noyau
phénoménologique
visible en
quelque sorte,
dans le discours
politicien du
19° siècle)
renvoie dans la
tripartition
indo-européenne
aux
laboratores,
ceux qui
travaillent,
(Georges Duby,
Les trois
ordres ou
l'imaginaire du
féodalisme.
NRF1978)
par
rapport à ceux
qui relient par
les rites et
liturgies et
ceux qui
combattent (dans
un continuum
politique et
militaire). S'il
fallait un
substantif
contemporain -
quoique
l'attribut
populaire
nous semble
épistémologiquement
supérieur jusque
dans son
incertitude
robuste - nous
proposerions
en
approximation
plus ou moins
provisoire,
les
travailleurs ,
et
puisque c'est le
salariat qui en
constitue le
mode, ajoutons,
les
travailleurs
libres, libres
(concept
qui chez Marx,
tout le monde
l'oublie, a
valeur
civilisationnelle
positive). Aux
salariés
cependant il est
nécessaire
d'adjoindre les
non salariés non
ou peu
salarisant (ce
qui n'est
d'ailleurs pas
contradictoire
avec la première
théorie
marxienne de la
prolétarisation
des Formen
dans le
brouillon
hégélianisant
dit
Grundgrisse))
.
Encore pensons
nous
indispensable
d'ajouter pour
penser les
attributs du
populaire, - et
ceci dans le fil
du Richard Hoggart de
The use of
litteracy-,
les critères
complets de
l'existence
sociale ce qui
donne, pour le
populaire
l'ensemble des
cultures genres
de vie formes de
sociabilité,
performances
esthétiques, des
travailleurs
libres dans
leurs unités
et formes de vie
(tout le monde
ne travaille
pas) en leurs
milieux ,
d'habiter, de
mémoriser et de
symboliser le
monde: ce
que nous avons
qualifié (J
Réault 1989,
Lersco) d'ans
les espaces
temps du
territoire
français comme
écosystèmes
sociaux de
reproduction (majoritairement)
populaires..
Les
classes ou plus
concrètement
sans doute en
2008, les
milieux sont
plus ou moins
populaires
en ce qu'elles,
doublement,
vivent de leur
travail- ou sont
entretenus par
le travail de
leurs liens de
vies, et
coexistent entre
elles. Nous
pensons ici
nécessaire
d'ajouter un
concept marxien
quoique
nécessairement
déductible de la
deuxième
accumulation du
capital celle
qui engendre la
première
industrialisation,
celui de
prolétarisation,
qui ne devient
sociologique
qu'en
l'interprétant
en termes
d'historicité
(moment) de
formes et de
degrés et qui
scinde de ce
fait d'entrée la
dite classe
ouvrière
historique qui
fut quoique
inégalement
toujours
hétérogèue dans
son rapport à cette
accumulation.
Les moments degrés et
formes de
prolétarisation des
ouvriers les distribuent
dans différents sous
ensembles "horizontaux,
JT 1989, 1992) du peuple
social correspondant aux
différentes modalités de
leur prolétarisation et
déprolétarisation.
Les peuples
propriétaires
pour dire vite,
ouvriers
compris, ne sont
pas moins
populaires que
les peuples plus
séparés de leurs
conditions
d'existence,
matérielles ou
immatérielles
(liens savoirs).
On dirait même
au contraire
dans le fil
d'une analyse
quasi millénaire
(sociétés
antiques,
Révolutions
française et
américaine) du
lien entre
peuple et
appropriation
d'un territoire
y compris
propriété. Une
analyse actuelle
des métamorphose
du populaire ne
peut faire
l'économie des
modalités du
passage ouvrier
"de la classe au
peuple" (jr
2008)
Toutes
ces pluralités
co-existantes
leur est
constitutive du
Populus comme du
peuple social
sauf que sauf
que cette
dernière est
toujours
partielle,
singulière, mais
immédiate dans
des territoires
milieux
(localisés ?)
qui constituent
les espaces de
médiation de
cultures
communes
intermédiaires
entre la culture
commune
nationale, la
plus abstraite
mais pas
toujours
(exemple la
guerre,
l'intégration
politique, la
communauté
médiatique,
etc.) , les
milieux
territoriaux qui
constituent les
espaces plus ou
moins
quotidiennement
expérimentés de
la vie pratique.
Sur ces lieux
communs concrets
nous revenons
plus loin.
Entre les
entités parfois
robustes des
deux peuples
entrelacés ou
séparés, penser
plus
généralement le
populaire comme
attribut autant
que comme
substantifs de
groupes
essentialisés.
Généralisation
du Commun et du
Milieu localisé
comme
introduction à
l'idée de
transversalité.
Pour
qualifier
concrètement le
populaire
sociétal et même
d'une certaine
façon l'unité du
peuple national
nous venons d'en
passer par deux
critères
transversaux qui
font que ne peut
être dit
populaire ce qui
serait l'apanage
de classes ou
vaste ensemble
en ayant le
monopole, le
populaire,
notamment
culturel se
révèle dans les
géométries
variables selon
les époques les
politiques, les
systèmes
scolaires etc.,
de l'extension
partagée des
communalités
sachant que
l'espace commun
ou séparé est
une
détermination
trop
fondamentale ;
pas seulement
depuis la
révolution
néolithique
séparant les
villes et les
campagnes mais
plus que jamais
dans les
sociétés
affrontant la
mondialisation.
C'est par ces
deux entrées que
l'on peut à la
fois comprendre
et étudier les
transversalités
du populaire
social mais
aussi national
tant il est vrai
que
l'identification
solidaire à son
peuple comme au
peuple ne peut
jamais être
absolument
préjugé. Il est
même
historiquement
répétitif que
les classes les
moins populaires sociétalement
sont souvent
celles qui sont
les plus
enclines à se
désolidariser.
De ce point de
vue le temps de
la
mondialisation a
été exemplaire.
C'est de
l'archipel des
capitales
mondialisées
monopolisées par
les classes
parlantes et les
oligarchies
(inassimilables
mécaniquement ou
éculées classes
supérieures de
la sociologie
poussive
attardée en
1974) que la
dépopularisation,
dans tous les
sens du terme,
l'antipeuplisme
le plus
méprisant, et
l'abandon des
cultures
nationales, sont
les plus
avancées.
Politique
populaire
politique du
peuple ?
A l'interférence
des deux
peuples, serait
requise
l'analyse de ce
qu'un historien
des temps
modernes Roger
Dupuy a défini
par un maître
livre, La
politique du
peuple
(Fayard 2003)
portant sur
temps
moyennement long
de l'ancien
régime et des
républiques
issues de la
révolution
française. Cette
question est
trop centrale
dans la
politique ou la
post-politique
au delà d'un
seuil de
mondialisation
pour être
exécutée
rapidement. On
ne la note ici
que pour mémoire
et on renvoie
outre à R Dupuy
à l'autre
historien, Guy
Bois qui a si
magistralement
problématisé la
nouvelle donne
politique de la
mondialisation
et du caractère
central des
peuples
nationaux dans
l'alternative
d'une
résistance.
Cette question
centrale,
interfère, par
trop d'ailleurs
dans la dite
"science
politique"
instituée en
solidarité
totale avec le
pouvoir
politique et
celui des media,
avec les
différentes
modalités d'un
populisme.
Il y aurait
pourtant grand
besoin d'un
concept de
sciences
sociales
désintriqué des
usages
vulgaires,
quoique se
prétendant
savants,
tendancieux et
insultants,
qu'en ont fait
les
classes
parlantes
à partir en
gros de l'année
orwellienne de
1984, celle du
Vive la crise
des
intellectuels
dépopularisés.
Alors que la
souveraineté
nationale
(populaire 1)
était l'objet
d'un premier et
radical abandon
(l'asservissement
du franc au mark
fort de la
déflation et de
la
décroissance),
et que les
acquis
populaires (2)
étaient
ridiculisés
avant d'être
démolis un à un,
il s'agissait de
de désolidariser
les classes (moyennes
?) devenues
culturelles
c'est à dire
instruites, (E
Todd,
l'Illusion
économique)
dans le sillage
de l'oligarchie
mondialiste des
classes
parlantes, et
des classes
populaires
présentées comme
porteuses de
toutes les tares
de l'arriération
politique et
culturelle..
Antinationisme
(P A Taguieff)
et Antipeuplisme
(Todd, etc. )
surgirent
ensemble et
constituent
historiquement
une véritable
leçon de chose
expérimentale de
l'enlacement
organique du
peuple du peuple
national et du
peuple social -
et ou sociétal
?- , dans la
réalité comme
dans toute
science sociale
qui ne renonce
pas à saisir des
complexités
concrètes sinon
contradictoires
dans le sens
marxien et non
logique du
terme.
- 3 Le
peuple sociétal,
est celui du
commun de la
strate la plus
largement
commune de la
culture
sociétale -
Nous ne l'avions
pas évoqué dans
l'analyse
essentiellement
politique de
2005 quoique son
élaboration est
ancienne (J
Réault 1992,
l'intersection
du populus
et de la
plebs) et J
Réault, J
Deniot, J
Réault, 2006. Le
commun, Pour
un lieu commun
des sciences
sociales).
Nous
revendiquons
l'ajout de ce
concept
transversal
indispensable à
la compréhension
des deux
populaires et de
leurs
interférences,
sa spécificité
se trouvant
précisément dans
leurs
interférences.
Pas de peuple
sans
communalités ;
- celles de la
nation sont à la
fois plus
lointaines nécessairement
plus instituées
et inscrites
nécessairement
sur soubassement
anthropologico-culturel
et mémoriel
volant de
perdurance de la
constitution
politique
autonome,
-celles pas
toujours moins
concrètes (les
langues
maternelles
(Th Nathan) que
- les
communalités
immédiates de
milieux
petits pays
régions. Le
commun c'est
tout ce qui se
trouve en amont
des diversités
et qui permet de
faire à toutes
échelles,
locales ou
nationale,
peuple comme
tendanciellement
unité constituée
ou simplement
comme
sociabilité
"naturelle : les
universaux
relatifs des
linguistes et
des
anthropologues
de la culture,
ou plus
récemment du
bel ordinaire
de Joëlle
Deniot ou la
connaissance
ordinaire de
Michel
Maffesoli),
mais aussi la
common decency
d'Orwell,
redécouverte par
Jean-Claude
Michéa, sur le
socle
démocratique
mais d'abord
anthropologique
du common
sense, voire
de la common
law,
britanniques.
Ainsi en France
la langue reste,
quoiqu'on nous
affole avec un
analphabétisme
très sollicité,
commune,
l'excellence
alimentaire ( J
Réault 2004),
reste une
communalité
propre à tous
les ensembles
sociaux, la
mémoire de
vastes
mouvements
populaires
capables
d'infléchir
l'obsolescence
d'institutions
politiques en
est une autre,
etc.
Il faut
cependant faire
un sort au
commun plus
particulièrement
propre aux
multitudes (ou
classes vite dit
travailleuses.
IL y a deux
angles aux
révélations
différentes pour
l'aborder - - -
C'est d'abord à
son propos que
l'on désigne des
dites et
éventuellement
avec pertinence,
cultures
populaires,
elles sont à la
fois faites
d'items communs
à l'ensemble du
Populus
mais plus ou
moins devenues
obsolètes dans
les classes les
plus liées au
pouvoir et à
l'intégration
culturelle
contrainte, soit
spécifiques
souvent soit
localisées et
historiques
(milieux) soit
liées aux
pratiques
travailleuses et
à leurs
interférences
dans des koinées
de coopérations
partielles
l'armée de
conscription en
fut une),
reliant artisans
paysans ouvriers
etc...) On
considère ici
comme pur et
vain jeu
d'intellectuel
incapable de
s'exposer dans
une pensée qui
les inscrit dans
un populaire
quel qu'il soit
la fausse
querelle du
populaire de
déperdition des
classes
distinguées et
du populaire
spécifique. Les
deux mon général
et revenons aux
choses sérieuses.
- Le commun
c'est surtout et
plus
profondément, ce
qui est
transversal au
plus grand
nombre
(englobant les
laboratores,
comme G Duby le
trouve dans les
textes
médiévaux),
de la
culture dans
toutes ses
acceptions et
d'abord les
langages verbaux
et non verbaux,
les sociabilités
de convenance ou
plus profondes,
les mémoires, et
en France, au
premier chef les
chansons, les
genres de vie,
et du temps de
la
mondialisation
inversant les
valeurs des
mondialisés, la
common decency
anthropologique.
C'est ce
fondamental
transversal du
populaire qui
rend le plus
malvenu une
qualification du
populaire de
deuxième sens
essentialisé
dans des groupes
spécifiques. En
1950, l'école
primaire de la
république avait
achevé de
produire une
communauté de
langue qui plus
est baignée dans
les partages
inégaux mais
communs et
universellement
valorisés du
"Pays de la
littérature" ( J
Lepape). Les
politiques
d'après 1974 se
sont tous
conjugués pour
mettre en pièce
et la langue et
sa littérature,
acculturant par
la violence
d'Etat ce qui
avait été un des
peuples les plus
instruits et
cultivés du
monde. Il fallut
une sociologie
du plus bas
étage pour louer
les pouvoirs
responsables de
cet ethnocide,
par une des plus
serviles
contributions
apportées par
des
universitaires
au pouvoir
politique. Cette
contribution se
présenta comme
Le niveau
monte.
L'antiphrase est
une spécialité
des novlangs
totalitaires. La
récompense ne se
fit pas attendre
l'auteur ne
devint pas
ministre, ce
qu'il avait
espéré, ou au
moins conseiller
proche, mais
pire on lui
confia la chaire
des sciences
sociales dans ce
qui restait un
des derniers
sanctuaires de
la haute
culture. Grand
moment de
l'assomption de
la "sociologie
comme science".
Tout était
évidemment et
reste
définitivement
dans le "comme".
En d'autre temps
ont aurait
proposé sa tête
au peuple ce qui
serait trop
d'honneur ; nous
ne lui
souhaitons que
l'oubli, après
disparition des
derniers manuels
les plus aboutis
sans la novlang
antithèse de la
langue et de la
raison commune,
ceux des dites
Sciences
Economiques et
Sociales
qu'aucun pouvoir
ne semble avoir
vraiment envie
d'abolir.
Au total
le peuple et le
populaire
s'adjugent dans
cette trinité
le
tout
national, le
pôle
populaire
des rapports
sociaux, et à
l'interférence
et sous
l'interférence,
le commun.
L'actualisation
contemporaines
des pensées du
populaire
étaient enformée
dans l'aporie
de ce dualisme
syncrétique qui
faisait
coexister sans
interférence les
logiques
hétérogène de la
vieillerie
anachroniques
colportée par le
droit et les
sociologies
courtes du
populus et de la
plèbe. Le
contradictions
et les
illogismes de ce
bric-à-brac
faisaient beau
jeu aux
idéologues
(Rosanvallon en
tête mais aussi
Touraine et les
tourainiens), de
la fin des
peuples, alias
l'expression
quasiment
mécanique du
processus et des
politiques
conjuguées de
mondialisation,
alias
dédifférenciation
pré-Babélienne
des peuples
alias abolition
de la
souveraineté
populaire des
nations.
4- Le
populaire et le
spatial
L'approche
anthropologique
sociologique et
historique
complète,
notamment et pas
seulement dans
les
espaces-temps
qui constituent
la structure
spécifique de la
mondialisation (centre
(s)périphéries,
centrages
décentrages),
requiert de ne
pas se borner à
ces trois
entrées
génériques de
l'universel
concret de
chaque société,
et d'introduire
d'une part, sous
chacune ses
rapports à
l'espace
territorial,
d'autre part les
unités concrètes
non universelles
qui constituent
les milieux de
l'expérience des
fondamentaux
des formes de
vie d'habiter de
travailler, de
socialiser
Là se trouve
(quels que
soient les media
unificateurs qui
correspondent
aux entrées
génériques), les
segmentations
anthropo-historiques,
génériques
(villes/campagnes
etc.) liées à
l'histoire des
espaces-temps du
développement
(Autour de la
ligne
Saint-Malo-Genève"),
et singulières,
les entités
régionales,
notamment si
spécifiques de
la
France-diversité
(F Braudel), aux
découpages à la
fois souples et
robustes et en
tout cas
multi-critères,
ce qui n'exclut
pas de vastes
ensembles connus
de
l'anthropologique
historique
(Nord/Sud,
de la langue, du
droit, de la
romanisation etc,
Ouest d'A
Siegfried et
autres
interférence
surdéterminée
par les
civilisations
agraires,
Vendée, pays
etc...) Ce que
nous avions
qualifié dans
nos travaux des
années
1989-1995, de
peuples
horizontaux
(1992 publié
1995), et
d'écosystèmes
sociaux de
reproduction.
(Jr 1989)
Les rapports
très intenses du
populaire et du
spatial ne
constituent pas
une thèse qui
serait nouvelle
ou théoriciste,
leur
connaissance de
réalité
résistante
s'impose depuis
longtemps aux
historiens
géographes
anthropologiques
notamment de
l'espace
français, mais
il est important
pour la grande
ignorance modale
des sociologues
à cet égard de
préciser que
l'efficace de
l'espace dans la
détermination
des pratiques se
vérifie toujours
autant dans
toutes approches
empiriques qui
ont la probité
de ne pas
l'oublier, Au
point que non
seulement sur
les variables
aussi sensibles
et apparemment
conjoncturelles
des formes et
modes de vie
d'habiter et de
consommation, la
description
économique
(Nicole Tabard)
pose comme
empiriquement
toujours
vérifiée la
correspondance
du populaire et
du rural,
mais plus
généralement les
grandes enquêtes
d'opinions quasi
quotidiennement
réitérées dans
la
contemporanéité
la plus
immédiate
possible,
mettent en
évidence que
parmi toutes les
variables
"indépendantes"
explicatives du
plus grand
nombre de
pratiques et
bien avant la
CSP en
obsolescence
rapide, le
diplôme et la
situation
spatiale étaient
les plus
vérifiées, soit
ensemble
(remarque
précédente) soit
exclusivement.
L'expulsion du
peuple des
villes dans les
sociétés de la
mondialisation
ne peut que
renforcer ce
phénomène. Une
anthropologie du
populaire doit
donc intégrer
tout cela
d'autant plus
que le politique
est, même dans
la conscience
sociale, devenue
l'expression
politique de
cette réalité,
les grandes
villes archipel
de la
mondialisation
étant de plus en
plus le monopole
résidentiel des
franges bobos
et culturelles
de
l'hyperbourgeoisie
mondiale et
de ses relais
dépopularisés
et dont le
noyau dur (Vert)
se dit
dénationalisé.
A l'âge de
la
mondialisation
la
spatialisation
des grandes
polarisations
sociales et
politiques,
celle des
peuples et des
oligarchies
mondialisées
étant l'axe du
monde, est
dimension
intrinsèque de
toute
problématisation
du populaire.
Depuis longtemps
les sociologues
des
consommations et
genres de vie (
N Tabard) ont
mis en évidence
l'équation du
populaire et du
rural, que nous
avons développés
dans nombre de
nos travaux(
1989, 2002,
2004). Les
grandes villes
de l'archipel de
la
mondialisation
n'abritent de
plus en plus
désormais que
les classes
parlantes
nimbées de plus
ou moins de
classes
culturelles dont
l'hyperbourgeoisie,
ou du moins la
culture de son
pouvoir est la
référence, et de
leurs assistés
ethnicisés
des
périphéries
du monde. Les
mondes
travailleurs et
populaires les
plus refoulés
constituent,
avec leurs
formes propres
de résistance
(le mouvement
chasseur par
exemple) les
indigènes des
ruralités plus
ou moins
abandonnées,
mais aussi de
ces mondes
intermédiaires
où les
mondialisés des
grandes villes
les repoussent
dans ces
nouvelles
ambivalentes et
porteuses de
dynamiques
sociales
brouillant les
cartes, les
rurbanités.
La
désymbolisation
générale des
peuples et du
populaire ou la
question
principale des
sociétés de la
mondialisation.
En gros ne
tournons pas
autour du pot
tout est bon
qui, 209 ans
après la
révolution
française veut
nous réhabiliter
les catégories
de pensée, et
virtuellement
les statuts
réinstitutionnalisés
en gros de tout
ce qui désigne
l'infériorité
et donc
est supposé
refonder
l'inégalité,
dont la plus
radicale est la
substitution
d'oligarchies à
la souveraineté
des peuples, et
la médiation
tendancielle la
discrimination
instituée,
qu'importe
qu'elle soit
positive ou
négative, elle
est toujours
infériorisante
comme l'insertion
assistée est la
véritable et la
seule
exclusion.
On peut dater ce
surgissement de
sociologies et
de politiques
inégalisantes
désormais
organiquement
liées au
tournant (de
1983,4, dans nos
travaux). C'est
de là que pour
nous et beaucoup
d'autres
observateurs
s'ancre ce
qu'Alain Supiot,
a tardivement
(2008, article
du Monde) mais
judicieusement
qualifié de
sécession des
élites.
Il y
a pourtant bien
longtemps que
d'abord les
media et les
politiques nous
ont stigmatisés
les archaïques,
les frileux,
les frustrés à
chaque élection,
derrière les
idéologues
fascisants de la
France moisie,
qui devait
entériner des
choix
oligarchiques
consensualisés
par les "partis
de
gouvernement".
C'est plus
récemment que
des sociologues
se sont mis,
dans le fil du
misérabilisme
tardif d'un
Bourdieu, à nous
problématiser de
nouveaux
vieux
ouvriers réduits
au regard
humanitaire
méprisant et
victimisant
d'une quasi
racialisée
condition
ouvrière,
agrippés à des
acquis
ringards (le
langage et
l'inversion
politique du
directeur de
Libé ont fait
école). Qui ne
connait par cœur
toute la litanie
de la de la
classe parlante
s'adressant à la
classe
culturelle
les soirs
d'élection.
D'abord ils
votent mal,
et pour cause,
personne ne veut
plus les
représenter-, à
cette exclusion
sans appel
populiste peut
se dévider toute
la panoplie de
ce racisme de
classe ( les
beaufrs, les
chasseurs
viandards,
les Bidochon,
les familialistes,
les
ruralistes,
jusqu'à la
classe raciste
de l'ancien chef
de la
multinationale
sociologique de
la classe
ouvrière version
stalinienne,
etc..)
Alors que
pour occuper la
place du peuple
efface on a de
si bons
objets post
populaires,
nouveaux parias
de Stéphane
Beaud et
Pialoux, (Retour
sur la condition
ouvrière),
"sans-papiers"
des
intellectuels et
artistes
manifestants de
l'empire du bien
cherchant des
caméras (les
artistezés
de l'authentique
révolte faux
rebelles si bien
campés par
Jacques Bertin
qu'il en a perdu
son emploi à
Politis), et
pire encore, le
"bas" des
idéologies
sociologiques
nostalgiques du
stalinisme
réfugiés dans le
mépris
sociologisé pour
la dite
classe raciste,
les ouvriers du
Michel Verret du
dernier âge
(1999) hélas !
mais qui dès le
début des années
80, et le
premier
peut-être avait
systématiquement
introduit le
vocable du
bas
pour faire d'un
coup un sort de
relégation
radicale dans
une Sibérie de
la pensée et du
statut
politique, à
cette ex
classe ouvrière
qui n'avait pas
accompli ses
prophéties et
pas été digne de
sa mission (une
union soviétique
mondiale ?).
Ah
cette
fascination pour
les
borderline,
et cette mode
durable des
classes
parlantes et
culturelles, des
sociologues
disciplinaires
et des media si
unis sur ce
point, pour les
soi disant
outsiders,
ce marqueur
jamais épuisé de
la pensée
sociologique de
convention
bien-pensante et
de la posture
esthétisée du
faux rebelle,
le bobo.
Cette géniale
invention d'un
peut-être
"néocons"
américain. Le
dernier avatar
du reformatage
misérabiliste de
la vision de la
société qui
finalement
s'avère
correspondre
avec celle des
oligarchies des
sociétés
mondialisées,
conjugue tout,
le mépris
vertical du
Verret terminal
et la
désidentification
par
l'humanitarisme
à fort relent
assistanciel 19°
siècle, Annie
Collowald et
Olivier Schwartz
prétendent-ils
dépasser par le
haut le couperet
binaire du
haut et du
bas en
lui ajoutant, le
fragile ? Si
la sociologie
instituée dans
l'Etat en est
là, ne
vaudrait-il pas
mieux qu'elle
s'abolisse ; les
sondeurs du
marketing ne
font pas pire
avec désormais
leurs
classes modestes
(Ipsos,
TNS-Sofres),
proche du
sobriquet
humanitaro-médiatique
des "plus
démunis". On se
prend à rêver de
l'urgence d'un
grand vent
anarchiste
imposant la fin
de l'Etat
sociologique
devenu le
laboratoire de
l'accompagnement
du procès et des
politiques de
mondialisation,
par les concepts
de la radicale
néantisation du
populaire et des
peuples.
++
Voir nos
articles ,
Les ouvriers
de Saint-Nazaire
ou la double vie
et
Les ouvriers,
de la classe au
peuple.
Marx
avait déjà noté
que la science
sociale la plus
profonde n'était
pas à prendre
dans la bien
pensance des
deux
libéralismes de
gauche ou de
droite, le même
selon Claude
Michéa (Impasse
Adam Smith;
Edition
Climats), mais
dans les affres
enracinés et
complexes des
profonds
réactionnaires,
si ce mot a
encore cependant
un sens, (sinon
à l'âge de la
mondialisation,
où les nations
qui parviennent
à maintenir leur
vouloir-vivre
constituent les
principales
réserves
d'alternative
antisystémiques
possibles au
sein de leurs
braudéliennes
civilisations),
celui de
résistant à côté
du peuple
social, encore
faut-il pour
cette
conjonction que
le leurre
obsolescent du
partage
droite-gauche
des appareils de
pouvoir
n'illusionne
plus sur son
inadéquation
radicale aux
périodes de
salut public à
l'ordre du jour,
et dans ce
registre il est
particulièrement
mal venu de
faire la fine
bouche.
Jacky Réault
Décembre 2008-2
février 20095
avril 2009
Viatique
bibliographique de
l'auteur 21 mai 2009.
Sur la
distinction si
tardivement
élaborée dans
les sciences
sociales et à
laquelle nous
avons contribué
au premier chef
par de multiples
travaux depuis
1977 (voir notre
auto-présentation
(cliquer
checheurs du lestamp) sur
www.lestamp.com,
) on renvoie le
lecteur à la
publication d'un
texte plus
théorisé qui
condense et
simplifie un
enseignement
développé
pendant trente,
pour l'essentiel
publié en textes
gris d'usage
universitaire
dans "Le
travailleur
libre des
sociétés
centrales du
capitalisme
historique". Cet
article est
intitulé
-Prolétarisation
Prolétarisation
inachevée
Prolétarisation
achevée dans les
mondes ouvriers,
c'est le texte
de la première
de nos deux
communications
au Colloque du
LERSCO-CNRS
Crises et
métamorphoses
ouvrières-
Université de
Nantes
LERSCO-CNRS dans
l' Axe
6, 8-10 Octobre
1992. Non publiée faute
de place, elle est
disponible
sur le site
www.lestamp.com
sous son titre
de 1992.
Parmi nos autres
références où se
croisent souvent
explicitement
les
problématiques
de
prolétarisation
de classes et de
peuples dont
l'interférence
permanente
constitue pour
nous un des axes
biographiques
principaux de
nos travaux, on
signale,
DERNIERES PARUTIONS
-Nicolas
et Ségolène 2007 ou le
mystère de La dame de
Vix, in Joëlle
Deniot et Jacky Réault
avec Léonard Delmaire,
Espaces, Temps et
Territoires
Cahiers du
Lestamp-Habiter-PIPS ea
4287 de l'UPJV, Nantes
Mai 2010,
Lestamp-Edition., -
reproduit sur ce site
voir l'index bas de la
colonne centrale.
-Nantes
l'excès -la ville.
Texte
(restreint) d'accueil
distribué (signé Lauter)
aux congressistes du
Colloque Les cultures
populaires organisé à
Nantes par la Société
d'ethnologie française
et le LERSCO CNRS en
1983, et publié alors
par la Tribune de
Loire-Atlantique avant
d'être édité in
extenso in Lersco
CNRS, Philographie,
Mélanges offerts à M.
Verret. 1987 Sur la
périphérisation rurbaine
des ouvriers de Nantes
après leurs
flamboyants
excès et sur le
bocage mental des
sociétés de
l'Ouest.
Disponible revu et
annoté in
www.lestamp.com
Cliquer articles, J
Réault
Prolétarisation
prolétarisation
inachevée
prolétarisation dans les
mondes ouvriers.
Colloque du LERSCO 1992
édité in
vr aussi
articles
www.lestamp.com-Prolétarisation
Prolétarisation
inachevée
Prolétarisation achevée
dans les mondes
ouvriers. 2°
communication (non
éditée avant 2010) in
extenso in
www.lestamp.com
Cliquer Articles Cliquer
J Réault.
-
Ouvriers de
l'Ouest -II-,
Les ouvriers de
Saint-Nazaire ou
la double vie,
in
-
www.sociologie-cultures.com.,
un texte quasi
doublé et
actualisé en
2006 et 2009
de Les
ouvriers
nazairiens ou la
double vie ;
cette
édition
originale plus
restreinte in
Ecomusée de
Saint-Nazaire,
Saint-Nazaire
et la
construction
navale. 1993
était depuis
longtemps
épuisée.
Elle persiste
intégrale dans la
version développée sur
ce site voir dans
l'index la rubrique
Articles (' en haut à
gauche)
-Les
Trente
glorieuses de la
CGT nazairienne,
in Annales de
Bretagne et des
pays de l'ouest,
1995-3, Tome
102, La CGT
en Bretagne, un
centenaire,
Dir. Claude
Geslin, Presses
Universitaires
de Rennes,
-Mondes ouvriers
et peuples horizontaux.
in J Deniot (avec C
Dutheil) Crise et
métamorphoses ouvrières.
L'Harmattan 1995.
e&-&dition
web par Google
- Formes
de vie ouvrière
et écosystèmes
sociaux de
reproduction
populaire.
Lersco-CNRS,
Université de
Nantes. 1989
-
Ouvriers de
l'ouest,
in ATP CNRS,
L'Ouest bouge-t-
il ?
Son
changement
social et
culturel depuis
30 ans.
Nantes Vivant
1983
L'usine des Batignolles à
Nantes. L'histoire d'une
usine au 20° siècle, L'usine
La "vie".
in Norois
Revue géographique de
l'ouest et des pays de
l'Atlantique Nord.
Octobre-Décembre 1981 N°
112, pp 661-673.
disponible in
extenso sur
www.persee.fr/web/revues/.../noroi_0029-182x_1981_num_112_1_4006.
-
La
prolétarisation
inachevée,
Approches
sociographiques
de la classe
ouvrière de
l'aire d'emploi
de
Saint-Nazaire.
Nantes
LERSCO-CNRS
Octobre 1977
(ouvrage épuisé
réédition
envisagée)
-Les
ouvriers de la
classe au
peuple, Après
l’émancipation,
-
sur ce
site
Octobre
2008-Février
2009
__________________________
ANNEXE
insérée le
27 février
2011.
Ce document
osant nommer
"l'impuissance
et la
lâcheté de
l'Union
européenne"
concernant
notamment
les
chrétiens
d'orient,
nous paraît
d'une
importance
capitale
quoiqu'il
n'émane pas
de la
hiérarchie
de l'Eglise
de France ou
de simples
fidèles mais
d'hommes
politiques
relayés par
le quasi
officiel
"France
catholique".
Les
catholiques,
certes bien
affaiblis
s'aperçoivent-ils,
même s'il
est trop
tard
peut-être,
qu'après
avoir été
les
principaux
initiateurs
d'un
appareil
d'Etat dit
"européen"
dès le
traité de
Rome, et
toujours
plus depuis
séparé des
peuples, ils
sont comme
les peuples,
les nations,
les citoyens
de
républiques
qu'ils ont
ainsi
contribué à
désouverainiser,
les
personnae
nullae d'une
machinerie
financière
culturellement
réduite à la
chosification
nihiliste
des êtres
humains
réductibles
à une espèce
biologique
c'est à dire
pré ou
a-symbolique
et donc
offerte aux
manipulations
sans limites
(A Supiot)
d'une
techno-science
financiarisée,
comme
anthropologiquement
(avec le
déni des
sexes et de
l'humanisation
progressive
de
l'embryon),
à la
"débandade
de la
raison"
Il
est évident
que
l'éventuelle
prise de
conscience
plus large
d'une telle
réalité dans
les
différentes
sphères de
la nébuleuse
catholique
d'Eglise
(bien
affaiblie)
et/ou de
culture
(toujours
largement
majoritaire),
- qui
supposerait
un
engagement
conséquent
des hommes
politiques
de cette
pétition
d'un jour-,
aurait des
effets
politiques
pertinents
d'une grande
portée. On
s'efforcera
de les
mesurer (
avec les
moyens que
nous avons
mis en œuvre
dans notre
article
"Nicolas et
Ségolène
2007..."-
sur ce site)
lors des
prochaines
échéances
électorales
entraînant
peut-être de
nouvelles
contradictions.
Cette
interrogation
ne signifie
pas que nous
nous
illusionnons
sur l'enjeu
réel de ces
liturgies si
neutralisées
au sein
d'une
"démocratie"
toujours
plus
désubstantialisée
par la
mondialisation
- Guy Bois-
et l'effet
de levier
supplémentaire
qu'y apporte
le consensus
européiste
des deux
partis "de
gouvernement"
majoritaires
de l'ex
gauche et de
la quasi
droite.
_______________
Document
emprunté à
France
CATHOLIQUE
dont, sans
évidemment
partager
toutes les
positions
nous lisons
avec profit
depuis
longtemps la
liste de
diffusion
notamment
pour leur
courageuse
résistance à
l'euthanasie
rampante qui
serait, sous
prétexte de
dolorisme
humaniste
syncrétique,
le triomphe
tardif de la
déshumanisation
hitlérienne
du monde.
Jacky Réault
27 février
2011
Début
du Document
L’Europe et
les libertés
religieuses :
Dominique
SOUCHET
dénonce
l’impuissance
et la
lâcheté de
l’Union
européenne
mardi 1er
février 2011
Dominique
SOUCHET, député
de la Vendée et
initiateur de
l’appel des
parlementaires
en faveur des
chrétiens
d’Orient, se dit
profondément
choqué par la
décision prise
hier par l’Union
européenne de ne
pas condamner
les atteintes à
la liberté
religieuse au
Moyen-Orient.
Alors que la
France, la
Hongrie,
l’Italie et la
Pologne avaient
insisté pour que
les 27 adoptent
une déclaration
sur les
persécutions
antichrétiennes,
notamment en
Egypte et en
Irak, l’Union
européenne a
préféré se
réfugier dans la
neutralité en ne
mentionnant
aucune
communauté
spécifique ni
aucun pays en
particulier.
Ce silence de
l’Union
européenne, qui
constitue un
aveu
d’impuissance et
de lâcheté, ne
peut
qu’encourager
ceux qui
cherchent à
déstabiliser les
communautés
chrétiennes du
Moyen-Orient à
poursuivre leurs
intimidations et
leurs attentats.
La diplomatie ne
consiste pas à
refuser de
nommer les
réalités, mais à
les affronter
avec courage et
intelligence.
Devant la
carence de
l’Union
européenne,
Dominique
SOUCHET et les
230
parlementaires
français qui ont
désormais
rejoint son
appel lancé il y
a quelques
semaines,
invitent le
Président de la
République et le
Ministre des
Affaires
étrangères à se
tourner de
manière
privilégiée vers
les Nations
Unies.
Il appartient
désormais au
Conseil de
sécurité de
rappeler
solennellement
aux Etats que la
protection de
leurs minorités
religieuses et
l’un de leurs
tous premiers
devoirs.
Dominique
SOUCHET
Député du
Mouvement Pour
la France
Membre de la
Commission des
affaires
étrangères de
l’Assemblée
nationale
Conseiller des
affaires
étrangères
La France doit
porter la voix
des chrétiens
d’Orient
par Dominique
Souchet,
député de la
Vendée,
conseiller des
affaires
étrangères
Le cri d’alarme
des chrétiens
d’Orient n’a
jamais été aussi
fort. Les
persécutions et
les attentats
dont ils sont
victimes les
poussent plus
que jamais à
l’exode. Le
risque de
disparition des
communautés
chrétiennes du
Moyen Orient est
donc réel. Nous
ne pouvons
rester inertes
ni indifférents
devant une telle
perspective.
Nous devons
agir, à la fois
à très court
terme et pour
assurer dans la
durée la
sécurité des
chrétiens
d’Orient.
L’horrible
attentat de
masse
d’Alexandrie est
venu illustrer
dramatiquement
les craintes que
nous exprimions
juste avant
Noël. Cet
attentat
confirme que
nous sommes en
présence d’une
stratégie
délibérée qui
vise à
déstabiliser les
communautés
chrétiennes du
Moyen-Orient,
ainsi que les
Etats dont elles
constituent la
composante
originelle. Face
à ce mouvement
de fond, la
France doit
rappeler
fermement que la
vocation d’un
Etat est de
protéger la vie
de l’ensemble de
ses citoyens et
d’assurer la
sécurité de
toutes les
composantes de
sa population.
Pour éviter
qu’un tel drame
ne se
reproduise, nous
demandons au
ministre des
Affaires
étrangères
d’intervenir
auprès des
autorités des
pays du Moyen
Orient
concernés, pour
leur demander de
prendre des
mesures de
sécurité toutes
particulières
autour des lieux
fréquentés par
les chrétiens,
spécialement à
l’occasion des
fêtes
religieuses.
Nous rappelons
qu’il est dans
la tradition
diplomatique de
la France de
porter la voix
des chrétiens
d’Orient. La
France, en
raison de sa
politique
étrangère
équilibrée,
dispose d’une
grande
crédibilité dans
cette région du
monde et elle
peut jouer un
rôle majeur en
faveur de la
protection des
minorités
chrétiennes
d’Orient. Elle
peut et doit
peser de toute
son influence
pour demander
aux pays
concernés d’être
les garants du
libre exercice
du culte sur
leur territoire
et les
protecteurs,
face au
sectarisme
fanatique, des
minorités
religieuses
menacées de
disparition. En
Irak, elle doit
user vis-à-vis
des autorités de
la capacité
d’influence que
lui confère
l’aide apportée
à la formation
des forces de
sécurité.
Depuis 2007, la
France a
accueilli 1.300
chrétiens qui
ont fui l’Irak.
Cet accueil est
nécessaire et il
honore notre
pays. Mais il
est sans effet
sur le processus
d’épuration qui
vise aujourd’hui
les chrétiens
d’Orient. Si
rien n’est fait
pour garantir
sur place leur
sécurité, leur
exode risque de
s’accélérer de
manière
dramatique.
Nous savons que
le contexte
politique et
culturel de la
région rend
difficiles des
solutions
immédiates. Mais
nous demandons
au gouvernement,
au-delà des
mesures
d’urgence que
nous
préconisons,
d’agir avec
détermination et
fermeté auprès
des instances
internationales
pour faire de la
protection des
minorités
religieuses une
priorité.
La France doit
user de son
influence pour
que les pays
dont la
législation est
inspirée de la
charia
reconnaissent le
droit de chaque
personne humaine
à exercer sa
liberté de
conscience.
Notre pays, qui
s’est toujours
donné pour
mission la
défense des
droits
fondamentaux, ne
peut plus rester
sourd devant les
intimidations,
les conversions
forcées, les
appels au
meurtre, les
enlèvements et
les attentats
qui rythment
chaque jour la
vie des
chrétiens dans
un nombre
croissant de
pays. Il est
important,
enfin, que notre
pays, en tant
que membre
permanent du
Conseil de
sécurité des
Nations Unies,
prenne
l’initiative
d’un projet de
résolution qui
aille au-delà de
la déclaration
un peu pâle qui
a été adoptée
après l’attentat
de la Toussaint
à Bagdad, même
s’il s’agit d’un
pas dans la
bonne direction.
Il est essentiel
que le Conseil
de sécurité
réaffirme
solennellement
le droit de
toutes les
minorités à
pratiquer
librement et en
sécurité leur
religion. Les
chrétiens
d’Orient doivent
se voir
reconnaître le
droit de vivre
en paix sur la
terre où ils
sont présents
depuis les
premiers
siècles. Ils ne
doivent plus
être forcés de
choisir entre la
conversion, la
mort ou l’exil.
Dans une région
aussi sensible
que le Proche et
le Moyen Orient,
personne n’a
intérêt à voir
disparaître les
minorités
religieuses, car
elles sont des
éléments
irremplaçables
d’équilibre
social et des
vecteurs de paix
permanents.
Œuvrer pour le
maintien de leur
présence, c’est
œuvrer pour la
paix. Notre
diplomatie doit
donc s’engager
résolument en
faveur de ce
combat pour la
liberté de
conscience. En
agissant ainsi,
elle œuvrera
efficacement en
faveur de la
paix dans tout
le Moyen-Orient.
A l’inverse,
l’absence de
réaction
diplomatique
suffisamment
forte de la part
de la France,
serait
immanquablement
interprétée
comme un
encouragement au
départ par des
communautés qui
sont aujourd’hui
menacées
d’élimination.
Sont signataires
de cet appel au
1er février 2011
…
…
Consulter Le
site France
Catholique.
(note de
l’éditeur de
www.sociologie-cultures.com
)
Répondre à cet
article
·
L’Europe et les
libertés
religieuses :
Dominique
SOUCHET dénonce
l’impuissance et
la lâcheté de
l’Union
européenne
1er
février 20:12,
par BRUN Daniel
Honte à la
Commission
Européenne.
Honte aux
représentants
des Etats qui
n’ont pas voulu
faire cette
démarche. En
outre, dans ces
conditions, on
se demande à
quoi sert le
service
diplomatique
(Mme Ashton,
etc.), dont elle
s’est dotée à
grand frais , et
qui démontre sa
totale
inutilité.
Lamentable. On
avait déjà eu le
coup de
l’agenda.
L’Europe est un
ectoplasme.
Fin du
document France
Catholique que
nous remercions
de cet emprunt
non sollicité
mais référencé
et respectueux.
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reproduction et
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réservés ©
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France
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