Joëlle Deniot, une nouvelle anthropologie de l'art passant par une sémiologie

 Ouvriers de Saint-Nazaire
 La Star Ac 2005
 
L'envers du décor
 
De la bricole à l'œuvre
 La passion de l'automobile
 Militer pour exister
 Parlers ouvriers 

 Nicolas et Ségolène 2007
 Le marché des services

 La Libre Belgique C. R. Piaf
 Militer au féminin
 Europe et main d'
œuvre 
 Le parcours des étudiants   

 Images pour une voix E Piaf

 

Essais de Joëlle Deniot Jacky Réault

 Inter-dit sociologique

 Apocalypse à Manhattan

 En bordure de voix

 Sociologies ouvrières 

 Ethos de la juste mesure

 Du commun Du populaire

 Rapport à l'écriture

 Enjeu d'un dépassement

 Alter/Anti-mondialisme   
 Peuple politique social sociétal
 
L
ieu commun Sciences sociales 

 

 Les peuples de l'Art
 Libre prétexte
 De
Bretagne... d'ailleurs
 D'encre et de lumière
 En bordure de voix
 Compétences relationnel ll es
 French popular music
 Territoire&profession

 Espaces,Temps-Territoires

 
Tribune libre suivi d'un essai de Jacky Réault, Retour des peuples Voir aussi Sociologie politique (nouvelles)

Retour des peuples  ?
-Les milieux populaires

du Non français

 à l'Europe oligarchique 

 Etude sur l'évènement 2005 :

 

-Peuple politique

 peuple social

 peuple sociétal

Essai de sociologie politique.2009

_______________ 

New-York 2011

 Eros turannos

L'autre  pays du mensonge déconcertant

DSK  l'hyperbourgeois

ou le hoquet de la  toute puissance

dans la crise systémique de la mondialisation

_____________________________

A mes trois mères

-A propos de l'abandon

programmé de la langue française

dans la recherche.

Un manifeste de fureur amoureuse

 D'abord diffusé sur la @ liste

 de l'Université de Nantes

le 21 février 2008-

_______

Joëlle Deniot 1997 La chanson réaliste. Colloque Lestamp Université de Nantes Photo jr.

Joëlle Deniot

 La Chanson réaliste

Colloque Lestamp Université

de Nantes 1997

Edith Piaf, la voix,

 le geste

, l'icône Esquisse anthropologique

Joëlle-Andrée Deniot,

illustrée par

Mireille Petit-Choubrac

Lelivredart Edition

Paris 2012

Une neuve

socio-sémiologie

de l'art 

 

 

 

 

 

Sociologie politique Sociologie des cultures populaires Sociologie de la société française   

 

VOEUX DU LESTAMP POUR 2017

 

voeux.du.lestamp.2017.la.beaute.survit.a.la.sociologie.

 

Retour des peuples ?

 

Coming back for peoples, not only for commoners : the example of France in negative identity of "bobos", the pseudo elites.

    Jacky Réault

dernière mise à jour 17 avril  2015

 

  

Disparues les multiples figures visibles du peuple?

 

 

Celle du 24 avril 2013 en France  hantera longtemps les mémoire sauf à être dépassée si la souveraineté du fantasme oligarchique s'obstinait !

 

mais celle de l'esplanade des Invalides le 26 mai 2013, signifie l'entrée en résistance adjugée une Fête de la fédération venue de TOUTE LA FRANCE (La Débacle des bobos mondialisés de Libération, selon son propre titre)

 

11 Janvier 2015 Paris. vu par la.croix.com

 

Une masse sombre de 1 million et demi de parisiens derrière l'Etat socialiste et les caciques de l'occident avec de rares drapeaux de la République, (La Croix.com.) le 11 janvier 2015 à Paris l

 

11 janvier 2015, une autre modalité de la métonymie multitudinaire du peuple dans laquelle la part indéniable et, effectivement "spectaculaire", au sens de Guy Debord, de l'émotion spontanée et de l'engagement lucide se balance d'un encerclement radical par l'unanimité récupératrice du pouvoir politique et des media.

 

jacky.reault.eros.et.liberté.paris.le.manuscrit.2014

Jacky Réault LESTAMP

Le réel est reporté à une date ultérieure

Philippe Muray Le Figaro avril  2002

Outre les trois essais ci-dessous; 2005, 2009, 2011, Cinq  articles sont disponibles où nous élaborons sous des angles différents nos concepts à la fois différenciés et unitaire du populaire et des peuples et où nous les éprouvons dans des enquêtes sont désormais disponibles in extenso en passant par Persée ou google, ci-contre,  ou sur ce site: Les ouvriers de la classe au peuple. Les ouvriers de Saint-Nazaire ou la double vie (réédition de Ecomusée de Saint-N.) .et , avec J Deniot, Du commun suivi de De populaire

1.     Persée : Les Trente glorieuses de la CGT nazairienne et les aléas ..          

Jacky RÉAULT. Le premier propos de ce texte est d'analyser, en privilégiant les données électorales, ... Jacky RÉAULT. l'éclatement du tripartisme en 1 947. ...
www.persee.fr/web/revues/.../abpo_0399-0826_1995_num_102_3_3834

Mé     Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, ... - Résultats Google Recherche de Livres      Joëlle Deniot, Catherine Dutheil - 1995 - Business & Economics - 768 pages
MONDES OUVRIERS ET PEUPLES HORIZONTAUX Jacky REAULT LERSCO - Nantes Lorsque dans le discours sociologique il est question de l'insertion de mondes ouvriers 
books.google.fr/books?isbn=2738438644..

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1. Les milieux populaires du NON français à l'Europe oligarchique prétendant constitutionaliser la mondialisation d'avant sa crise - juin 2005.
2. Cliquer sur Peuple politique, Peuple social, Peuple sociétal : pour un lieu commun des sciences sociales - - Juin 2008-février 2009, Bibliographie juillet 2009
 

Jacky Réault Peuple politique peuple social peuple sociétal, Les milieux populaires du non français à la constitution européenne de 2005
 
Peuple politique peuple social peuple sociétal ( Pour un lieu commun des sciences sociales )

Ce texte constitue l'édition originale de cet essai complémentaire au texte d'analyse immédiate et immédiatement politique de 2005 (Copyright 28 janvier 2009). Quoique ayant déjà sa cohérence fondamentale autour de la trinité du populaire et du peuple il peut être l'objet d'élaborations supplémentaires lors de l'hiver 2009. Consultez régulièrement ce titre (dernière intervention de lissage graphique et infirmes compléments 21 novembre 20099
 

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Retour des peuples

1. Les milieux populaires du Non français à l'Europe oligarchique prétendant  constitutionnaliser la mondialisation d'avant sa crise

Jacky REAULT
Maître de Conférences - UFR de Sociologie à l'Université de Nantes, LESTAMP-Association
Droits de reproduction et de diffusion réservés © LESTAMP - 2005- 2009

Dépôt Légal Bibliothèque Nationale de France N°20050127-4889


Réflexions de premier moment, analyse spatiale et multivariée du Non français au référendum européen de 2005 à l'encontre des oligarchies régnantes jusque dans l'Ouest catholique et européiste - Avril -Juin 2005, Revu et complété décembre 2008

Mon intuition globale d’historien est que cette journée du 29 mai 2005 vaut bien celle de la prise de la Bastille quoiqu'elle soit strictement défensive et que son débouché politique est bien peu assuré si l'on considère le niveau et la largeur d'esprit des récupérateurs qui prétendent l'orienter et l'absence de tout véritable leader populaire capable d'unifier cette marée de liberté retrouvée. Dans cet article on ne boudera pas notre jubilation de citoyen, le plaisir du premier degré, mais on cherchera aussi plus méthodiquement les composantes historiques sociales et culturelles d'un rapport Oui/Non qui risque d'être longtemps structurel dans la pérennité et les métamorphoses à venir de la société française. La spatialisation des votes sera notre principal mode d'expérimentation sociologique ici, sur un territoire français à la fois unitaire et structuré par des espaces-temps, une spatialisation que nous avons dans de nombreux autres travaux croisée avec la canonique analyse statistique de corrélations sur une corpus de centaines de variables sédimentées sur trente ans. C'est pourtant, en considération de plus que l'esprit du temps, une de ses fondamentales structures gnoséologiques, après la "Galaxie Gutenberg", celle qui passe par l'image diffusée par les media de masses et d'abord internet, par l'image librement diffusée sans fin, que nous allons pénétrer médiatiquement donc aussi dans ce qui n'est qu'un premier niveau d'analyse, trop contemporain pour prétendre être histoire, d'un évènement historique de première grandeur.

La galaxie internet, notre nouvel et ambivalent cosmos

Contrairement à la vision dualiste initiale (début des années 2000) des pisse-vinaigres des sciences sociales éthologiques de l'éternelle domination, l'accès à internet est virtuellement de de plus en plus réellement un bien commun et non le lieu d'un apartheid, au plus ne relègue t il résiduellement et provisoirement que les plus âgés toutes catégories confondues. Autant et peut-être plus que les textes les images qui y circulent offrent aux multitudes qui y circulent les ressources d'un réseau conjuguant les offres réappropriables par chacun, de l'émotion et de la connaissance,

Torrents d'images  médiatiques réduites à l'anecdote désignifiante Rares icônes porteuses de récits débordant de sens au delà de l' allégorie. Les premières ne sont même pas des eidola mais les secondes bien plus des eikona de la tradition platonicienne puisque porteuses non seulement d'identification personnelle possible  mais d'un savoir propre.

On commencera par deux images à faire encadrer d’urgence pour un livre d'histoire illustré à destinations des nos petits enfants refusant de devenir les post-citoyens d'un empire formé des pays de la soumission, cet archipel mondialisé tout autant virtuel que réel. Elles nous sont toutes les deux parvenues  par l'effervescence spontanée des internautes connus ou inconnus qui ont débarqué sur mon écran. L'image politique du net permet de conjurer r la position passive par l'initiative active. Tout le monde est diffuseur et si l'image est jubilatoire, enthousiaste; l'avenir politique ne sera de ce point de vue plus jamais comme avant, et si le premier temps a favorisé les oligarchies, premières "branchées", le temps de l'universalisation advenu ou en passe de l'être fait de l'échange sur le net un attribut ( certes inégal mais c'est politiquement peu important) virtuellement du peuple tout entier.

La formule de la soumission sembla d'abord aller comme un gant à la démocratie désubstantialisée (Guy Bois) qu'engendrent les puissances conjurées pour  imposer la "nécessité unique ( le trépas)" de la mondialisation. Elle est, il faut le rappeler  l'expression fondatrice autant que réductrice de sa propre œuvre beaucoup plus contradictoire, de l'André Siegfried des Tableaux politiques de la France de l'Ouest, lorsque son républicanisme de combat s'irritait de ce qu'il pensait être un destin éternisé (l'asservissement volontaire supposé des peuples de l'ouest français, aux maîtres de la rente foncière et du catholicisme unanimiste). Aucun destin de soumission  (ou de domination dans la vulgate démobilisante du sociologisme) n'est jamais adjugé quand il s'agit d'humains non massifiés et il y a désormais un demi-siècle que l'historiographie a retrouvé la fierté d'une résistance jusque chez les chouans de la contre-révolution Piètres sociologues ceux qui n'ont pas intégré l'apport le plus profond de la pensée de ... Marx. Voir et penser  la contradiction dans l'essence même des choses.  La contradiction au sein du réel, n'est-ce pas l'inverse gnoséologique de l'injonction binaire des media massifiant comme des discours de désubstantialisation de la démocratie des politiciens de media et de la publicité marchande et manipulatrice dont ils s'inspirent.

Revenons à nos images. Toutes les images médiatisées ne doivent pas être fétichisées, comme irréductiblement addictives ;  sur ce point Régis Debray a raison contre Guy Debord, le spectacle est une fonction anthropologique de toute société normale, ne serait-ce que comme moment spéculaire de son unité (Lacan et Durkheim) et certaines images peuvent être radicalement libératrices ou sublimantes (l'icone) ou irrémédiablement tragiques. On s'arrêtera ici sur  deux seulement, car la troisième n'est que la tautologie  textualisée de la deuxième, tautologie (lire sur cela Clément Rosset) ne signifiant pas épiphénomène de la connaissance, en l'occurrence lorsque l'assertion redondante s'inscrit, et avec quelle efficacité, dans le performatif de l'action politique, redoublée de sa composante la plus subversive possible, l'humour, et le rire induit, qui verrouille l'effet de ridiculisation de l'adversaire.. L'une, celle qui nous montre avec quel bonheur Nicolas Sarkozy et Françoise Hollande en compères satisfaits, n'est rien d'autre que la couverture d'un magazine de très large diffusion, Paris-Match, certes on donne ici en plus sa version quelque peu subvertie par un texte diffusé sur le web, mais c'est pour le plaisir autant que pour la démonstration l'image "dit" tout et plus encore.

L'autre, produite de l'agence France-Presse, se passe de tout commentaire, le texte étant purement informatif. Le premier ministre (Lionel Jospin) l'homme de la gauche plus rien (plurielle) comme le qualifiait ses critiques de gauche) met gentiment la main sur l'épaule du président de la République, Jacques Chirac, qui le devance suscitant le rire du président du dit MEDEF, Mouvement des Entreprises de France, à distinguer de l'antécédent patronat français. C'est le baron Ernest-Antoine Seillières, du lignage de maîtres de forge des Wendel, dont la vaniteuse contribution à la mondialisation prédatrice de l'industrie française, soumise aux injonctions libérales et impériales du centre du monde, qui a oublié que c'est le renfort de l'Etat français, bon prince toujours pour le capitalisme défaillant, qui sauva au début des années 80 le groupe séculaire de sa grande famille du cruel entonnoir de l'histoire des faillites. Honneur au photographe anonyme : Belle brochette, indeed, si l'on veut bien nous pardonner à la fois cette familiarité et cette soumission ironique à la langue que tous tendent plus ou moins à nous faire substituer à la notre tant dans "l'entreprise" que dans la "recherche", réduite de facto au quantitatif et aux idées transférables et sans sols, donc simples.

Nous vivons le temps de l’ambivalence des images. La majorité celles que déverse en chaos de sens et de non sens le flux médiatique, chaque jour dans l’œil du cyclope télévisuel au sein des vies privées, sont les leurres de l’enfermement interprétatif réduit à l’anecdote excluant tout récit (Christian Salmon, Verbicides Climats). Elles s'adressent à des individus structurés par les formes de (dé) subjectivation de la mondialisation, psychotiques et acritiques  (Dany Robert Dufour, L’art de réduire les têtes. Fayard 2002 ) et elles alimentent leur dé subjectivation. A l'inverse, il en reste de plus rares échappées à la moulinette du nivellement de masse et de planète, qui  ramènent aux mémoires identificatrices et aux symbolisations de l’appropriation possible d’un monde à connaître dans les limites des raisons de l’individu moderne, névrosé et critique. On part ici de deux photos subjectivantes en ce qu'elles induisent le regard d'un sujet libre en mouvement de gai savoir et de surcroît un citoyen (adulte libre fondé en droit au sein d'un peuple souverain) parce qu'elles condensent plus qu'elles-mêmes dans un feuilletage de sens inépuisable embrayeurs d'associations libres et  disponibles pour la réflexion autant que pour les respirations de l'imaginaire. Elles sont virtuellement des œuvres elles sont inséparablement des actes.

Qu'est-ce qu'une date ? D'abord ces marqueurs de réalité et de mémoire qui condensent les transformations opérées dans l'opacité des structures dans un évènementialité qui les visibilisent ce qui n'exclut pas la nécessité de les interpréter. Les dates, ces data par excellences qui font référence doivent plus que jamais structurer le savoir sur les sociétés en un temps de retour fulgurant de l'histoire en pieds-de-nez à ceux qui l'avaient enterrée, avec ses sujets personnels et sociétaux, nations, peuples ensemble civilisationnels, tribus de l'effervescence juvénile, les classes peut-être mais celles des sociétés de la mondialisation,

1995, novembre-décembre la révolte nationale et sociale des classes moyennes salariés des services publics et des classes populaires solidaires contre le dépeçage de la société salariale (Aglietta Brender 1984)  française.

2002  Le 21 avril, la révolte populaire légale aux élections présidentielles après les accords de Barcelone, le PS cosignataire passe aux oubliettes et y est encore (février 2009),

Avril 2005, le Non radical français à la désouverainisation, passant par la constitutionnalisation du libéralisme, un non Etat européen asservi au pouvoir financier.

Entre ces deux moments qu’il est légitime de relier sinon de confondre, les élections présidentielles françaises d'avril 2002, et le referendum sur la « constitution européenne » de juin 2005, deux photos se sont révélées dès leur production, à valeur historique parce qu’elles ont condensé des flux de sens et de valeur probatoires qui ont été réappropriées par des multitudes à qui leurs représentants naturels ne donnent depuis longtemps plus rien à penser. Ces deux élections ont, contre toute prédiction évolutionniste des tenants de l'abolition des sociétés humaines dans une humanité d'avant Babel, réduite à l'espèce, de la fin de l'histoire, ont manifesté l'irréductible dynamique de l'historicité des sociétés. La première à évincé spectaculairement le représentant d'une gauche qui depuis vingt ans prétendait se passer de peuple, - et sur ce point le fugace vainqueur populiste (?) avait beau jeu - et l'humiliation sera difficile à inverser. La seconde a vu un peuple désouverainisé par ses propres représentants et qui n'avait pu dans le premier épisode que résister par la dérision, se manifester de nouveau en souverain de lui-même sur un vote radicalement univoque et de facto révolutionnaire quoique que l'on puisse parier que toutes les forces possibles des bureaucraties continentales, des media monopolisés, de l'argent, vont tout faire pour lui faire oublier comme elles vont tout faire pour abattre, ceux qui dans le camp des compères en euro-mondialisation, ont eu le courage de faire sécession et d'abord Laurent Fabius qui n'y pourra mais, ca r il n'a ni la configuration sociales ni les ressources personnelles pour oser un appel au peuple qui mettrait en pièce toute le carcan idéologique et institutionnel que depuis 1983 il a lui même, comme premier ministre de François Mitterrand, largement contribué à édifier.

Image de campagne du Non français de 2005. AFP

 
Cette première image demande, dans le cadre de cette analyse du retour des peuples, un complément d'exégèse ; c'est celle d’une certaine Europe en pratique. Elle réunit de nouveau le trio de l'Accord de Barcelone entérinant le double recul des Etats et des peuples sur le systèmes de retraite et sur la communalité des services (publics), J. Chirac, L. Jospin, E. A. Seillières, du temps de la campagne des Présidentielles de 2002. Nous l’avons ressortie pour qu’elle prenne l’air avec tout lecteur névrosé et critique encore disponible ;  elle n’a rien perdu de son éclat ! Décidément on vit une époque formidable et la mondialisation nous offre des photos superbes, exclusivement masculines ici et hélas ! .. oh Reiser ! La mondialisation si joliment illustrée ce n'est pas tous les jours que ses media nous la donne  voir.  Avec l'image quand elle rejoint l'icone, Tout pour moi devient allégorie : Le pouvoir financier rigolant de bon cœur de la désymbolisation si naïvement fraternelle du représentant d'une opposition et de la tête d'une majorité dans une démocratie désubstantialisée en mondanité élyséenne.

Image de campagne du référendu de 2005 en France
 
Dites leur Non, disait l’autre en subvertissant à peine ce qu’induisait sans le savoir la couverture de Paris Match ou les deux compères avaient eu l’imprudence, mais aussi la fatuité, de se montrer ensemble. Même costume même chemise même cravate, même sourire, même oui ! La suite coulait de source et le fleuve populaire a trouvé son cours et sa mer. C'est fait et la mondialisation ne sera plus jamais comme avant !
 
Image subvertie par la campagne Web du Non de 2005
 
Ce fut Non, et quel non ! L'histoire des peuples est repartie et c'est vraiment cette fois-ci dans une campagne de résistance à la mondialisation. Guy Bois et ses analyses qui ont radicalisé notre perception et ont enfin permis d’unifier tant de forces disparates et de phénomènes apparemment éclatés, (Une nouvelle servitude, essai sur la mondialisation 2003, François-Xavier de Guibert) n'ont jamais été si nécessaires et si confirmés. Le colloque du Lestamp aussi qui se déroulait à la Médiathèque de Nantes-centre du monde, en décembre dernier n'aurait pu viser plus au centre de la contradiction principale du temps actuel. Notre communication y annonçait « Le retour des peuples ». Il va venir ! Elle va venir, ou plutôt pour l'essentiel on en donne ici la moitié de la teneur, nous réservant de développer plus tard l'autre dimension de l'antagonismes des peuples et de la mondialisation, celui des pays et de l'empaysement voire celui de l'éventuellement fin des paysans.

Un rêve citoyen et de sociologue ? si les sociologues rêvaient et si les majorités populaires étaient un objet, comme ils disent, légitime.

On y est dans ce
retour !. Ce vote, même analysé à la diable et de haut, s’avère un vrai rêve de citoyen et  de sociologue ; enfin de ceux d'entre eux qui s'intéressent plus à la réalité sociale et à l'histoire vivante plutôt qu'à la "(re) construction" de cette réalité et à l'évolution (un seul sens dont seule une cléricature érigée, en secte disciplinaire possède, seule, la clé) et qui cultivent cette culture de la rupture épistémologique d’avec les prénotions du sens commun ; culture devenue l'alibi imposteur de leur séparation méprisante d’avec la communauté de leur peuple.

Pour le citoyen un peu sociologue, ce vote « c'est la très nette volonté de  protestation des classes populaires » doit reconnaître  un des ténors de la classe parlante, Roland Cayrol lui-même (La Tribune du 30 mai 05 ) pourtant expert en promotion des élites de la pensée unique. Mais pourquoi de protestation ?  sinon, pour insinuer les bornes populistes - cette insulte suprême des oligarchies régnantes - et la dimension sous-politique où l’on veut confiner tout cela ; la protestation sociale ce n’est pas si grave, cela ne touche pas au dogme de la nullité politique adjugée des peuples, alors qu'en l'occurrence il s'agit ici de la conjonction convergente des trois angles du populaire la nation politique, le peuple des rapports sociaux les dites (et très floues) classes populaires, le peuple des cultures communes.

Volonté générale nous suffit (hein Jean Jacques !) ; c'est qu'en l’occurrence ces classes populaires que là encore, la chirurgie sociologique habituelle délie confine comme plèbe, voir comme "bas" M. Verret, O Schwartz), sont inséparables de peuple, Populus.. Sujet collectif, auteur (auctor, auctoritas), de la souveraineté et pas seulement depuis les révolutions modernes et d’abord la nôtre.

Volonté du peuple ! Rien de moins, rien de plus. D'’un peuple retrouvé, clé de toute résistance, même si, comme toujours, ce sont d'abord les classes populaires et d'abord, los olvidados par excellence, les ruraux, ces périphérisés de l'intérieur, ouvriers (la moitié) et chasseurs (le seul mouvement social populaire et démocratique né depuis la mondialisation), même si ce sont ces deux évocations repoussées par la bien-pensance qui manifestent le plus clairement cette volonté. Ce qu’ils refusent et toujours plus de vote en vote depuis 1984, (en changeant à chaque fois la majorité politique entre les deux pôles du pareil au même) et  avec le plus de conséquence, maintes observations permettent de l’expliciter, ce qu’ils refusent, pour le moins trois violences qui leur sont faites depuis que l’air du temps de la mondialisation a conquis les oligarchies des très grandes villes accaparant les pouvoirs de scènes et les paroles médiatisées.

- La première est celle de l’injonction à leur disparition comme nation libre et indépendante. La seconde reconnaissance attendue, comme au temps du progrès social des Trente Glorieuses de la société salariale, c’est la reconnaissance de leurs intérêts spécifiques à la fois différenciés de classes, essentiellement des producteurs, c’est la reconnaissance de droit à la territorialisation (empaysement J Réault Coll. Lestamp 2, 4 Décembre 2004) protégée.

- L’unité de l’ensemble, dans des sociétés modernes démocratiques, aptes à gérer leur légitime conflictualité, est la nécessité organique mais aussi la valeur plus ou moins universelle, en tout cas dans l’universel concret de la nation, du lien entre les classes et les nations dans leurs luttes solidaires retrouvées.. Ce lien entre luttes de classes (c'est peut-être vieillot mais plus robuste que luttes de classement), et constitution nationale de la société salariale, c'est Emmanuel Todd, (un des rares sociologues ayant échappé à la neutralisation de la politique par le monopole de Sciences Po) qui en a radicalisé l'expression scientifique dans  l’analyse des votes de 1981 à 1994 (Sur le malaise politique français, Fondation Saint-Simon), prélude théorique  à l'élection de Jacques Chirac sur la fracture sociale, et au sursaut populaire de l'automne 1995. Mais il retrouvait ainsi ce qu'avait t
héorisé l’œuvre fondamentale qui pense et clôt les Trente glorieuses de la normalisation démocratique des rapports du capital et du travail sur fond de progrès social :  Les métamorphoses de la société salariale (Aglietta et Brender, Calmann-Lévy 1983),  publiée l’année de la renonciation des « élites » de scène en France, et à échéance les auteurs eux-mêmes, à toute  résistance conséquente à la mondialisation.

- Le troisième refus est celui des fondamentaux de l’humanisation, sur le rapport de la loi et des communautés (qu’indique mais que ne résume pas l’inceste), sur les grandes différenciations fondatrices de la raison, parents/enfants, hommes/femmes, âges de la vie et de raison interférant, sur la légitimité de l’indigène sur le territoire qu’il a façonné pour paysager le pays des humains. (P. Legendre, De la société comme texte. Fayard 2002)

Tout ce que, sous couvert de tolérance absolutisée, de dénégation nihiliste, de rejet de tout rapport nature et culture, d’Antinationisme, on fait norme le piètre et mortifère modèle de la pensée zéro (Todd, l’illusion économique, 2002, P A Taguieff, Résister au bougisme 2001). Les oligarchies mondialisées imposent avec violence et mépris, au sens commun populaire disqualifié et méprisé, certes peut-être de très loin à partir de l’épicentre californien- si justement repéré, de sa prison par Régis Debray identifiant le noyau libéral absolu de la pensée 68 - mais surtout relayé par les post-intellectuels de l'identité négative monopolisant les scènes de la financiarisation uniforme des media de la mondialisation.

- Brèves remarques intermédiaires sur le peuple et le populaire pour un lieu commun des sciences sociales.

  On a reporté en annexe sous le titre Retour des peuples -II-, Peuple politique peuple social peuple sociétal,  pour un lieu commun des sciences sociales, le développement beaucoup plus ample qu'il nous a paru nécessaire d'apporter à cette réédition de décembre 2008, qui n'a plus l'alibi du faire vite de la réaction à chaud  sur un évènement historique, quoique l'histoire, en l'occurrence en cette nouvelle crise du solstice 2008 (après celle prémonitoire de 1995), se soit remise à galoper, telle qu'en ses révolutions et que chaque jour nous livre pour le moins un nouvel "évènement historique" On renvoie notamment dans cette newsletter à la suite de Tribune libre, Comment résister à la débandade de la raison, sur les sens possibles du pacte entre Ségolène Royal et Georges Frêche. //, et à notre texte Apocalypse à Manhattan, pour la première grande crise de la mondialisation, celle du 11 septembre 2001) prodrome à maints égards de l'actuelle crise systémique. (2009)

Quel (s) peuple(s) sociaux dans le vote de juin 2005 pour le sociologue ?

Chiffrons  donc, c'est l'approche la plus simple mais le nombre pensé dans la mobilisation démocratique des sociétés est toujours plus que lui-même, il y a de quoi faire, quoique les institutions de sondage ont presque toujours au cours de la campagne dissimulé leurs croisements avec les catégories sociales et spatiales pour nous enfermer dans l’indexation aux boutiques politiciennes radicalement hors sujet. Quel est le vote supposé des "électeurs socialistes" etc.. Ce type même de questionnement abolissait du même coup la conception citoyenne du vote et la démocratie pensée dans son rapport, également fondateur, au peuple social, indexant  les identités aux modalités identifiants du travail et de l'emploi.

Mieux que l'évidence affichée par les sondages, de stratifications économiques, un vote d'actifs, de travailleurs.

Le oui est certes aussi la réponse de la grande aisance et de la richesse quoiqu'il serait réducteur de se borner à cette perspective économiste élémentaire, à virtualité démagogique quand elle est moniste. On en éprouve d'abord l'heuristique avant d'en venir à beaucoup plus complexe l'indexation à des territoires culturels, anthropologiques, historiques.

Ont dit NON, on commence désormais à le savoir en épluchant vraiment beaucoup de papier,  66 % de ceux qui gagnent moins de 1000 euros par mois, 66 % de ceux qui gagnent moins de 1500 (notons que la scission misérabiliste qu'affectionne la deuxième gauche et les réseaux dominants nantais, des "exclus" opposés aux salariés n'existe pas face à l'avenir d'une nation, il n'y a ni "banlieue" ni "pauvres" mais une milieu populaire solidaire) 55 % votent non, de ceux qui gagnent entre 1501 et 3000, mais plus que 40 % de ceux qui gagnent entre 3000 et 4500 et 26 de ceux qui gagnent plus ( CSA La Tribune ). C'est beau comme à la revue ;  y = ax pour les amoureux des fonctions statistiques.

Mais mieux encore vaut l'aune du rapport au travail, près de 70 % des ouvriers plus de 60 % des employés, la majorité des professions intermédiaires.. Quant au rapport du Oui et du Non  à l'emploi, cet autre marqueur des "rapports sociaux de production" du peuple social de l'après-classe ouvrière historique, il est tout aussi parlant en bloc : 60 % du salariat cadres compris (64 pour ceux du public et même 58 % pour ceux du privés ont voté non. ( Où se trouve la scission que tentent, depuis une génération de creuser ensemble, les media la CFDT, le patronat et leurs respectives dames patronnesses (les humanitaires) entre ces deux pôles du travail libre en France ? ) ; quant on passe au niveau du détail, l'intensité du rejet se manifeste comme un véritable hurlement, 71 % des intérimaires ont voté non, 69 % des CDD (dont pourtant la majorité sont des femmes) et les CDI sont encore 58 % cadres et fonctionnaires compris .Il n'est jusqu'aux inactifs dont 54 % ont voté non; malgré le pilonnage niais et sénile des universités bien pensantes, la majorité des étudiants n'a pas suivi alors qu'elle est en train éprouver l'Europe des masters, celle du nivellement intellectuel par le bas des Universités, de la reféodalisation, de la déstructuration radicale du temps de l'apprentissage intellectuel (semestrialisation).

Seuls donnent une très courte majorité au non les  patrons, - ce qui donne une large part de Non dans le peuple des petits entrepreneurs condamnés par la mise en concurrence mondiale de la normalisation européenne - encore est-ce en fin de campagne et par tropisme chiraquien, et les retraités, irréductibles à une tiroir d'économisme sociologique, dont le légitimisme et le besoin de conformité s'ajoutent à une provisoire protection maintenue, acquis pourtant précarisé de la France de l'indépendance nationale et de la croissance des Trente Glorieuses, du compromis social de société salarial entre le communisme et le gaullisme. L'Ouest de la contre- révolution, sur lequel on revient plus loin, a bénéficié de ce point de vue de son suréquipement clientéliste en maisons de retraite sous la coupe des notables des deux grands partis du consensus libéral et mondialiste. Qui  n'a pas vu hier les cars entiers affrétés par quels fonds publics ou occultes, déplaçant les pensionnaires des maisons de retraite vers les isoloirs du bon vote dans la ville de Nantes qui donne 60 % au oui ?

Ce sont bien plus globalement et plus génériquement les actifs (les travailleurs au sens large d'une respectable sociologie indigène) qui sont en même temps les adultes chargés de famille - et donc d'avenir - qui  sont, comme à l'automne 1995, le socle de cette nouvelle résistance à la mondialisation qui, pour la première fois et grâce à cette seule forme du suffrage universel national direct, n'est plus affaire de minorités ésotériques, les sympathiques mais si radicalement dépopularisés intellectuels et militants d'Attac. Beaucoup de ces derniers d’ailleurs n'osent plus se dire antimondialistes et veulent tant se faire montrables pour ne pas déplaire aux media financiarisés qui les ont transformé en gentils "alters," incapables de solidariser avec les autres formes de résistance populaire anti-américaines au niveau mondial, ou à leurs yeux trop conservatrices au niveau national, en invoquant comme si souvent la social-démocratie pour masquer ses trahisons colonialistes, une laïcité alibi de la xénophobie anti-arabo-musulmane, ou un évolutionnisme progressiste qui archaïse le volant d'inertie anthropologique rural en particulier, populaire en général, résistant sur tous les fondamentaux anthropologiques que le processus de mercantilisation, le poids des classes culturelles centrales, les media, et ceux qui s'enferment dans une anachronique identité progressiste, prétendent inverser. Alors que la grande question actuelle des peuples et des classes populaires est celle de la résistance et d'abord de l'autoconservation. Le premier devoir de surcroît.

Quel(s) peuple(s) sociétaux ?

Du nombre au peuple dans des variations territoriales autant que sociales des milieux socio-spatiaux-mémoriels concrets : Les polarisations spatiales du oui et du non

Le Non vient de reproduire un lieu commun, autour d'un bien commun menacé ;  il a rappelé au monde que voulait toujours vivre  le peuple français, il a montré à ce peuple que le mépris et la tyrannie des nouvelles oligarchies n'était pas une fatalité. Commune commune ! c'est le premier cri de l'émergence des peuples modernes au sein même du féodalisme.

Une souveraineté empaysée dans les territoires de temps longs d’une France-diversité au sein de l'économie- monde qui, tout à la fois,  centre et périphérise. Dans le macrocosme de  l'économie-monde de Fernand Braudel, nous ajoutons l'idée, éprouvée par de multiples travaux, de l'heuristique des microcosmes sociétaux (sociétés pensées comme microcosmes du monde mondialisé, ce qui n'épuise pas le monde), au sein desquels se structurent tout aussi intensément cette clé de l'organicité du monde total, la centration et la périphérisation, tout aussi bien dans la société centre (Etats-Unis) que dans le premier cercle des sociétés centrales (dont la France), que dans les sociétés des périphéries. La mondialisation, son multiplicateur bruxellois, sa monnaie de financiers, ses serviteurs de tous les "partis de gouvernement", en gros grands et petits oligarques, engendrent des faits sociaux et politiques d'une intensité et d'un éclat démonstratif à la hauteur de ce leur colossale imposture culturelle et politique qui se présente aussi comme une véritable révolution de la décivilisation. Le Non populaire  d'hier se singularise avec une prodigieuse évidence comme inséparablement territorial et social et dans les deux cas, le tout et ses fractionnements civilisationnels (espaces-milieux des genres de vie de la ville et de la campagne) et sociaux (séparations en milieux de classes) sont l'unité d'analyse.

Vitalités des résistances rurales face à l'injonction du dépaysement (JR 2004)

Sécessions des centre-villes de l'archipel de la mondialisation

Ce vote est donc un vrai rêve réalisé de géographe social aussi. Le non est d'abord et à un point insolent, celui des campagnes qui une fois de plus assènent aux monopolisateurs de la parole des scènes médiatique ou sociologiques qu'elles existent bel et bien, savent encore chasser, entre hommes, et savent que même en cours d'extermination euro-mondialistes des petits agriculteurs sont encore les indispensables empayseurs, producteurs de paysages et de pays.

Les ruraux n’ont pas oublié le "charbonnier maître chez soi" long idéal millénaire (presque) arraché une certaine nuit du 4 Août 1789 après le plus puissant mouvement populaire victorieux de l'histoire de France, trop abusivement réduit à une expression que l'on croirait déjà empruntée aux media de Maastricht et de la constitution de Giscard, vilipendant les attardés et les crétins : "la grande peur". La plus puissante réalisation historique jamais réalisée de ce que Roger Dupuy a fortement élaboré comme Politique du peuple (Fayard 2002), cet impensable ou plus précisément ce refoulé de la science politique, science naine, appendice des chapelles médiatiques et même de l’histoire progressiste, l'autre histoire sainte se drapant dans l'empire du bien pour domestiquer et moderniser les peuples, à l'égal des libéraux.

Les résultats spatialisés offrent un vrai festival de révélations plus riches en un seul jour que dix ans de production de sociologues, ces gens qui ne savent rien d'organique sur leur société pensée comme un tout.. En un mot, l’unique bloc cohérent de  départements qui donnent une majorité au OUI au milieu d'un océan de Non a constitué, il y a deux cent ans, l’espace principal de la Contre-révolution ; ( l'histoire profonde et fondatrice rejoue de bien loin - relisons Braudel -).

Les choses se sont bien éclaircies depuis la répétition générale du vote autour du traité de Maastricht ; le poids de l’Eglise catholique constituait encore le principal discriminant et le vote hors Paris correspondait à deux siècles de catholicisme post-révolutionnaire ; les réalités de la mondialisation on fait un sort à l’emprise de la plus ancienne multinationale.  Ce qui reste une constante en revanche, c’est la deuxième matrice de l’acquiescement majoritaire à la solubilisation des peuples dans l’alcool du marché : les bobo-lands des très grandes villes les plus mondialisées - Paris-plage-vélo, Lyon la fédéraliste et quelques autres métropoles peuplées de cadres supérieurs et de ces si commodes "sans papier".

Rapportée à cette toujours si vivante grande polarisation de la révolution néolithique, entre ville et campagne et malgré ces interpénétrations digitalisées qui semblaient les dédifférencier, la géographie du non et du oui est tout aussi massivement exclusive (même dans les départements de l’Ouest à oui majoritaire, on la retrouve aussi) Les bien éduqués du Oui, des villes de l’archipel de la mondialisation s’opposent au Non ruraliste, osons le dire rural voire ruraliste. C'est pour les Verts, et n’est-il pas à la fois savant et citoyen d’adorer rendre verts ceux qui nous disent que l’espèce humaine est de trop sur la 3° planète), mais plus encore impénitent historien d’esprit, c’est avec une double jubilation « scientifique » que je vois réactualiser cette constante, dans les moments-clés de résistance nationale, le populaire de tout le territoire, peuple urbain compris, et le rural forment un ensemble-milieu organique (que les économistes de la consommation telle Nicole Tabard, ont repéré depuis longtemps). Et dans ce tout c’est - contrairement à toutes les analyses technocratique et évolutionno-progressistes la ville, ou ce qui en reste, disons l’espace artificialisé du résidentiel urbain qui est tirée par le rural-, c'est le peuple rural qui est le noyau dur, "conservatoire" du peuple-nation, qui donne le ton, et non les villes d’où viendraient tout initiative et force d’attraction si l’on en croyait ceux qui nous les présentent depuis deux siècles comme en mission de civiliser les campagnes, tant chez les marxistes courts comme chez les libéraux (Encore Michéa et son Impasse Adam Smith !). Entre la Vendée et la dékoulakisation !

(Note de l'éditeur 2010, Sur la place de l'Ouest dans l'ensemble des écosystèmes sociaux des mobilisations ( J Réault Lersco-CNRS 1989 cet essai chorématique emprunté à Lestamp-HP, UPJV, Nantes 2010, copyright).

 

Ecosystèmes français de reproduction populaire J Réault

Nous empruntons les systèmes familiaux à E. Todd, dans notre problématique des écosystèmes sociaux (populaires) du développement. (JR Lersco 1989). Carte synthétique extraite de "Nicolas et Ségolène..." (Sociologie des présidentielles et formes de prolétarisation J Réault 1989, 2010.)

Cliquer sur la carte pour accèder à l'article 

ou

Cliquer Ici 

 
Erratum du chorème pouvant encore subsister sur le site, pour le "Vaste bassin parisien" (Nord-est) Lire Prolétarisation achevée  et non prolétarisation inachevée. Cette dernière concerne essentiellement l'Ouest de la contre-révolution ( A Siegfried), première droite,  et de la dépaysannisation tardive qui devient vivier de la Deuxième gauche;  l'Aquitaine est est une forme oliganthropique et première gauche radical-socialiste de la prolétarisation inachevée. Extrait de J Réault Nicolas et Ségolène 2007 ou le mystère de la dame de Vix.in J Deniot, J Réault, Espaces Temps et territoires. Ed. Cahiers du Lestamp-HP, 2, Nantes 2010. Egalement disponible sur ce site.  Fin d l'insert éditorial 2010


Recul de l'emprise d'église sinon des réminiscences de l’Ouest de la contre-révolution ?

C'est  cependant  de Nantes, que nous écrivons. Il y paraît bien clos ce cycle des révolutions dans l’Ouest, notre territoire d'études de temps long biographique, où les villes républicaines résistaient aux piques vendéennes et à l'invasion étrangère. Ce sont désormais les campagnes qui résistent et les villes qui se laissent envahir. Nantes ou Rennes (on hésite) paraissent désormais comme l’épicentre de l’onde de l’anti-tremblement de terres du OUI. C’est de là que ressurgissent des vassalités et oligarchies d'Ancien régime, mais toujours dans ce seul espace de l'Ouest ( Bretagne et Pays de Loire à l'exclusion de toute autre région française ) :  pays de la soumission disait un peu  méchamment A. Siegfried qui savait pourtant aussi les réserves démocratiques qui y coexistaient avec ceux qui veulent toujours des maîtres-notables, monarchistes puis socialistes veillant sur leur salut, pays de la "déférence sociale", pour E Todd qui, quoique anglophile, ne répugne pas à la litote, joyau stylistique de notre classicisme.

Ici, nous l'avons écrit depuis longtemps, les forces dominantes, anciennes et nouvelles bien unies, deuxième gauche (CFDT, majorité du PS) et première droite (les Verts, les Bayroutistes, la majorité de l'UMP) a écrit si joliment Todd, s’engouffrent dans la logique délétère de la fusion dans le grand tout mercantile bruxellois, sous une bureaucratie plus bornée et plus inhumaine que toutes celles qui l'ont précédé dans les Etats-nations, dans la décentralisation dévoyée et dans une rampante et quasi ethnique Europe des régions. Ce bloc de l'abolition de la France toujours à l'avant-garde de la transmission d'une identité négative substituée à sa grande histoire,  tente de nouveau d'en finir avec la loi républicaine. Il n'y a pas d'alternative au raffermissement de l'unité de la loi et du bien commun, dans son acception moderne et française de service public pour balayer les ententes de copains pour contourner l'une et l'autre pour en finir avec l'omerta locale à virtualités lyncheuses jusqu'au sein des institutions, pour dénoncer sous les oripeaux anarcho-libéralistes qui n'est jamais ici que l'avènement d'une "féodalité de marché", qui ne connaîtrait que la loi du plus fort et l'asservissement du plus faible dans la recherche d'une sécurité privée sous les apparences du contrat. Entre le fort et le faible c'est la loi seule qui protège et le contrat qui asservit.

Jacky REAULT Juin 2005.

En guise de postface réflexive sur l'implication de l'auteur sujet dans le "sujet" analysé.
Ce texte émane d’un universitaire improbable écrivant du sein de ce double ensemble, l’Ouest intérieur retrouvé de la contre-révolution et  Université de Nantes où précisément la souveraineté  populaire le vive la nation du printemps 1789, le primat de Loi sur les privilèges opaques, les unanimités locales de réseaux tout puissants, la diversité des sources culturelles légitimes, ne sont plus vraiment à l'ordre du jour. Les politiques d’épuration et d’exclusion dans au moins deux départements (Psychologie et sociologie) en sont des manifestations désormais passées au domaine public.

En savent cruellement quelque chose par exemple les enseignants chercheurs d'un laboratoire qui a du devenir associatif  pour maintenir son existence et la liberté d’expression de ses membres et dont l'objet reste précisément la connaissance des milieux populaires et que l'on veut dans tous les sens possibles du terme, (qu’ils ont tous éprouvés depuis trois ans), éliminer comme école de pensée et pour certains d'entre eux comme professeurs, interdits de direction et d'enseignement au niveau des thèses, dont l’une vient d’être « blâmée » par les instances disciplinaires, cette  justice entre soi. Mais c'est à tous les niveaux et pas seulement dans nos régions oui-ouistes que populaire et peuple sont devenus l'interdit absolu des sciences sociales établies !

______________________________________


Note de 2008 sur Retour des peuples I, Réflexion de premier moment sur le Non français au referendum....revu et corrigé et complété, en novembre et décembre 2008.Seuls des éclaircissements théoriques sur l'image, et des précisions documentaires et historiques ont été ajoutés au texte de 2005. L'interprétation livrée à chaud en 2005 reste intacte ainsi que les données numériques, elle garde les traces d'une émotion de citoyen appliquée à différents registres de réalités. Loin de nous l'idée de la dénier. Science sociale sans conscience de soi n'est qu'une imposture positiviste (pages roses d'un Larousse de 2084). Le seul complément théorique significatif est l'ajout du "commun" dans l'approche du "populaire". Cette triple entrée complexe d'un peuple et d'un populaire à jamais insaisissable et protéiforme tout en étant irréductible, signifie  dans les travaux élaborés au sein du Lestamp, un refus de s'enfermer dans à la fois l'antinomie, le faux binaire, et la qualification anachronique et stratifiante, du couple d'un millénaire brouillage des sciences sociales enfermées et écartelées entre Populus plebs, L'alibi de ses confusions latentes alimente aussi une post-sociologies méprisantes du haut et du bas, récemment affublées d'un complément misérabiliste, le fragile, par un binôme de mandarins pratiquant la mixité sans doute pour se couvrir du ridicule (voir sur le Web, Haut, Bas, Fragile...

________________________________________________

« Il n’y a pas, il ne peut y avoir une civilisation mondiale au sens absolu que l’on donne souvent à ce terme, puisque la civilisation implique la coexistence de cultures offrant entre elles le maximum de diversité, et consiste même en cette coexistence »

Cl. Lévi-Strauss, Anthropologie structurale II p. 417


 

Anne Réault Homme-drapeau aux couleurs qui fuient 2 Homme au drapeau dans un brouillard Anne Réault



2.
Retour des peuples - hiver 2008-9

Cliquer sur

J Réault

Jacky Réault 2015

Peuple politique peuple social peuple sociétal (du commun)

Un essai de définition des trois strates de' la nébuleuse populaire et d'un concept complexe de peuple.

 

ANNEXE insérée le 27 février 2011.

Ce document osant nommer "l'impuissance et la lâcheté de l'Union européenne" concernant notamment les chrétiens d'orient, nous paraît d'une importance capitale quoiqu'il n'émane pas de la hiérarchie de l'Eglise de France ou de simples fidèles mais d'hommes politiques relayés par le quasi officiel "France catholique".

 Les catholiques, certes bien affaiblis s'aperçoivent-ils, même s'il est trop tard peut-être, qu'après avoir été les principaux initiateurs d'un appareil d'Etat dit "européen" dès le traité de Rome, et toujours plus depuis séparé des peuples, ils sont comme les peuples, les nations, les citoyens de républiques qu'ils ont ainsi contribué à désouverainiser, les personnae nullae d'une machinerie financière culturellement réduite à la chosification nihiliste des êtres humains réductibles à une espèce biologique  c'est à dire pré ou a-symbolique et donc offerte aux manipulations sans limites (A Supiot) d'une techno-science financiarisée, comme anthropologiquement (avec le déni des sexes et de l'humanisation progressive de l'embryon), à la "débandade de la raison"

 Il est évident que l'éventuelle prise de conscience plus large d'une telle réalité dans les différentes sphères de la nébuleuse catholique d'Eglise (bien affaiblie)  et/ou de culture (toujours largement majoritaire), - qui supposerait un engagement conséquent des hommes politiques de cette pétition d'un jour-,  aurait des effets politiques pertinents d'une grande portée. On s'efforcera de  les mesurer ( avec les moyens que nous avons mis en œuvre dans notre article "Nicolas et Ségolène 2007..."- sur ce site) lors des prochaines échéances électorales entraînant peut-être de nouvelles contradictions. Cette interrogation ne signifie pas que nous nous illusionnons sur l'enjeu réel de ces liturgies si neutralisées au sein d'une "démocratie" toujours plus désubstantialisée par la mondialisation - Guy Bois- et l'effet de levier supplémentaire qu'y apporte le consensus européiste des deux partis "de gouvernement"  majoritaires de l'ex gauche et de la quasi droite.

_______________ Document emprunté à

France CATHOLIQUE dont, sans évidemment partager toutes les positions  nous lisons avec profit depuis longtemps la liste de diffusion notamment pour leur courageuse résistance à l'euthanasie rampante qui serait, sous prétexte de dolorisme humaniste syncrétique, le triomphe tardif de la déshumanisation hitlérienne du monde.

Jacky Réault 27 février 2011

  Début du Document

L’Europe et les libertés religieuses : Dominique SOUCHET dénonce l’impuissance et la lâcheté de l’Union européenne

mardi 1er février 2011

 

Dominique SOUCHET, député de la Vendée et initiateur de l’appel des parlementaires en faveur des chrétiens d’Orient, se dit profondément choqué par la décision prise hier par l’Union européenne de ne pas condamner les atteintes à la liberté religieuse au Moyen-Orient.

Alors que la France, la Hongrie, l’Italie et la Pologne avaient insisté pour que les 27 adoptent une déclaration sur les persécutions antichrétiennes, notamment en Egypte et en Irak, l’Union européenne a préféré se réfugier dans la neutralité en ne mentionnant aucune communauté spécifique ni aucun pays en particulier.

Ce silence de l’Union européenne, qui constitue un aveu d’impuissance et de lâcheté, ne peut qu’encourager ceux qui cherchent à déstabiliser les communautés chrétiennes du Moyen-Orient à poursuivre leurs intimidations et leurs attentats.

La diplomatie ne consiste pas à refuser de nommer les réalités, mais à les affronter avec courage et intelligence.

Devant la carence de l’Union européenne, Dominique SOUCHET et les 230 parlementaires français qui ont désormais rejoint son appel lancé il y a quelques semaines, invitent le Président de la République et le Ministre des Affaires étrangères à se tourner de manière privilégiée vers les Nations Unies.

Il appartient désormais au Conseil de sécurité de rappeler solennellement aux Etats que la protection de leurs minorités religieuses et l’un de leurs tous premiers devoirs.

Dominique SOUCHET

Député du Mouvement Pour la France

Membre de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale Conseiller des affaires étrangères


La France doit porter la voix des chrétiens d’Orient

par Dominique Souchet,

député de la Vendée, conseiller des affaires étrangères

Le cri d’alarme des chrétiens d’Orient n’a jamais été aussi fort. Les persécutions et les attentats dont ils sont victimes les poussent plus que jamais à l’exode. Le risque de disparition des communautés chrétiennes du Moyen Orient est donc réel. Nous ne pouvons rester inertes ni indifférents devant une telle perspective. Nous devons agir, à la fois à très court terme et pour assurer dans la durée la sécurité des chrétiens d’Orient.

L’horrible attentat de masse d’Alexandrie est venu illustrer dramatiquement les craintes que nous exprimions juste avant Noël. Cet attentat confirme que nous sommes en présence d’une stratégie délibérée qui vise à déstabiliser les communautés chrétiennes du Moyen-Orient, ainsi que les Etats dont elles constituent la composante originelle. Face à ce mouvement de fond, la France doit rappeler fermement que la vocation d’un Etat est de protéger la vie de l’ensemble de ses citoyens et d’assurer la sécurité de toutes les composantes de sa population.

Pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, nous demandons au ministre des Affaires étrangères d’intervenir auprès des autorités des pays du Moyen Orient concernés, pour leur demander de prendre des mesures de sécurité toutes particulières autour des lieux fréquentés par les chrétiens, spécialement à l’occasion des fêtes religieuses.

Nous rappelons qu’il est dans la tradition diplomatique de la France de porter la voix des chrétiens d’Orient. La France, en raison de sa politique étrangère équilibrée, dispose d’une grande crédibilité dans cette région du monde et elle peut jouer un rôle majeur en faveur de la protection des minorités chrétiennes d’Orient. Elle peut et doit peser de toute son influence pour demander aux pays concernés d’être les garants du libre exercice du culte sur leur territoire et les protecteurs, face au sectarisme fanatique, des minorités religieuses menacées de disparition. En Irak, elle doit user vis-à-vis des autorités de la capacité d’influence que lui confère l’aide apportée à la formation des forces de sécurité.

Depuis 2007, la France a accueilli 1.300 chrétiens qui ont fui l’Irak. Cet accueil est nécessaire et il honore notre pays. Mais il est sans effet sur le processus d’épuration qui vise aujourd’hui les chrétiens d’Orient. Si rien n’est fait pour garantir sur place leur sécurité, leur exode risque de s’accélérer de manière dramatique.

Nous savons que le contexte politique et culturel de la région rend difficiles des solutions immédiates. Mais nous demandons au gouvernement, au-delà des mesures d’urgence que nous préconisons, d’agir avec détermination et fermeté auprès des instances internationales pour faire de la protection des minorités religieuses une priorité.

La France doit user de son influence pour que les pays dont la législation est inspirée de la charia reconnaissent le droit de chaque personne humaine à exercer sa liberté de conscience. Notre pays, qui s’est toujours donné pour mission la défense des droits fondamentaux, ne peut plus rester sourd devant les intimidations, les conversions forcées, les appels au meurtre, les enlèvements et les attentats qui rythment chaque jour la vie des chrétiens dans un nombre croissant de pays. Il est important, enfin, que notre pays, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, prenne l’initiative d’un projet de résolution qui aille au-delà de la déclaration un peu pâle qui a été adoptée après l’attentat de la Toussaint à Bagdad, même s’il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Il est essentiel que le Conseil de sécurité réaffirme solennellement le droit de toutes les minorités à pratiquer librement et en sécurité leur religion. Les chrétiens d’Orient doivent se voir reconnaître le droit de vivre en paix sur la terre où ils sont présents depuis les premiers siècles. Ils ne doivent plus être forcés de choisir entre la conversion, la mort ou l’exil.

Dans une région aussi sensible que le Proche et le Moyen Orient, personne n’a intérêt à voir disparaître les minorités religieuses, car elles sont des éléments irremplaçables d’équilibre social et des vecteurs de paix permanents. Œuvrer pour le maintien de leur présence, c’est œuvrer pour la paix. Notre diplomatie doit donc s’engager résolument en faveur de ce combat pour la liberté de conscience. En agissant ainsi, elle œuvrera efficacement en faveur de la paix dans tout le Moyen-Orient. A l’inverse, l’absence de réaction diplomatique suffisamment forte de la part de la France, serait immanquablement interprétée comme un encouragement au départ par des communautés qui sont aujourd’hui menacées d’élimination.

Sont signataires de cet appel au 1er février 2011


Consulter Le site France Catholique. (note de l’éditeur de www.sociologie-cultures.com )

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1 Message

·         L’Europe et les libertés religieuses : Dominique SOUCHET dénonce l’impuissance et la lâcheté de l’Union européenne

1er février 20:12, par BRUN Daniel

Honte à la Commission Européenne. Honte aux représentants des Etats qui n’ont pas voulu faire cette démarche. En outre, dans ces conditions, on se demande à quoi sert le service diplomatique (Mme Ashton, etc.), dont elle s’est dotée à grand frais , et qui démontre sa totale inutilité. Lamentable. On avait déjà eu le coup de l’agenda. L’Europe est un ectoplasme.

Fin du document France Catholique que nous remercions de cet emprunt non sollicité mais référencé et respectueux.

 

 

Evenements

Colloque (Appel à communiquer)

 

Nantes

Le 8° Eté du Lestamp

 

La normalité

-Vous avez dit normal ?

-Comme c'est normal !

 

se déroulera les 27, 28, 29 juin 2013

Un slogan au journal de TF1 fait de normal le mot élu de l’année 2012 sur les scènes mêmes qui l’en avaient banni. Si la vie normale est l’aspiration de ceux qu’elle fuit, l’idée d’une normalité des actes, idéaux, désirs est étrangère au discours admis, une faute de goût. Que signifie ce décalage, par quelles idéologies l’anormalité se fait norme, la conformité, normalité ?

Que disent encore, la sociologie hantée par les valeurs et l’évaluation, du tranchant statistique pour dire l’anormal et le normal, sinon la crise, l’ethnologie si la normalité de l’autre mue en relativisme mondain, les dites sciences du relativisme absolu du « construit social » courant à la normalisation d’Etat en tout « genre » ? A l’abrupt de la normalité s’éprouvent, l’aporie du no limit en lien aux oligarchies séparées du commun, la tyrannie d’un empire du bien fin de l’histoire en la mondialisation.

La normalité, la normativité, la norme, l'anormalité,  l'anomie, la crise, la pathologie... des clés généralistes pour les social scientists, philosophes, juristes que cet appel mène à Nantes 27, 28 29 juin 2013 ?

Pour des interventions de vingt à vingt cinq minutes, débat non compris, les propositions en moins de mille signes seront à adresser avant le 7 juin, à joelle.deniot@wanadoo.fr

et jacky.reault@wanadoo.fr

  pour réponse avant le 3 juin 2013.

Consultez l'appel à communiquer  

 

Evenements

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Juin 2011, Dix ans après les Twins towers deux icones vivantes des sociétés de la mondialisation engendrées par la même scène encore centrale, New-York, re problématisent les élections présidentielles françaises de 2012.

Une planète entière prise en otage d'une imposition médiatique obscènessionnelle de l'icône héroïsée d'une hyperbourgeoisie mondialisante, dont l'ombre semble pétrifier les post-hommes politiques et intellectuels  français, alors que leurs homologues américains dont ils aiment tant se gausser, se montrent beaucoup plus - finalement- libres. (Le Monde 11 juillet 2011) ( Les développement de ces remarques faites à chaud depuis mai 2011 ont été transférés sur le fichier autonomisé à cliquer sur la colonne gauche de l'index (d'ici cliquer sur l'entête): New-York 2011 l'autre pays du mensonge déconcertant ?)

 

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 Eros et Liberté, Trois essais de sociologie et d'histoire.

Paris Le Manuscrit 2014 avec J Deniot...

Cliquer sur les images J. Deniot, A Mouchtouris, J Réault Eros et Liberté. Paris  Le Man2014

 

Jacky Réault De Poulantzas à Castoriadis, Itinéraire sociologique à Nantes

J. R., A Nantes à l'Université de 1968 à 2008

De Nicos Poulantzsas à Cornelius Castoriadis,

deux ponctuations grecques grecques

d'un itinéraire sociologique en France à Nantes (1968-2009).

 in A Mouchtouris, P Christias, Actualité de la pensée grecque.Paris Le Manuscrit 2014

Eté du Lestamp Et Dieu... 15 au 17 sept 2015

 

 

 10° ETE DU LESTAMP

 

 30 JUIN 1° JUILET 2 Juillet a nantes

 

LE MAL

 

Aux LIMITEs des sciences sociales

__________

 

10ieme.ete.du.lestamp.2016.le.mal.

Pour soumettre un projet de com.: joelle.deniot@wanadoo.fr

et jacky.reault@wanadoo.fr

 

Entrée libre 

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